Jésus est-Il passé par la mort spirituelle ?

Article de Henri Viaud-Murat.

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

L’apôtre Jean attache une importance extrême au fait de marcher dans la vérité. « Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité » (3 Jean 4). En effet, Jésus-Christ est la Vérité, et la Bible, la Parole de Dieu, est la Vérité.

Les Chrétiens doivent veiller à la pureté de la doctrine qu’ils reçoivent dans leur cœur. Ils doivent tout particulièrement veiller à la pureté de la doctrine de Christ, c’est-à-dire tout ce qui concerne la personne et l’œuvre de Jésus-Christ.

Le but de cet article est de dénoncer une hérésie assez répandue dans l’Eglise, selon laquelle Jésus-Christ, sur la croix, ne serait pas seulement passé par la mort physique, mais également par une « mort spirituelle. » En d’autres termes, Il se serait complètement identifié à la nature pécheresse des hommes perdus, au point de devenir « péché » à leur place, et d’être complètement coupé du Père, c’est-à-dire de connaître l’état de « mort spirituelle » qui est la condition du pécheur.

Certains propagateurs de cette hérésie vont même jusqu’à enseigner que puisque Jésus est devenu pécheur à la place des pécheurs, Il est donc allé expier le péché de l’humanité en Enfer pendant les trois jours précédant Sa résurrection ! Le Seigneur, afin de S’identifier parfaitement aux pécheurs, aurait connu (du moins temporairement) leur état de perdition. Il aurait atrocement souffert pendant trois jours, avant de « naître de nouveau » spirituellement, et de ressusciter physiquement.

Cette hérésie est beaucoup plus répandue qu’on pourrait le penser, et elle peut adopter diverses formes. Certains enseignent que Jésus aurait été complètement identifié à l’humanité pécheresse, et coupé spirituellement du Père, pendant les « trois heures sombres » de la Croix. D’autres étendent cette période de « mort spirituelle » aux trois jours écoulés entre la mort et la résurrection de Jésus.

Les principaux enseignants de cette hérésie sont actuellement Kenneth Hagin et Kenneth Copeland. Mais bien d’autres l’ont enseignée ou l’enseignent, partiellement ou en totalité.

Dans tous les cas, Jésus aurait été « coupé spirituellement du Père » par Son identification avec la condition pécheresse de l’humanité.

Cette hérésie, dans sa définition la plus complète, insiste sur les points suivants, qu’elle considère comme de « profondes révélations » :

  • Jésus aurait été fait péché sur la Croix. Le péché de l’humanité serait non seulement venu sur Lui, mais aurait pénétré dans tout Son être, pour qu’Il soit fait péché à la place des pécheurs. Il Se serait donc complètement identifié au pécheur, afin de pouvoir le sauver complètement.
  • Il aurait été abandonné par le Père. Le fait qu’Il soit devenu péché L’aurait « coupé » spirituellement du Père, et Il aurait donc connu la mort spirituelle, qui est l’état spirituel du pécheur coupé de Dieu. Jésus aurait donc connu deux morts : une mort spirituelle, et une mort physique.
  • Après Sa mort physique sur la croix, Il serait descendu en Enfer pour expier le péché de l’humanité pendant trois jours et trois nuits.
  • À la fin des trois jours, Il aurait été « justifié en Esprit, » c’est-à-dire qu’Il aurait connu une nouvelle naissance spirituelle. C’est alors qu’Il aurait triomphé de Satan, et qu’Il serait devenu le « premier-né d’entre les morts. »
  • Etant « né de nouveau » en Esprit, Jésus put ensuite passer par la résurrection physique.

Ceux qui enseignent tout ou partie de cette hérésie ne se rendent pas compte de l’énormité de leur séduction. Ils tordent la doctrine de Christ pour faire du Fils de Dieu un « pécheur par identification, » un être souillé par le péché de l’humanité, uni pendant trois jours avec la nature même de Satan. Le sang éternellement pur et sans tache du Seigneur Jésus serait devenu impur, au moment où Il aurait été « fait péché » pour nous !

Le point central des enseignements de toute secte chrétienne concerne toujours la personne et l’œuvre de Jésus : soit on nie la réalité de Son incarnation dans la chair, soit on tord la réalité de l’œuvre qu’Il a accomplie à la Croix, soit on refuse de considérer comme suffisante l’expiation du péché accomplie par l’effusion de Son sang précieux.

En effet, ceux qui enseignent la mort spirituelle de Jésus considèrent que l’expiation des péchés n’a pas été accomplie par Jésus sur la Croix, par le sang qu’Il a versé, mais par l’expiation qu’Il aurait accomplie en Enfer pendant trois jours. Ils font du Seigneur Jésus une victime impure, étant donné qu’Il serait devenu péché, donc souillure, sur la Croix. Alors que la Bible enseigne clairement qu’Il S’est offert comme une victime pure et sans tache.

Si Jésus était devenu littéralement « péché » sur la Croix, en S’identifiant totalement à la nature des pécheurs perdus, Il n’aurait pas été une victime acceptable par le Père.

En outre, si Jésus était devenu réellement péché à la place des pécheurs, et s’Il était descendu en Enfer pour y expier le péché de l’humanité, Il aurait normalement fallu qu’un autre meure pour Lui pour Le sortir de cette condition de péché, ce qui est absurde.

Si Dieu le Père avait pu faire sortir Jésus de l’Enfer après trois jours, c’est que Jésus ne Se serait pas complètement identifié avec le pécheur. Car le pécheur en Enfer doit y rester pour l’éternité. Jésus aurait donc dû rester en Enfer pour l’éternité. Les pécheurs condamnés à l’Enfer, pour avoir refusé le salut en Jésus-Christ, pourraient donc accuser Dieu d’être injuste. Car Il aurait réservé à Jésus un sort plus avantageux que le leur, en Le faisant sortir de l’Enfer après trois jours de souffrances « seulement. »

Certains lecteurs du présent article peuvent se dire : « Mais pourquoi faire tant de problèmes à propos de cette question ? Que Jésus soit mort spirituellement ou pas sur la Croix, cela n’est pas si important ! L’important, c’est qu’Il soit mort pour nous ! » Il s’agit pourtant d’un problème capital, au cœur de la doctrine de Christ. Notre salut éternel dépend même de ce que nous croyons quant à l’expiation de nos péchés par la foi en Jésus-Christ, et en la valeur de Son sang.

En effet, dire que Jésus est devenu péché pour expier le péché de l’humanité, et qu’Il a été coupé spirituellement du Père, au moment où Il aurait connu la « mort spirituelle » à la place des pécheurs, revient tout simplement à nier la divinité éternelle du Seigneur Jésus. Dieu le Fils ne peut jamais être « coupé spirituellement » du Père et du Saint-Esprit, même pour trois jours ou trois heures ! Si cela avait été possible, cela aurait été la preuve que Jésus n’est pas Dieu. Dieu ne peut jamais mourir spirituellement ! Si l’on enseigne que Jésus-Christ est passé par la mort spirituelle, on enseigne que Jésus n’est pas Dieu. On annonce un autre Jésus et un autre Evangile. On met en péril son propre salut et le salut de ceux qui acceptent cette hérésie.

Il est donc vital de comprendre l’importance de la doctrine de Christ. C’est pourquoi l’apôtre Jean a dit : « Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antéchrist. Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2 Jean 7-11).

Il s’agit donc d’une hérésie de la plus extrême gravité, qui nécessite une réfutation complète et détaillée. Car ceux qui croient en cette hérésie, et qui persévèrent dans cette croyance, risquent de découvrir, mais trop tard, que cette doctrine les a privés de l’efficacité du sang de Jésus-Christ.

La Bible est claire : un pécheur ne peut racheter un autre pécheur. Si Jésus était devenu pécheur à la place des pécheurs, Il aurait perdu toute qualification pour nous racheter ! Un pécheur ne peut être racheté que par Celui qui est sans péché, et qui est resté sans péché pendant toute l’œuvre de rédemption, Jésus-Christ. Il a été le substitut du pécheur, subissant le châtiment du péché à la place de ceux qui auraient dû le subir. Il est clair que Jésus n’aurait pas pu le faire, s’Il avait été complètement identifié au péché, comme l’enseignent les partisans de cette hérésie.

Ce qui constitue une hérésie par rapport à la doctrine de Christ.

L’hérésie est constituée par tout enseignement ou toute doctrine, concernant la personne et l’œuvre de Jésus-Christ, qui s’écarte de l’enseignement de la Parole de Dieu.

Il s’agit d’une offense si grave que l’apôtre Jean nous commande d’éviter ceux qui ne nous apportent pas la doctrine de Christ, car ce sont des séducteurs animés de l’esprit de l’antichrist (2 Jean 7-11). Le simple fait de les saluer nous fait participer à leurs mauvaises œuvres ! Combien, aujourd’hui, nous accuseraient de manquer d’amour s’ils nous voyaient agir ainsi ! Et c’est pourtant le disciple de l’amour, Jean, qui nous le commande !

La « doctrine de Christ » comprend tout ce que la Bible enseigne sur la personne et l’œuvre de Christ, » que ce soit dans l’Ancien ou dans le Nouveau Testament. Cela concerne donc toutes les prophéties de l’Ancien Testament concernant le Messie, et tout ce que le Nouveau Testament enseigne sur Jésus-Christ, en particulier : Son incarnation dans la chair, Sa naissance miraculeuse de la vierge Marie, sans aucune intervention humaine, Sa vie sans péché, Sa parfaite humanité dans un corps semblable au péché, mais sans péché, Sa parfaite divinité, l’expiation qu’Il a accomplie à la Croix en étant notre substitut et en versant Son sang précieux et pur, Sa résurrection, Son ascension, Son retour pour enlever Son Epouse, l’Eglise, Son règne millénaire sur la terre, pour rétablir le trône de David à Jérusalem, et Son règne éternel dans la Nouvelle Jérusalem, la nouvelle terre et le nouveau ciel.

L’hérésie de la mort spirituelle de Jésus pervertit grossièrement la doctrine de Christ, en faisant de Jésus un pécheur par identification au péché de l’humanité, et en niant que l’expiation ait été parfaitement accomplie sur la croix, quand Jésus a versé Son sang et connu la mort physique.

Ceux qui enseignent ces fausses doctrines ont adopté la démarche classique de ceux qui sont engagés dans une déviation par rapport à la vérité. Au lieu de partir de la Parole de Dieu, ils partent de leur « révélation, » puis utilisent la Bible en présentant divers passages plus ou moins clairs pour prouver leurs doctrines.

Cependant, malgré les multiples avertissements de la Bible concernant la nécessité de veiller à la pureté de la doctrine, beaucoup de faux docteurs et de faux prophètes se sont glissés dans l’Eglise, et beaucoup s’écartent de la foi et de la vérité pour les suivre !

Jésus a-t-Il vaincu Satan en Enfer, ou sur la Croix ?

Les partisans de la mort spirituelle de Jésus enseignent que Jésus a vaincu Satan en Enfer, après avoir souffert pendant trois jours. C’est là que Jésus aurait « arraché à Satan » les clefs de la mort et du séjour des morts » (Apocalypse 1:18).

Que dit la Bible ? L’épître aux Colossiens est claire : « Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ; Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Colossiens 2:14-15).

L’œuvre de la rédemption a donc été parfaitement achevée à la Croix ! Il est donc important de comprendre tout ce que la Bible déclare sur ce que le Seigneur Jésus a accompli sur la Croix.

Jésus a-t-Il été réellement « fait péché » sur la Croix ?

Les partisans de cette hérésie mettent en avant ce verset de la deuxième épître aux Corinthiens : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Cor. 5:21).

Si Jésus était littéralement devenu péché sur la Croix, cela aurait violé tous les enseignements de l’Ancien Testament concernant les victimes et les sacrifices qui devaient être offerts sur l’autel du Temple. Voici par exemple ce qui est écrit :

« Si c’est le sacrificateur ayant reçu l’onction qui a péché et a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l’Eternel, pour le péché qu’il a commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice d’expiation » (Lévitique 4:3).

« Si c’est quelqu’un du peuple qui a péché involontairement, en faisant contre l’un des commandements de l’Eternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable, et qu’il vienne à découvrir le péché qu’il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu’il a commis » (Lévitique 4:27-28).

« Tu parleras aux enfants d’Israël, et tu diras : Prenez un bouc, pour le sacrifice d’expiation, un veau et un agneau, âgés d’un an et sans défaut, pour l’holocauste » (Lévitique 9:3).

« S’il a quelque défaut, s’il est boiteux ou aveugle, ou s’il a quelque autre difformité, tu ne l’offriras point en sacrifice à l’Eternel, ton Dieu » (Deut. 15:21).

La victime devait être sans défaut. Mais elle restait une victime très sainte, même après avoir été offerte en sacrifice pour le péché. Le Livre du Lévitique, en particulier, est très clair à ce sujet :

« Parle à Aaron et à ses fils, et dis : Voici la loi du sacrifice d’expiation. C’est dans le lieu où l’on égorge l’holocauste que sera égorgée devant l’Eternel la victime pour le sacrifice d’expiation : c’est une chose très sainte. Le sacrificateur qui offrira la victime expiatoire la mangera ; elle sera mangée dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d’assignation. Quiconque en touchera la chair sera sanctifié. S’il en rejaillit du sang sur un vêtement, la place sur laquelle il aura rejailli sera lavée dans un lieu saint. Le vase de terre dans lequel elle aura cuit sera brisé ; si c’est dans un vase d’airain qu’elle a cuit, il sera nettoyé et lavé dans l’eau. Tout mâle parmi les sacrificateurs en mangera : c’est une chose très sainte » (Lévitique 6:25-29).

Le fait d’enseigner que Jésus, en tant que victime expiatoire, a été fait littéralement péché, donc a été souillé par le péché qu’Il expiait par Son sacrifice, est donc en totale contradiction avec tout l’enseignement de l’Ancien Testament concernant les sacrifices : ceux-ci restaient saints. Le fait de sacrifier un animal pour le péché ne rendait pas cet animal impur. Bien au contraire, il sanctifiait tous ceux qui le touchaient ! Jésus est donc resté Très Saint aux yeux du Père, pendant tout le temps où Il souffrait sur la Croix, et jusqu’à Sa mort et Sa résurrection.

Il faut en finir avec ces enseignements qui nous présentent Dieu le Père « Se détournant avec dégoût » de Jésus mourant en Croix, et L’abandonnant complètement, sous le prétexte que Son Fils serait devenu « péché, » ou une « chose impure » ! Ces enseignements sont une offense envers Dieu, qui n’a jamais cessé de considérer Son Fils comme parfaitement Saint, dans tous les instants de Sa vie et de Sa mort.

Il faut aussi savoir qu’en hébreu comme en grec, un même terme est employé pour désigner à la fois le « péché » et le « sacrifice pour le péché » (« chatta’t » en hébreu, et « amartia » en grec). Le verset de 2 Corinthiens 5:21 aurait donc parfaitement pu être traduit de la manière suivante : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir sacrifice pour le péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (NdE : La Bible version « La Colombe le confirme dans une note).

Ceci peut être confirmé par ce que Paul écrit dans la première épître aux Corinthiens : « Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption » (1 Cor. 1:30). Jésus n’a pas été fait « péché » pour nous, mais « justice et sanctification. »

Dans Hébreux 10:6, le même mot « amartia » est clairement traduit par « sacrifice pour le péché. »

Dans le Livre du Lévitique, le mot « chatta’t » est utilisé indifféremment pour désigner le « péché, » à plusieurs occasions, et plus de 50 fois pour désigner le « sacrifice pour le péché. » Il en est de même pour le terme « offense, » qui peut aussi être traduit par « sacrifice pour l’offense. »

Il est écrit dans l’épître aux Galates : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Galates 3:13). Cela ne signifie pas que Christ a été littéralement maudit parce qu’Il est devenu péché, comme l’enseignent les partisans de l’hérésie de la mort spirituelle de Jésus. Cela signifie qu’Il a subi la mort à notre place, car la mort était la malédiction subie à cause de la transgression de la Loi (Deut. 28).

La victime offerte en sacrifice pour le péché n’était donc pas quelque chose d’impur en soi, mais c’était une victime sans défaut, qui restait parfaitement pure tout au long du sacrifice accompli pour le péché.

Jésus ne s’est pas identifié au pécheur. Il est notre substitut.

Ceux qui enseignent l’hérésie de la mort spirituelle de Jésus prétendent que Jésus a dû S’identifier complètement aux pécheurs, afin de pouvoir pleinement les sauver. Ils ont remplacé la doctrine de la substitution par celle de l’identification. Jésus n’avait pas besoin de S’identifier en tous points avec les pécheurs pour les racheter. Car cela aurait signifié qu’Il aurait dû devenir pécheur par identification, pour pouvoir être condamné à la place des pécheurs. Mais Il S’est offert en sacrifice pour être le Substitut des pécheurs.

Le Seigneur Jésus n’a jamais participé au péché du genre humain, que ce soit par Sa naissance ou par Sa mort. Il a participé au sang et à la chair, mais à une chair semblable à celle du péché. Semblable ne signifie pas identique. S’Il a offert Son corps en sacrifice pour le péché, c’est que ce corps est resté pur jusqu’au bout.

« Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même » (Hébreux 7:26-27).

Les partisans de cette hérésie se servent aussi du passage de Nombres 21, où Moïse éleva un serpent d’airain, afin que tous ceux qui avaient été mordus par un serpent puissent être guéris en regardant au serpent d’airain. Ils prétendent que ce serpent d’airain représente Jésus identifié avec le péché et le pécheur, donc uni à la nature de Satan ! Toutefois, ce serpent d’airain ne représente pas le Seigneur Jésus, mais le péché du peuple, et le rappel de la nature du jugement divin (les serpents) rendu nécessaire pour juger ce péché. Dans Jean 3:14, Jésus fait allusion au serpent d’airain, mais pour indiquer de quelle manière Il devait mourir, en étant élevé sur une Croix. Il ne faisait pas référence à un prétendu changement de Sa nature sainte en nature de péché ! Le Seigneur confirme cela dans Jean 12: 32-33 : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. »

Nous pouvons comprendre de quelle manière les partisans d’une hérésie peuvent subtilement tordre le sens de la Parole de Dieu, pour lui faire dire le contraire de ce qu’elle dit !

Dieu le Père, parfaitement juste, ne pouvait attribuer le péché de l’humanité à Son Fils Jésus, en Le faisant devenir péché sur la Croix ! Il n’a attribué à Jésus que la condamnation du péché, c’est-à-dire la mort de la Croix. Le péché étant la désobéissance à la Parole de Dieu, et Jésus ayant toujours été parfaitement obéissant à Son Père, y compris sur la Croix, comment Dieu le Père aurait-Il pu décider d’identifier totalement Jésus avec les pécheurs, qui sont pécheurs par nature ? Le péché étant un acte de désobéissance personnelle, il n’était pas possible que Jésus devienne péché dans ce sens, car Il aurait été identifié à la nature désobéissante du pécheur, ce qui est impossible. Personne ne peut arbitrairement transformer quelqu’un en pécheur. Dieu le Père ne pouvait arbitrairement transformer Son Fils en pécheur, même par identification, ce qui aurait touché à la nature même de Son Fils, une nature divine éternellement pure et sainte.

Le péché de l’humanité a été imputé à Jésus, c’est-à-dire mis sur le compte personnel de Jésus. Mais cela n’a pas changé la nature du Seigneur. Cela a permis qu’Il subisse à notre place la condamnation qui nous revenait, pour que Sa justice nous soit imputée. Il s’agit d’une transaction légale, par laquelle le substitut reçoit le châtiment qui aurait dû revenir à celui qui le méritait. Seul Dieu peut être Juste et Saint par nature. Il nous fait bénéficier de Sa justice et de Sa sainteté, lorsque nous croyons en Jésus, notre substitut. C’est uniquement en ce sens que l’on peut affirmer que « Jésus S’est chargé de nos péchés. »

En Se chargeant de nos péchés, Il n’a pas été Lui-même contaminé ou souillé par ces péchés, mais Il a accepté de supporter la condamnation à mort qui revenait aux pécheurs. Jésus est resté parfaitement Juste et Saint sur la Croix.

Les partisans de cette hérésie invoquent aussi 1 Timothée 3:16, pour prouver que Jésus a dû être « justifié, » c’est-à-dire, selon leur interprétation, « rendu juste, » parce qu’il était passé par la « mort spirituelle. »

« Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : celui qui a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire » (1 Tim. 3:16).

Le verbe grec traduit ici par « justifié » ne signifie pas « rendre juste » quelqu’un qui ne l’était pas auparavant, mais déclarer juste quelqu’un qui l’est déjà. Dieu le Père a justifié Jésus en prouvant à tous qu’Il était Juste, et qu’Il n’avait jamais cessé de l’être. Sa justice a été attestée, prouvée et déclarée devant toute créature dans le ciel, sur la terre et sous la terre !

Il est écrit, dans Luc 7:29 : « Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean. » Cela ne peut en aucune façon signifier que Dieu a été rendu juste par ce que faisaient les publicains. Mais Il a été déclaré, ou prouvé juste, par la réponse de ceux qui écoutaient le message de Jean le Baptiste. Les pécheurs, en se repentant, ont démontré que Dieu était juste dans ce qu’Il affirmait, de même que Jésus a été déclaré juste par tout ce qu’Il a été, et par tout ce qu’Il a accompli.

Comment Jésus a-t-Il été abandonné par Son Père ?

Cette hérésie enseigne que Jésus, étant devenu péché sur la Croix, a été complètement rejeté et abandonné par Son Père, non seulement sur la Croix, mais pendant les trois jours où Jésus serait allé « expier » le péché en Enfer.

Ils se servent de ces paroles prononcées par Jésus sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46).

Il est évident que ces paroles de Jésus ne peuvent être comprises qu’en étant replacées dans le contexte de toute la Parole de Dieu. Elles ne peuvent donc signifier que Jésus ait été complètement abandonné par le Père, au point d’être spirituellement « coupé » de Lui. Elles signifient que Jésus a subi un abandon légal, par lequel le Père, ayant voulu que Son Fils S’offre comme victime expiatoire à la place des pécheurs, L’a abandonné pleinement à la mort de la Croix, sans intervenir pour Le secourir de cette mort affreuse. 

En effet, la mort de Jésus sur la Croix a été voulue par le Père dès avant la fondation du monde. Jésus est l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. C’est Dieu qui « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).

Il n’était pas possible que Dieu le Père abandonne complètement Jésus sur la Croix, au point d’être spirituellement séparé de Lui. La raison en est simple : Les trois Personnes de la Trinité, ou de la Tri-Unité, ne peuvent jamais être séparées dans leur essence, car Dieu est Un en trois Personnes. Il est impossible que l’une de ces trois Personnes soit séparée des autres, même temporairement. L’affirmer revient à prouver que l’on méconnaît la nature réelle de Dieu. Dieu ne peut pas être divisé dans Sa nature essentielle, au point que le Fils puisse devenir « péché, » alors que le Père et le Saint-Esprit auraient conservé leur sainteté ! Jésus Lui-même a affirmé que le Père était avec Lui : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8:29).

On ne peut que s’étonner du fait que les partisans de cette hérésie ne se rendent même pas compte de la grossièreté de leur erreur !

L’apôtre Paul affirme ceci : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses » (2 Cor. 5:19).

Dieu a réconcilié le monde avec Lui-même sur la Croix. Au moment où Jésus souffrait et mourait sur la Croix, Dieu le Père était en Lui, réconciliant le monde avec Lui-même ! Comment aurait-Il pu être séparé de Christ à cet instant suprême ? Quand Jésus a remis Son esprit entre les mains de Son Père, avant de mourir, Il savait qu’Il Se rendait au Paradis, et non en Enfer ! Ne l’affirme-t-Il pas au brigand sur la Croix ? « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23:43).

Les partisans de cette hérésie prétendent que la virgule n’existe pas dans le texte grec, et que l’on doit donc lire cette phrase de la manière suivante : « Je te le dis en vérité aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Cette interprétation n’a aucun sens, car, si elle était vraie, Jésus n’avait aucunement besoin d’ajouter « aujourd’hui » à « Je te le dis » !

Jésus est-Il mort une fois, ou deux fois ?

Dans leur désir de trouver des passages bibliques qui confirment leur hérésie, les partisans de la mort spirituelle de Jésus font appel à ce passage du Livre d’Esaïe : « On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche » (Esaïe 53:9).

La traduction littérale du texte hébreu est la suivante : « On a mis son sépulcre parmi les méchants, et ses morts avec le riche. » On s’est donc servi de ce passage pour affirmer que Jésus a subi deux morts, une mort spirituelle, et une mort physique.

En réalité, l’usage du pluriel est très commun dans le texte hébreu de l’Ancien Testament. Le pluriel est souvent utilisé en hébreu pour mettre l’accent sur l’importance d’un sujet, sur l’intensité d’un événement, sur la majesté, l’excellence ou la vertu d’une personne. Quand nous disons par exemple en français : « une bénédiction abondante, » l’hébreu dirait « bénédictions. » En outre, certains mots hébreux ne s’utilisent qu’au pluriel, jamais au singulier. C’est le cas des mots « ciel, » « eau, » ou « face. » Le mot « vie » est le plus souvent au pluriel. Le mot même traduit en français par « Dieu » est toujours au pluriel en hébreu : « Elohim. » Cela ne signifie certainement pas qu’il y ait trois Dieux ou une pluralité de Dieux ! Il n’y a qu’Un seul Dieu en trois Personnes, car Elohim (forme plurielle) est toujours employé avec un verbe au singulier.

Ainsi, l’usage du pluriel dans Esaïe 53:9 implique l’idée d’une mort violente dans des souffrances intenses, comme si la personne passait par plusieurs morts. La même expression est employée dans Ezéchiel 28:10, lorsque Dieu s’adresse au roi de Tyr : « Tu mourras de la mort (littéralement « des morts ») des incirconcis, par la main des étrangers. Car moi, j’ai parlé, dit le Seigneur, l’Eternel. » Manifestement, le roi de Tyr n’est pas mort deux fois !

Il est donc absolument exclu que Jésus soit mort spirituellement sur la Croix. C’est Sa mort physique qui nous a rachetés. Ceci est encore confirmé par de nombreux passages, comme les suivants :

« Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair » (Colossiens 1:21-22).

« Ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions » (Ephésiens 2:15).

« Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2:24).

« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair » (1 Pierre 3:18).

« C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes » (Hébreux 10:10).

De nombreux autres passages pourraient être cités, prouvant que Jésus a offert Son corps et Son sang pour le salut du monde, et non Son Esprit. Le corps et le sang de Christ suffisent pleinement pour l’expiation du péché du monde.

Jésus, étant né sans péché, ne pouvait même pas connaître une mort physique naturelle, comme tous les humains. Il était immortel. Mais Il a Lui-même accepté de donner volontairement Son corps à la mort. Pouvons-nous imaginer ce que représente, pour un être immortel, le fait de passer volontairement par la mort physique ?

La Bible dit : « Sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9:22). Il fallait que Jésus verse Son Sang précieux pour le salut du monde et la rémission des péchés, et qu’Il passa par la mort physique, pour connaître la résurrection, et devenir ainsi le « premier-né d’entre les morts. » Cette expression concerne la résurrection du Seigneur, et non sa prétendue « nouvelle naissance » en Enfer !

Il fallait que le Seigneur Jésus soit le premier en toutes choses. Il a ainsi été le premier à connaître la résurrection. Sa résurrection a été une résurrection physique. Tous ceux qui croient en Lui sont déjà ressuscités en Lui, et attendent la manifestation de cette résurrection, lors de l’enlèvement de l’Eglise. Jésus est le « Premier Né, » c’est-à-dire qu’Il dispose de la position dominante et du premier rang dans toute la création, étant Lui-même le Créateur de toutes choses.

Tout a donc été parfaitement accompli par le Seigneur Jésus sur la Croix, comme Il l’a Lui-même proclamé avant de mourir : « Tout est accompli ! » Il est mort physiquement pour l’expiation des péchés, et S’est rendu en Esprit au Paradis. Il S’est aussi rendu en Esprit dans le séjour des morts (Hadès en grec, Shéol en hébreu). Ce séjour des morts n’est pas l’Enfer (Géhenne, ou Etang de feu). Le Shéol, ou l’Hadès, était l’endroit où se trouvaient les esprits des hommes décédés. Une partie du Shéol était réservée aux impies, et une autre partie aux justes. Un grand abîme séparait ces deux parties.

L’apôtre Pierre a écrit, dans sa première épître : « Ayant été rendu vivant quant à l’Esprit, dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison » (versets 18 et 19). Cela signifie que Jésus, après Sa mort, est allé prêcher aux esprits en prison, non pas pour les évangéliser, mais pour leur annoncer Sa victoire et leur condamnation. Il est aussi allé annoncer Sa victoire aux justes qui étaient dans une autre partie du Shéol, et les emmener avec Lui au Paradis. Mais Jésus n’est jamais descendu en Enfer pour y expier notre péché. Il est retourné au Père, comme Il l’avait Lui-même annoncé à de nombreuses reprises.

En conclusion, cette hérésie de la « mort spirituelle » de Jésus est clairement l’un de ces « autres Evangiles » dont parle l’apôtre Paul : « Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien » (2 Cor 11:4).

Le même Paul est particulièrement sévère à l’encontre de ceux qui prêchent un autre Evangile : « Non pas qu’il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! » (Galates 1:7-8).

Il est donc vital, pour ceux qui prêchent cette hérésie, ou qui l’ont acceptée dans leur cœur, de s’en repentir devant le Seigneur et de l’abandonner. Le Seigneur, dans Sa miséricorde, effacera ce péché, restaurera le coupable, et lui accordera une pleine entrée dans Son merveilleux salut.

14 réponses vers «Jésus est-Il passé par la mort spirituelle ?»

  1. stef dit :

    Bonjour,
    Avec un frère, nous avons analysé votre pensée bibliquement, concernant votre enseignement sur ce point. Dieu nous a encore confirmé la véracite de votre enseignement (esaie 53 psaume 22). Ce que je déplore c’est encore une fois l’aproximation des traductions qui peuvent nous plonger dans ces erreurs. De plus en plus je relève cela dans la parole. ce n’est pas « accès au diable » c’est « une place au diable ». Ce n’est pas « renoncer a soi-même » mais « se renier soi-même » ce n’est pas « perdre sa vie » mais « perdre son âme ». Ce n’est pas « s’enivrer sans cesse de ses charmes » mais « de ses seins », comme ce que vous avez relevé « sacrifice pour le péché » au lieu de « s’est fait péché. Peut-être, comme vous le dites l’on pourrait croire que je cherche la petite bête, mais si on approfondit la chose spirituellement, on voit que le sens littéral est beaucoup plus profond et que l’on peut fonder des erreurs sur des mauvaises traductions. Nous aurions une question sur le scheol ou le hades. Nous pensions que le séjour des morts était l’endroit où reposaient, comme le riche, les perdus en attente du jugement, et que l’autre partie s’appelait le sein d’Abraham. Pouvez-vous nous donner plus d’explications ou nous renvoyer à l’un de vos enseignements ?
    merci
    Dieu vous conduise
    ensemble pour plus de sens

  2. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère,
    Merci pour vos commentaires. Je crois que votre interprétation, en ce qui concerne le scheol et le sein d’Abraham, est juste. Après la résurrection de Jésus, je crois aussi que le Seigneur est allé chercher tous ceux qui étaient en attente dans le sein d’Abraham, pour les transférer au Paradis avec Lui, commeIlle dit au brigand sur la croix. Mais ce n’est pas encore l’une des destinations finales, qui sont : la Jérusalem Céleste, le nouveau ciel, ou la nouvelle terre.
    Que Dieu vous garde et vous bénisse!

  3. Anne-Florence dit :

    Bonsoir frère Henri. J’ai reçu votre étude sur la mort spirituelle de Jésus, par le biais de la newsletter du site Source de vie: ce texte est percutant. Je me permets de le citer sur mon blog.
    Vous êtes déjà béni, que notre Seigneur Jésus Christ vous fortifie et fasse de vous l’homme qu’IL désire que vous soyez. bonne continuation!

  4. Eric.H dit :

    Cher frère,
    J’ai connu depuis longtemps cette théorie, qui est une vérité tordue, un subtil mensonge qui m’avait souvent plongé dans la confusion. Christ n’est absolument pas mort spirituellement,
    Cependant, j’aimerais savoir ceci. Lorsque l’on parle du vieil homme, on fait allusion à notre ancien esprit atteint du péché, qui est passe par la mort en Jésus (crucifié avec Lui), et qui est maintenant régénéré. Est-ce que cela veut dire que nous sommes passés par une mort spirituelle? Car si cet esprit a bien été mort, avait-il disparu, et alors il a dû être recréé ? Ou il a juste été changé en un instant ? (renouvelé).
    Car notre corps n’est pas passé par la nouvelle naissance, mais si il doit y passer, cela veut-il dire que le corps physique passera par la crucifixion avec Christ, ou que cela a déjà été acquis, et nous le verrons se manifester plus tard (selon 1 cor 15, verset 54) ?
    Je déteste, mais déteste avoir la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, mais, mon grand frère en Christ, j’ai constaté que bien souvent, la raison pour laquelle je ne comprends pas certains aspects du sujet, est dû aux termes qui ne sont pas expliqués simplement ! C’est l’une des raisons pour laquelle j’aime te lire, tu es compréhensible, et notre foi peut alors agir sur la Prédication de la foi, car nous recevons la bonne info. C’est un peu comme lorsque Paul dit que les langues ne peuvent pas édifier ceux qui ne les comprennent pas !
    Merci, je prie pour toi.

  5. Eric.H dit :

    J’ai compris, la Parole de Dieu interprète la Parole de Dieu. La Bible interprète vraiment la Bible !
    « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. (Jean 12:24) « Insensé ! Ce que tu sèmes ne reprend point vie, s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra ; c’est un simple grain, de blé peut-être, ou de quelque autre semence ; puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre. ( 1cor 15:35-38).
    En fait, cette mort est un changement de forme en Jésus, l’ancienne a disparu. Si elle demeure la même, rien ne change. L’ancienne plante a disparu (nous sommes devenus une meme plante dans la conformite a Sa mort), esprit, âme et corps, et ressuscités avec Lui !

  6. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère, Nous voulons souvent tout comprendre, et le Seigneur nous demande de croire ! Un jour, nous comprendrons tout! Notre esprit ancien passe par une mort et une résurrection instantanées à notre nouvelle naissance. Nous recevons une nature spirituelle entièrement nouvelle en Christ. Notre corps sera changé en un clin d’oeil au retour du Seigneur. Pour le moment, tout cela me suffit! Merci pour tes prières!

  7. a dit :

    Dieu est infini. C’est une parole qu’un frère m’a rappelée. On ne le comprendra jamais assez mais de mieux en mieux.
    L’apôtre Paul avait reçu des révélations qu’il ne lui était pas permis de partager. Malgré cela, il nous a laissé un enseignement très riche.

  8. Jean dit :

    Très excellente étude, qui nous éclaire à tout point de vue sur le sujet. C’est maintenant grave parce que partout dans les églises, c’est ce qui est prêché. Même à l’évangélisation, on dit aux païens que Jésus a été en Enfer pour eux pour qu’ils n’y soient plus. C’est vraiment difficile de remonter cette fausse doctrine. Que Dieu nous aide à le faire.
    Mais j’avais par ailleurs une question concernant l’abîme. Qu’est-ce que s’est exactement? Nous savons que Paul dit avoir passer un jour et une nuit dans ce lieu. Et aussi il dit dans Romain 10 : 7 : « ou: qui descendra dans l’abîme? c’est faire remonter Christ d’entre les morts… »
    A vous, Frère Henri, que Dieu vous assiste pleinement. Amen.

  9. Henri Viaud-Murat dit :

    Quand Paul parle de l’abîme, selon le contexte, il s’agit de l’un de ses naufrages. Il a dû rester un jour et une nuit à flotter sur la mer, comme l’indique le mot grec traduit par « abîme, » qui caractérise la « haute mer. » Quant à l’autre abîme de Romains 7 « abussos »), il s’agit d’un endroit apparemment situé dans les profondeurs de la terre, et qui serait le lieu d’habitation des démons et des morts sans Christ. Il faut rapprocher ce mot de ce qui est dit dans Philippiens 2 : 10 : « afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre. »

  10. Jean dit :

    Merci mon Frère.

  11. arthur dit :

    C’est assez terrible qu’une telle hérésie se soit propagée dans la colonne de vie. Certains prédicateurs font avaler ce poison aux brebis grâce à des méthodes subtiles liés à soit à leur charisme ou à leur intelligence (charnelle et diabolique). C’est pourquoi, chers frères et soeurs, ne nous laissons pas influencer par les duperies de la chair, qui sont là pour tenter de raviver l’orgueil. Laissons-nous dépendre du Seigneur Jésus-Christ, car, par Son Oeuvre à la croix, nous avons été sauvés de notre juste jugement, mais, en plus, nous recevrons la justice de Dieu et bien plus encore (guérison des maladies, renouvellement de l’âme, délivrances de démons, etc…)
    Merci à frère Henri, qui a été un vase pur et précieux, par qui la Verité de Dieu a été manifestée.
    Mais, au-dessus, à TOI JESUS, Seigneur des Cieux et de la Terre, du Monde visible et invisible, merci de nous avoir délivrés d’une déroute spirituelle. A Toi soit l’Honneur, l’Amour et la Gloire, aujourd’hui et à jamais.

  12. HENDERYCKX dit :

    Bonne nuit,
    Encore un élément qui me vient à l’esprit: après avoir dit à son Père, pourquoi m’as tu abandonné et avant d’expirer, il a dit, Père je remet mon esprit entre tes mains, preuve que son esprit était bien vivant et pur, sinon Dieu n’aurait pas accepté le retour de son âme, son corps est mort mais son âme rendue à Dieu.
    Je suis pas très adroit mais je pense que c’est une pierre au bon édifice.
    Les musulmans répugnent à la mort d »un juste, donc cela ne peut être que Judas sur la croix. Là, il n’y a aucun doute de l’esprit qui les habite, ses champions de la logique, qui va dire que la Bible est falsifiée.
    Yves

  13. Guy Patick dit :

    Bonsoir,

    Merci HENRI pour cette contribution, j’étais effectivement de ceux là qui pensaient que Le CHRIST avait porté nos péchés dans sa chair; c’est à dire que son corps a été chargé de nos péchés.
    J’ai besoin que tu nous aide à trouver une traduction de la bible qui serait proche du texte originel, je réalise que beaucoup d’hérésies sont dues à la difficulté à avoir une traduction fidèle,il est vrai que le SAINT ESPRIT est capable de tout nous révéler, mais une traduction fidèle nous eviterait d’etre hors de la vraie parole de JESUS
    Merci que Le Seigneur Jesus te bénisse.

  14. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère Guy P., Ce qui est vrai, c’est que le Seigneur Jésus S’est bien chargé de nos péchés, de nos iniquités, de nos maladies, de nos infirmités, et de la mort, dans Son corps sur le bois. Son Esprit n’a pas été touché par le péché, seulement Son corps, et c’est pour cela qu’Il a connu la mort physique. Quant aux traductions de la Bible, toutes ont leurs qualités et leurs défauts, les meilleures étant celles qui respectent les bons manuscrits grecs, comme la Bible Martin ou la Bible Osterwald, dont on a fait une version en français plus moderne. En général, plus une version est récente, et moins elle est fidèle. Le mieux est d’en avoir plusieurs, et de compter surtout sur l’aide du Saint-Esprit pouyr qu’Il nous conduise dans toute la Vérité. L’éditeur Esaïe 55 (http://www.esaie55.org/) publie les meilleures versions de la Bible Segond non révisée (Trinitarian Bible Society), ainsi que d’autres bonnes versions.

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