Article de Henri Viaud-Murat.
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Dans Romains 7 : 14, Paul écrit : “Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.” Comment faut-il comprendre cette déclaration, bien étrange de la part de l’apôtre, qui avait pourtant eu une claire révélation de la croix et de la marche par l’esprit ? Etait-il inéluctablement lié par la loi de péché qui était dans sa chair, comme dans la chair de tous les hommes ?
Comme toujours, les versets de la Parole de Dieu doivent être lus et compris dans leur contexte, et à la lumière de l’ensemble de la révélation divine. Sinon, nous risquons parfois de faire dire à ces versets le contraire de ce qu’ils veulent dire !
Voici ce que l’apôtre Paul écrit dans la deuxième moitié de ce chapitre 7 de l’épître aux Romains :
“Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort” (Romains 7 : 14-25 – 8 : 2).
L’ensemble de ce passage est lui-même inclus dans une série de trois chapitres fondamentaux, les chapitres 6, 7 et 8, qui forment un tout, et qu’il est nécessaire d’analyser ensemble, pour bien comprendre la signification réelle de cette déclaration de Paul.
Il faut comprendre que Paul était un homme comme tous les autres, au niveau de sa constitution. Comme nous tous, il avait un esprit, une âme et un corps. Même s’il a eu un ministère exceptionnel, voire unique, il a dû subir la loi du péché et de la mort, avant de comprendre comment en être libéré.
Si nous commentons ce passage verset par verset, voici ce qu’il nous révèle :
Dans ce texte, Paul parle en tant que Chrétien. Il ne décrit pas la situation qui était la sienne avant sa conversion, mais celle qui était la sienne après sa conversion. Un païen peut connaître une lutte entre sa conscience et les désirs mauvais de sa nature non régénérée, Mais, la plupart du temps, il résout ce conflit en endormant sa conscience, puisqu’il ne parvient pas à lui obéir, ni à contrôler ses désirs mauvais. En général, un pécheur n’a aucun mal à pécher !
Tandis qu’un Chrétien réellement né de nouveau n’est pas heureux quand il pèche. Il se rend bien compte qu’il y a un combat violent en lui, entre deux tendances opposées : l’une qui lui fait désirer faire la volonté de Dieu, et l’autre, qui le pousse à pécher. Au début de sa conversion, tout au moins, un Chrétien né de nouveau sait qu’il a reçu le pardon de ses péchés, mais il sait aussi qu’il n’a pas une victoire totale et complète sur le péché. Et, en général, on ne l’encourage pas beaucoup à croire que cette victoire soit pleinement possible sur cette terre.
Même le baptême dans le Saint-Esprit ne nous donne pas une pleine victoire sur le péché. Nous connaissons tous des Chrétiens baptisés du Saint-Esprit qui pèchent, et même qui finissent par rétrograder dans le monde.
Paul parle donc en tant que Chrétien. Paul venait de dire, juste avant le verset 14, que le don de la loi de Dieu avait permis de révéler la puissance de péché qui est cachée dans la chair de tous les hommes et de tous les Chrétiens. Il reconnaît la perfection de la loi de Dieu et de ses commandements, mais il reconnaît aussitôt qu’il est lui-même “charnel, vendu au péché.”
Nous devons ici nous poser la question suivante : Paul est-il resté toute sa vie dans cette situation d’homme “charnel, vendu au péché,” ou a-t-il fini par comprendre qu’il existait une solution divine pour ne plus être charnel et vendu au péché, et pour marcher par l’esprit ? Pour avoir la réponse à cette question, il faut aller la chercher ailleurs.
Il suffit de voir le témoignage que Paul a donné, tel qu’il est écrit dans le Livre des Actes des Apôtres, ainsi que dans toutes ses épîtres, pour constater clairement que Paul marchait en vainqueur, et qu’il avait reçu une révélation qui lui permettait d’avoir la victoire sur cette loi de péché et de mort.
Ensuite, dans le passage qui nous intéresse, il décrit en détail comment fonctionne cette loi de péché et de mort.
“Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi” (Romains 7 : 15-17).
Paul constate qu’il est poussé, d’une manière irrésistible, à faire ce qu’il hait, et à ne pas faire ce qu’il voudrait faire. Dans son cœur, il reconnaît que la loi de Dieu est bonne, et qu’il devrait lui obéir, comme il le désire. Mais il reconnaît aussi la présence en lui d’une autre puissance, qui le pousse à désobéir, et il sait que cette puissance est celle du péché. Il ne considère pas le “péché” comme quelque chose de neutre, mais comme une puissance mauvaise, toujours en rébellion contre la loi de Dieu, et qui dispose d’une force contre laquelle il ne peut pas lutter.
Paul parle au présent. Il s’agit donc d’une réalité présente, et non passée ou future. Cette puissance de péché agit maintenant en lui, à chaque instant, et s’oppose à chaque instant au désir de sa volonté, qui est d’obéir à la loi de Dieu.
Paul reçoit ensuite une lumière nouvelle sur la nature de cette puissance mauvaise.
“Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi” (versets 18-21).
Paul sait que, dans son être intérieur profond, il désire ardemment faire la volonté de Dieu et obéir à Sa loi. Il sait que le problème n’est pas là. Le problème, il le comprend à présent, vient de quelque chose qui se trouve fixé dans sa chair. Il découvre que cette loi de péché habite bien en lui, mais à un autre niveau que son être intérieur profond. Elle habite dans sa chair ! Dans sa chair, il n’y a rien de bon. Ce qui est bon est dans sa volonté, dans son cœur, dans son être intérieur profond. Mais il n’a pas le pouvoir de faire le bien, parce que le mal est attaché à sa chair et l’en empêche.
Dans les versets suivants, il décrit encore plus clairement son problème :
“Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres” (versets 22-23).
Paul sait à présent que le conflit est entre les bons désirs de son “homme intérieur,” et la puissance de péché qui est dans ses membres, dans son corps, dans sa chair physique.
En d’autres termes, à l’intérieur de la nature de Paul, deux puissances opposées s’affrontent : une puissance positive, qui agit dans son homme intérieur, et une puissance négative, qui agit dans ses membres, ou encore dans son corps physique.
Il est donc de la plus haute importance, pour chacun de nous, de bien comprendre que nous sommes tous confrontés au même problème. Il est de la plus haute importance aussi de bien comprendre que nous avons tous un “homme intérieur,” qui a des désirs conformes à la volonté de Dieu, et que nous avons, dans nos membres, dans notre corps physique, une puissance de péché qui a des désirs contraires, et qui nous pousse à désobéir à Dieu. Tous les Chrétiens sont dans cette situation.
Mais comment sortir de ce conflit et de cette contradiction ? Sommes-nous destinés, jusqu’à la mort, ou jusqu’à l’enlèvement de l’Eglise, à être dans l’incapacité de résister à cette puissance de péché qui habite dans nos membres ? Même si notre être intérieur désire faire la volonté de Dieu, à quoi cela peut-il nous servir concrètement, si nous sommes sans cesse obligés d’obéir à la loi de péché qui agit dans nos membres ?
D’où le cri du cœur de Paul :
“Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?…” (verset 24).
Paul réalise ici son état misérable, tant qu’il est confronté à cette contradiction insoluble pour le moment. Il aspire à être délivré du “corps de cette mort” ou encore, selon d’autres versions, de ce “corps de mort.”
Dieu a-t-Il prévu une solution à ce problème ?
Oui, bien-aimés, Dieu nous a donné une solution parfaite, et c’est à l’apôtre Paul qu’Il l’a révélée le plus clairement. Car Paul ajoute aussitôt :
“Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !…” (verset 25).
Contrairement à ce que certains affirment à tort, Paul n’est pas en train de rendre grâces à Dieu parce qu’il était captif du corps de cette mort ! Cela n’aurait aucun sens, et nous n’aurions pas à rendre grâces à Dieu parce que nous sommes captifs d’une loi de péché ! Bien au contraire, le Seigneur Jésus est venu pour nous libérer de cette loi de péché. Paul rend donc grâces à Dieu que la délivrance lui soit venue par notre Seigneur Jésus-Christ, comme il l’a précédemment expliqué au chapitre 6, et comme il l’explique à nouveau au chapitre 8 !
Nous verrons donc en détail, en étudiant le chapitre 6, de quelle manière cette délivrance nous a été acquise.
Nous ne pouvons donc pas isoler ce passage de Romains 7, sans faire référence à ce qui le précède et ce qui le suit, sous peine de tomber dans des erreurs graves !
Paul termine la description du problème par un verset qui le résume :
“Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché” (verset 25).
Quand Paul parle de son “entendement,” il parle de la volonté de son “homme intérieur.” Son homme intérieur est esclave de la loi de Dieu. Mais sa chair est esclave de la loi du péché et de la mort.
Mais Paul ajoute aussitôt ce cri de victoire :
“Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort”" (Romains 8 : 1-2).
La fin du verset 1 a sauté dans beaucoup de versions modernes. Mais le texte grec dit bien : ” Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit.”
En effet, ceux qui sont à Jésus-Christ, mais qui continuent à marcher selon la chair, restent sous la condamnation. Tandis que ceux qui ont compris de quelle manière ils peuvent marcher selon l’esprit, échappent à cette condamnation, parce qu’ils ont appris à marcher dans la victoire sur cette puissance de péché qui continue pourtant à habiter dans leurs membres. Même s’ils ne sont pas libérés de la présence de cette loi de péché dans leurs membres, ils sont libérés de son action et de sa domination.
Marcher par l’esprit, ce n’est rien d’autre que marcher selon la loi de l’esprit de vie, qui agit dans notre esprit régénéré, et qui est une loi plus forte que la loi du péché et de la mort, qui agit dans nos membres.
Il existe donc une loi nouvelle supérieure, appelée “loi de l’esprit de vie,” qui nous permet d’être libérés de la loi qui nous dominait auparavant, la loi de péché et de mort, qui demeure dans nos membres, c’est-à-dire, plus exactement, dans notre chair.
Qu’est-ce que notre “homme intérieur” ?
Nous ne pouvons pas avoir une pleine victoire sur cette loi de péché qui agit dans nos membres, si nous n’avons pas bien compris quel est cet “homme intérieur” dont parle Paul.
L’homme intérieur, que Paul appelle aussi par ailleurs “l’homme nouveau,” c’est notre esprit, qui est passé par une nouvelle naissance lors de notre conversion.
“Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles” (2 Cor. 5 : 17).
Au moment où nous “entrons en Christ” par la repentance et la foi, Dieu fait passer notre esprit par une nouvelle naissance spirituelle. Nous devenons, dans notre esprit, une création entièrement nouvelle, à l’image de Jésus.
“(Revêtez-vous de) l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Ephésiens 4 : 24).
Cet “homme nouveau,” notre esprit, est bien créé selon Dieu, c’est-à-dire à l’image de Dieu, dans une justice et une sainteté parfaites ! Beaucoup de Chrétiens ignorent cette réalité spirituelle et, à cause de cela, sont incapables de marcher par l’esprit.
“Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour” (2 Cor. 4 : 16).
Contrairement à notre corps, qui se détruit progressivement, notre esprit possède la faculté de se renouveler en permanence, parce qu’il est relié au Seigneur Jésus, qui vit aussi en lui. Notre esprit est participant de la nature divine.
“Ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé” (Colossiens 3 : 10).
Notre esprit se renouvelle en permanence, à l’image de Celui qui l’a créé, c’est-à-dire le Seigneur Jésus ! Quelle réalité glorieuse !
Ainsi, dans notre être nouveau, dans notre “homme intérieur,” nous ne sommes plus des “pécheurs pourris,” asservis à une loi de péché ! Nous sommes des créations nouvelles, animées par une loi supérieure, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ ! C’est cette loi qui peut nous donner la victoire sur la loi de péché et de mort qui agit dans nos membres, pourvu que nous sachions comment la mettre en œuvre !
Avant notre conversion, notre être intérieur, notre esprit, était coupé de Dieu, mort dans le péché. Mais, au moment de notre conversion, nous sommes passés par une nouvelle naissance ! Notre “vieil homme” disparaît, et est remplacé par un “homme nouveau,” qui est notre esprit régénéré !
Que devient la chair ?
La chair ne change pas au moment de notre nouvelle naissance. Notre corps physique n’est pas ressuscité, contrairement à notre esprit. La puissance de péché et de mort qui se trouve dans nos membres n’est pas ôtée. Elle est toujours présente dans nos membres, et toujours aussi dangereuse.
La chair est animée des mêmes pensées et des mêmes désirs mauvais que notre vieil homme, avant notre conversion. C’est de cette manière que la chair peut nous tromper, en nous faisant croire que ces pensées et ces désirs mauvais que nous ressentons toujours, après notre conversion, viennent toujours de nous-mêmes.
Trop de Chrétiens n’ont aucune notion claire de ce que constitue leur nouvelle naissance. Ils n’ont pas compris quelle est la qualité et la perfection du don qu’ils ont reçu à leur nouvelle naissance : un être intérieur entièrement neuf, qui n’a aucune hérédité de péché, et qui n’est plus esclave du péché ! C’est ce que nous sommes en Christ ! Gloire à Dieu !
Si nous marchons selon la chair, après notre nouvelle naissance, nous continuerons à être contrôlés inéluctablement par cette puissance de péché qui est toujours dans nos membres. Et c’est ce que continuent à faire beaucoup de Chrétiens, uniquement parce qu’ils croient qu’ils ont toujours leur vieille nature de péché, parallèlement à leur nouvelle nature en Christ.
Mais quand nous comprenons qui nous sommes en Christ, par la grâce de Dieu, et à mesure que nous apprenons à marcher par l’esprit, nous échappons au contrôle de la loi de péché qui est dans nos membres, pour être contrôlés et animés par la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ.
En outre, nous devons bien comprendre que ce n’est pas notre corps physique qui est le problème. C’est la loi de péché et de mort qui se trouve attachée à notre corps physique. Mais, nous le verrons, il est possible de “détacher” notre corps physique de l’action de la loi de péché, afin que nous puissions livrer nos membres au Seigneur, afin qu’ils deviennent des instruments de justice.
Nous pouvons à présent rattacher ce que nous venons de voir au chapitre 6 de l’épître aux Romains.
Avant le chapitre 6, l’apôtre Paul venait d’établir que notre justification s’obtient par la foi, et non par les œuvres de la loi. La loi est intervenue plus tard, pour que le péché abonde. Mais là où le péché a abondé, la grâce en Jésus-Christ a surabondé. Paul termine le chapitre 5 par cette déclaration magnifique :
“Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.”
Paul affirme qu’avant la venue de Jésus-Christ, le péché a régné par la mort, qui s’était étendue à tous les hommes. La loi de péché a régné universellement, et a provoqué la mort. Mais, depuis la venue de Jésus-Christ, par Son œuvre à la croix, les choses ont radicalement changé ! Il est à présent possible d’avoir la victoire sur le péché ! En effet, la grâce de Dieu en Jésus-Christ peut maintenant régner dans notre vie. Elle peut avoir le dernier mot sur la loi de péché ! Et la grâce règne par la justice ! Où se trouve cette justice ? Dans notre esprit régénéré, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité ! Si la grâce peut régner par la justice, c’est bien la preuve que la loi de l’esprit de vie peut à présent régner dans nos vies, à la place de la loi de péché et de mort, qui reste pourtant toujours présente dans nos membres. Mais ce n’est plus elle qui règne !
Combien il est important de bien comprendre cette révélation !
Mais Paul n’en reste pas là. Il veut que tous comprennent de quelle manière la grâce peut régner maintenant dans notre vie par la justice.
“Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?” (Romains 6 : 1-2).
Certains enseignaient en effet, tout comme aujourd’hui, que, puisque nous sommes sous la grâce, nous pouvons continuer à laisser le péché abonder dans notre vie ! Loin de là, proclame Paul !
Il nous révèle que nous sommes “morts au péché.” Nous sommes “morts” à la loi de péché qui est dans nos membres. Entre le péché et “nous,” il y a la mort de Jésus ! Quand nous parlons de ce “nous,” il s’agit donc nécessairement de notre nouvelle nature spirituelle, de l’homme nouveau en Christ. Cet homme nouveau est “mort au péché.” Cela signifie que le péché est à présent dans un autre endroit que celui où se trouve l’homme nouveau. L’homme nouveau est en Christ, dans le Royaume de Dieu, dans les lieux célestes. Le péché est dans le royaume de Satan, dans nos membres, sur la terre. Et entre le péché qui est dans la chair, et notre “homme nouveau” qui est en Christ, il y a la barrière infranchissable de la croix, c’est-à-dire de la mort et de la résurrection de Jésus ! Le péché ne peut pas franchir cette barrière. Mais nous l’avons franchie en Christ ! Si nous restons par la foi dans cette position céleste, nous ne serons pas contrôlés par le péché.
“Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché” (versets 3-7).
N’est-ce pas d’une clarté limpide ? Comment certains enseignants de la Bible peuvent-ils encore affirmer que, tant que nous serons sur cette terre, dans ce corps de chair, nous serons toujours esclaves de la loi du péché qui est dans nos membres ? Nous ne pouvons être esclaves de cette loi que si nous marchons dans la chair ! Mais pour le Chrétien qui sait comment marcher par l’esprit, il est libéré de cette loi de péché, parce qu’il est mort au péché.
Paul affirme bien que notre “corps de péché” a été “détruit.” Il serait plus exact de traduire que “notre corps de péché a été réduit à l’impuissance” par la mort de Jésus. La loi de péché qui est dans notre corps a été réduite à l’impuissance !
La constatation que fait Paul dans Romains 7, et par laquelle nous avons commencé cet article, ne concerne donc pas son état présent, mais l’état dans lequel il se trouvait quand il n’avait pas encore reçu la révélation de la croix et de la marche par l’esprit ! S’il continue à parler au présent dans Romains 7, c’est qu’il sait que la loi de péché est toujours présente maintenant dans ses membres, et qu’elle est donc toujours dangereuse, toujours prête à nous rendre esclaves du péché, si nous ne savons pas marcher par l’esprit nouveau que nous avons reçu !
Si Paul n’avait pas dépassé l’état qu’il décrit dans Romains 7, nous n’y comprendrions plus rien, et la situation serait très confuse. Il proclamerait d’un côté que nous sommes toujours esclaves de la loi de péché qui est dans nos membres, et, d’un autre côté, que nous en avons été libérés ! C’est l’une ou l’autre éventualité, mais pas les deux en même temps !
Paul explique donc que nous avons été “baptisés,” c’est-à-dire “plongés” dans la mort de Jésus. Cela signifie que, quand Jésus est mort, nous sommes morts tout entiers en Lui et avec Lui. Et quand Il est ressuscité, nous sommes ressuscités tout entiers en Lui et avec Lui. Il nous a acquis un plein salut pour notre être entier, l’esprit, l’âme et le corps. Mais, actuellement, ce salut n’est pleinement manifesté que dans notre esprit, notre “homme intérieur” régénéré une fois pour toutes, et amené une fois pour toutes à la perfection (Hébreux 10 : 14).
Notre âme est la partie psychique, ou psychologique, de notre être intérieur conscient ordinaire. Nous n’avons pas conscience de notre esprit, de notre “homme intérieur,” mais nous avons conscience de notre âme. Le désir d’obéir à Dieu vient de notre “homme intérieur,” mais se manifeste au niveau de notre âme, de notre être intérieur conscient. C’est au niveau de notre âme que se manifestent les pensées, les sentiments, les émotions et les volontés. Mais ce n’est pas dans notre âme que se forment nos pensées, nos sentiments et nos volontés. Ils se forment soit au niveau de la chair qui est dans nos membres, soit au niveau de notre “homme intérieur,” notre esprit régénéré.
“Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair” (Galates 5 : 17).
Notre âme doit donc être renouvelée par le renouvellement de nos pensées, de nos sentiments et de nos volontés : tout ce qui vient de la chair doit être repéré et éliminé de notre âme, pour être remplacé par tout ce qui vient de l’esprit. C’est l’œuvre de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit en nous.
De même, notre corps physique n’est pas encore ressuscité. Il ne le sera qu’au moment de l’enlèvement de l’Eglise. Mais, par la présence du Saint-Esprit en nous, notre corps physique peut être renouvelé, vivifié, guéri et maintenu en bonne santé jusqu’à la fin. Et, surtout, quand nous apprenons à marcher par l’esprit, notre corps peut devenir un instrument de la justice, au lieu d’être un instrument d’iniquité, ce qu’il est quand il est contrôlé par la loi de péché qui habite en lui.
Vous voyez donc que, malgré la présence de la loi de péché dans le corps physique, celui-ci peut être libéré de l’esclavage de cette loi, pour devenir esclave lui aussi de la justice de Dieu qui est dans notre esprit.
“Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises” (Romains 6 : 8-12).
Puisque nous sommes morts en Christ et avec Christ, nous pouvons vivre de la vie de Christ dès à présent. Mais nous devons savoir que nous sommes morts avec Lui, et vivants en Lui, de Sa vie de résurrection ! C’est l’ignorance de cette réalité qui maintient tant de Chrétiens dans l’esclavage de la loi de péché qui est dans leurs membres ! “Morts au péché” signifie que le péché ne nous contrôle plus, dans notre être spirituel nouveau ! Mais le péché peut toujours nous contrôler si nous lui livrons nos membres. C’est-à-dire si nous ignorons notre position céleste en Christ. Dans ce cas, nous ne pouvons pas être dans la foi pour actionner la loi de l’esprit de vie qui est dans notre esprit.
Puisque nous sommes morts au péché, il existe donc une possibilité pour que ce péché ne règne plus dans notre corps mortel, notre corps physique ! Il nous est possible, par la foi et par la connaissance de l’œuvre de Christ à la croix, de ne plus obéir aux convoitises du péché qui est dans nos membres ! Nous pouvons ressentir de l’intérieur ces convoitises, puisque le péché habite en nous, dans notre corps. Mais nous ne sommes plus esclaves de ces convoitises, quand nous occupons consciemment et par la foi la position que Jésus nous a acquise en Lui dans les lieux célestes. Il nous suffit de nous concentrer dorénavant sur le Seigneur et sur les choses célestes, et les “bruits parasites” de la chair se feront de plus en plus lointains !
Quelle libération !
“Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (versets 13-14).
Nous sommes vivants, de morts que nous étions. Il nous est possible de ne plus livrer nos membres au péché qui se trouve pourtant en nous ! Il nous est possible de nous donner nous-mêmes à Dieu et de Lui offrir nos membres, comme des instruments de justice !
Cette vérité annule d’un coup tous les faux enseignements qui veulent nous faire croire que nous serons toujours soumis à la loi de péché qui se trouve dans nos membres, tant que nous serons dans ce corps de péché !
Il est clair que l’on ne peut donc pas étudier Romains 7 d’une manière isolée, sans faire référence à Romains 6 et à Romains 8 !
Nous ne sommes plus sous la loi. Nous sommes sous la grâce. Cette grâce nous enseigne à marcher selon la justice, et nous en rend capables.
“Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice” (versets 15-18).
Quand Paul rend ici grâces à Dieu, il rend grâce pour sa délivrance de la loi de péché. Quand il rend grâces dans Romains 7 : 24, il le fait pour la même raison !
L’obéissance au péché conduit à la mort. Nous ne pouvions pas nous empêcher d’obéir au péché, quand nous étions contrôlés par la chair. Mais, à présent, Paul dit clairement que nous devons obéir de cœur au Seigneur, puisque nous ne sommes plus esclaves du péché. Nous sommes devenus esclaves de la justice, non seulement dans notre homme intérieur, mais aussi dans nos membres. N’est-ce pas clair ?
“Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez-vous alors ? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle” (versets 19-22).
Paul nous ordonne de livrer nos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté, à une sainteté pratique dans tous les aspects de notre vie. Pourrions-nous livrer nos membres comme esclaves à la justice, si ceux-ci étaient toujours soumis à la loi de péché qui est en eux ? Certainement pas ! Si nous pouvons à présent livrer nos membres à la justice, c’est que nos membres ont été libérés de la loi de péché !
Paul dit bien que nous étions autrefois esclaves du péché, et que nous portions des fruits mauvais, qui conduisaient à la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, nous pouvons avoir pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle !
“Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (verset 23).
Si nous marchons selon la chair, nous péchons. Et Dieu nous rendra responsables de ce péché, puisque nous devrions marcher selon la justice, ayant été libérés de la loi de péché qui est dans nos membres.
Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ. Cette vie, qui est dans la loi de l’esprit de vie, peut à présent passer dans nos membres, et nous permettre de marcher comme Christ a marché, pourvu que nous sachions comment marcher par l’esprit.
Passons à présent à Romains 8, pour comprendre la totalité de la révélation divine concernant tout ce thème.
“Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort” (Romains 8 : 1-2).
Nous ne pouvons bénéficier de la puissance de la loi de l’esprit de vie que quand nous marchons selon l’esprit. Si nous marchons selon la chair, c’est-à-dire si nous sommes toujours contrôlés par la loi de péché qui est dans nos membres, nous sommes toujours sous la condamnation.
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il nous est à présent possible de marcher par l’esprit, c’est-à-dire d’obéir concrètement à la loi de Dieu, sans continuer à être esclaves de la loi de péché qui est dans nos membres. Mais cette possibilité ne se réalise pas automatiquement dans la vie du Chrétien. Il doit recevoir la révélation de la croix et de la marche par l’esprit, et croire en cette révélation. Car nous ne pouvons marcher par l’esprit que par la foi.
“Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu” (versets 3-8).
Paul explique encore de quelle manière Dieu nous a donné la victoire sur le péché. Ce qui peut nous empêcher d’obéir à la loi de Dieu, c’est la chair, ou, plus exactement, la loi de péché et de mort qui se trouve dans nos membres, et que Paul appelle “la chair.” Romains 6 nous a montré que ce ne sont pas nos membres qui sont fautifs, mais la loi de péché qui est dans nos membres.
Il fallait donc libérer l’homme de l’esclavage de la loi de péché qui est dans ses membres. C’est pour cela que Dieu a envoyé Son Fils Jésus dans un corps de chair semblable au nôtre, mais sans péché, afin de pouvoir porter nos péchés dans Son corps sur le bois de la croix, et que le péché soit condamné à mort par la mort de Jésus !
En Lui, Jésus nous a fait mourir au péché, pour que nous puissions marcher selon l’esprit et non plus selon la chair. Les Chrétiens qui vivent selon la chair vont à la mort ! Nous n’avons pas le droit de nous attacher à tout ce que la chair aime, à tout ce que le monde perdu aime ! Si nous sommes attaché à ces choses, à la convoitise des yeux, à la convoitise du monde, et à l’orgueil de la vie, nous allons à la mort. La chair ne se soumettra jamais à la loi de Dieu. Elle ne le peut même pas. Nous ne pourrons jamais améliorer la chair ni la changer ! Nous ne pouvons que constater que Jésus nous a fait mourir à la puissance de la chair, et que nous en avons été libérés pour pouvoir marcher selon la justice de Dieu.
“Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu” (versets 9-14).
Suivez-vous bien le raisonnement de Paul ?
Quand nous appartenons à Christ, Il nous donne Son Esprit, qui vient demeurer en nous. En outre, notre esprit, notre homme intérieur, est non seulement vivant en Christ, mais il est vie, à cause de la justice dans laquelle il a été créé. L’Esprit de Dieu nous est donné pour faire passer dans notre vie concrète la victoire de Jésus, et pour nous enseigner à marcher selon cette réalité.
Puisque l’Esprit de Dieu vit en nous, et que notre propre esprit est vie, nous sommes au bénéfice de la loi de l’esprit de vie qui est dans notre esprit, et il nous est possible de vivre selon l’esprit, et plus selon la chair !
L’Esprit de Dieu qui est en nous est aussi présent pour “rendre la vie à nos corps mortels.” Le mot grec est “vivifier.” Nos corps mortels, qui étaient sous le contrôle de la loi de péché et de mort, peuvent à présent être “déconnectés” de cette loi. A ce moment-là, ils sont “vivifiés” par l’Esprit de Résurrection. La vie de Dieu peut pénétrer dans notre corps mortel, et l’animer pour lui permettre d’être un instrument de justice.
C’est pourquoi nous ne sommes plus redevables à la chair, pour vivre selon la chair, et pour être toujours contrôlés par la loi de péché qui est dans nos membres. Nous pouvons, par l’Esprit, “faire mourir” les actions du corps,” c’est-à-dire déconnecter notre corps de la loi de péché, pour que cette loi ne pousse plus notre corps à accomplir des actions mauvaises. C’est ainsi que nous apprendrons à marcher comme Jésus, et que nous serons conduits par l’Esprit de Dieu. Car c’est ainsi que doivent être conduits tous les fils de Dieu !
“Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement” (versets 15-22).
Le fait d’être enfants de Dieu fait de nous des héritiers du Seigneur. Cet héritage se manifeste par notre libération de la loi de péché, et la possibilité de vivre dès à présent sur cette terre selon la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ. Il faut que ces fils de Dieu soient révélés. Certes, ils ne seront pleinement révélés qu’au moment de la résurrection. Mais ils peuvent être aussi révélés dès maintenant, quand ils marchent par l’esprit. La création tout entière attend cette révélation. Car elle-même a été soumise à la servitude de la corruption. Mais elle aussi sera libérée de cette servitude, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Nous qui sommes enfants de Dieu, nous sommes déjà au bénéfice de cette liberté glorieuse, grâce à l’œuvre de Christ.
“Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints” (versets 23-27).
Nous aussi, nous attendons la rédemption de notre corps, c’est-à-dire sa résurrection, lors de l’enlèvement de l’Eglise. Nous recevrons alors un corps glorifié, spirituel, dans lequel la puissance de péché et de mort n’habitera plus ! Dans cette attente, nous sommes puissamment aidés par l’Esprit qui demeure en nous et qui intercède pour nous. Nous sommes aidés à la fois par le Seigneur Jésus, qui intercède pour nous dans le ciel, comme Paul le rappelle au verset 34, et par le Saint-Esprit, qui demeure en nous, et qui intercède pour nous.
“Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !” (versets 28-34).
Dans ce passage, Paul nous révèle quelle est la grandeur de l’appel que Dieu nous adresse : “être semblable à l’image de Son Fils” ! Dieu nous a déjà appelés, justifiés, et glorifiés en Christ. Comment aurait-Il pu nous glorifier, si nous étions toujours esclaves de la loi de péché qui est dans nos membres ? Dieu a décidé de nous donner toutes choses en Christ ! Il nous a déjà rendus semblables à Jésus dans notre esprit régénéré, et nous serons entièrement semblables à Lui quand nous Le verrons, à Son retour pour enlever Son Eglise.
“Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? selon qu’il est écrit : C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur” (versets 35-39).
Rien ni personne ne nous séparera de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur ! C’est par cet amour que nous avons été libérés de l’esclavage du péché, afin de pouvoir marcher selon l’esprit !
Nous ne sommes donc plus sous la domination du péché, pour être condamnés à rester des “misérables” Chrétiens, charnels et “vendus au péché” ! Si nous croyons que nous sommes sans cesse sous la domination de la loi de péché qui est dans nos membres, et qu’il ne nous sera pas possible d’être libérés de cet esclavage, tant que nous serons dans ce corps mortel, alors il nous sera fait selon notre foi, et nous finirons effectivement comme des misérables. Ce n’est certes pas la volonté de Dieu pour Ses enfants !
Dieu a fait de nous de nouvelles créations, afin que nous puissions être libérés du péché et savoir que nous pouvons maintenant marcher par l’esprit, nous comporter comme Jésus sur cette terre, par la puissance du Saint-Esprit, et accomplir les œuvres de Jésus.
Puisse le Seigneur nous ouvrir l’intelligence spirituelle, pour comprendre ces choses et y appliquer notre foi, afin de porter du fruit pour sa gloire !
Si nous croyons ce que Dieu dit que nous sommes en Christ, dans notre homme nouveau, nous le verrons s’accomplir, et nous verrons la gloire de Dieu dans notre vie !

Salut à vous,
Tout d’abord, je remercie le Seigneur Tout-Puissant pour votre ministère pour m’édifier, m’éclairer (et me rappeler ce que je pensais avoir perdu ces derniers temps, j’ai beaucoup souffert intérieurement à cause de cela), surtout vu la façon dont s’est déroulée ma conversion. Je ne fais pas vraiment partie d’une assemblée… (Je voyage aussi un peu partout dans le monde).
Ma question est la suivante : Je comprends qu’il y a une marche à faire, mais lorsque nous “trébuchons”, avons-nous péché ou non ? Pouvons-nous encore pécher, en tant que régénérés ? Je n’arrive pas à croire que je pose cette question aujourd’hui… à une époque ce n’était pas un problème.
Priez pour moi, Dieu m’a fait voir qu’une époque de ténèbres arrive. Je ne veux que de Lui, je ne désire que Lui, je n’aime que Lui, Son Esprit le dit au fond de moi. Il n’y a que Lui qui m’intéresse, alors je ne veux pas que cette chair gagne ! Priez pour que je saisisse, que je comprenne. Je sais que beaucoup de personnes vous écrivent, j’espère que vous trouverez le temps de me répondre.
Un jour, dans un songe (je vous passe les détails), j’ai entendu une voix comme un tonnerre qui a dit : “Vous êtes une race élue… ( silence) … Multipliez-vous ! ”
Je comprends ce que cela veut dire, mais était-ce un appel pour moi ?
Merci, je vous aime mon frère, lorsque je vous lis, je sais, je reconnais.
Sachez que je prie pour vous, afin que le Seigneur vous révèle encore plus, et que vous atteignez encore d’autres.
Eric
Cher frère,
Merci pour votre témoignage, vos encouragements et vos prières! Pour répondre à votre question, oui, il est possible qu’un Chrétien né de nouveau pèche, quand c’est la chair qui le contrôle. Mais nous devons bien comprendre que Jésus nous a donné la victoire sur la chair. Nous devons connaître la grandeur et la perfection de Son oeuvre. Nous devons réaliser la grâce qu’Il nous accorde, en nous donnant un esprit nouveau créé à Son image. S’il nous arrive de pécher, nous devons le confesser, recevoir notre pardon du Seigneur, et repartir avec Lui!
Le Seigneur nous appelle tous à Le servir, à gagner des âmes pour Son Royaume, et à édifier les saints! Qu’Il vous fortifie et vous qualifie pleinement pour Son service! Nous savons que d’épaisses ténèbres arrivent, mais c’est quand les ténèbres sont les plus épaisses qu’on peut voir de très loin les lumières! Jésus a dit à Ses disciples qu’ils étaient des lumières dans ce monde de ténèbres. Brillons de la pure lumière de Christ!
Je vous félicite pour vos études théologiques. Soyez béni!
Merci cher frère Henri, de me donner plus de soif et de faim de la croix et de la marche par l’Esprit. Un vrai régal.
Mes petits-enfants m’interrogent souvent sur la mort des animaux, s’il y aura des animaux dans le ciel, s’ils retrouveront leurs animaux morts. Je n’ai pas su être catégorique sur ce sujet, et ils reviennent à la charge. Que dois-je leur apporter en respectant leur sensibilité et la Parole de Dieu, et pour qu’ils trouvent la paix dans leur petit coeur ?
Je te pose cette question, car je suis très prudente et ne voudrais pas que dans leurs pensés ils voient un Dieu méchant et qu’ils grandissent avec cette vision.
Un grand merci.
Chère Soeur Chantal, La création de Dieu est toujours magnifique et infiniment variée ! Tu peux donc savoir que tout ce qui existe au Ciel est bien plus abondant et varié encore que ce qui existe sur cette belle terre ! Je suis certain que le Paradis, et, plus tard, la nouvelle terre, le nouveau Ciel et la Jérusalem Céleste, outre tous les élus et tous les anges, seront peuplés d’animaux les plus variés, et remplis de plantes aussi belles les unes que les autres ! J’ai connu plusieurs personnes que le Seigneur avait emmenées en esprit au Ciel, et qui m’ont décrit avec émerveillement tout ce qu’elles y ont vu : des plantes, des animaux, des couleurs indescriptibles ! La Bible fait aussi mention de certains de ces animaux célestes, comme les chevaux blancs (ailés ?) de l’Apocalypse, que nous monterons quand nous reviendrons régner avec Christ sur la terre (Apoc. 19 : 14). Je suis certain que les animaux du Ciel ne se limiteront pas à des chevaux blancs ! Quant à savoir si nous retrouverons nos animaux morts, pourquoi pas ? La Bible n’en parle pas, mais elle ne dit pas non plus que cela ne pourrait pas se faire ! La grâce de Dieu est tellement grande ! Cependant, ce qui était le plus merveilleux, d’après ces personnes qui étaient allées au Ciel, c’était la présence sensible du Seigneur partout, qui formait comme l’atmosphère même du Ciel ! Sans Lui, tout le reste n’aurait aucune saveur !
Bonjour frère Henri, je viens de lire ce message, et ce que j’ai compris, le chapitre de Romains 7, c’était l’état dans lequel Paul se trouvait quand il n’avait pas encore reçu la révélation de la croix et de la marche par l’esprit. Et malgré la présence de la loi de péché dans le corps, celui-ci peut etre libéré de l’esclavage de cette loi, pour devenir esclave lui aussi de la justice de Dieu qui est dans notre esprit.
Oui, Julie, c’est cela, “La loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort”! (Romains 8: 2). Nous ne sommes pas encore libérés de la présence de cette loi de péché dans notre corps, mais nous sommes libérés de son emprise et de son contrôle, SI nous savons ce que Jésus a accompli à la croix, et si nous sommes dans la foi!
Bonjour très cher frère Henri,
A la lecture de Hébreux 10:14, notre « homme intérieur » est régénéré une fois pour toutes, et amené une fois pour toutes à la perfection. Et de surcroît, dans notre homme nouveau, demeure maintenant notre Seigneur par Son Esprit.
Que se passe-t-il dans le cas d’une “perte de son salut”? (Pour moi la Parole me semble assez claire à ce sujet), bien que ça ne soit pas l’avis général dans notre assemblée où personne ne remet en cause le salut acquis par grâce et par la foi, car, disent-ils, Dieu est fidèle (même si nous sommes infidèles), et Il ne Se repend ni de Ses dons ni de Son appel!!
Donc, pour revenir à Hébreux 10:14, cela voudrait dire que le Seigneur retire Son Esprit de notre esprit et que, comme au temps d’Adam, le diable pénètre de nouveau dans notre esprit fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, et ainsi notre esprit serait de nouveau souillé et coupé définitivement de Dieu?
J’essaye de comprendre, car à la différence d’Adam, nous, nous avons le Seigneur qui demeure en nous, donc, logiquement (c’est d’ailleurs un des arguments invoqués par ceux qui refusent la perte du salut), le diable ne peut plus entrer dans notre esprit régénéré, séparé par la croix de Christ qu’il ne peut franchir. Donc la seule solution, c’est que Christ Se retire de notre esprit. Est-ce cela qui se produit en cas de reniement?
Si tu peux nous éclairer cher frère?
Bien affectueusement en Christ,
Martine
Chère Soeur Martine, La Bible dit clairement que nous pouvons renier le Seigneur. Et, dans ce cas, Il nous reniera aussi. Dieu ne Se repent pas de Ses dons et de Son appel, mais c’est l’homme pécheur qui finit par les refuser! Ce n’est pas ce qui se passe au niveau de notre esprit qui peut nous faire juger par Dieu, c’est ce qui se passe au niveau de notre être conscient (de notre âme) qui nous rend responsables ou pas devant Dieu. Il est possible de laisser la chair nous contrôler de plus en plus, de nous éloigner de Dieu, de rétrograder, de nous endurcir de plus en plus, jusqu’au point où l’on finit par “fouler aux pieds le sang de l’alliance par lequel on avait été sanctifié.” Et, si l’on persévère dans cette attitude de reniement volontaire du Seigneur jusqu’à la mort, alors le Seigneur Lui-même nous coupera définitivement de la vie éternelle, sans espoir d’une nouvelle repentance. Ceux qui meurent dans leurs péchés sont bien perdus. Mais si nous voulons fermement rester avec Jésus, et si nous comptons sur Sa grâce, en nous sanctifiant en permanence, nous n’avons aucun risque de perdre notre salut! Il nous est fermement assuré! Je suis en train d’écrire justement un article là-dessus.