B37-Mettre en lumière nos mortelles contradictions !

Article de Henri Viaud-Murat. 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Il y a des contradictions spirituelles qui nous tuent littéralement ! Il s’agit de doctrines que nous tenons pour justes, mais qui ne correspondent pas à la révélation biblique, et que nous faisons cohabiter avec la vérité. Non seulement ces contradictions nous bloquent spirituellement, mais elles nous empêchent de marcher dans la victoire sur le péché. Seule la vérité peut nous libérer !

Beaucoup de Chrétiens ne se rendent pas compte qu’ils croient en des doctrines qui non seulement sont absolument incompatibles entre elles, mais sont aussi contraires aux vérités bibliques. Les vérités bibliques ne sont jamais incompatibles entre elles. Or la vérité ne peut pas cohabiter avec l’erreur, sans produire un blocage complet dans notre progression spirituelle. Nous vivons alors dans l’illusion que nous avançons dans la bonne direction, alors que nous tournons en rond ou que nous faisons du surplace dans notre désert.

Par exemple, dans le désert, après leur sortie d’Egypte, les Hébreux proclamaient d’une seule voix que l’Eternel était leur Dieu et leur Sauveur, mais dès qu’une difficulté se présentait, ils laissaient la chair s’exprimer et les contrôler, prouvant par là qu’ils n’avaient pas vraiment foi en Dieu. Ils se proclamaient croyants, mais ne comprenaient pas qu’ils étaient incrédules.

La raison était simple : la vérité cohabitait dans leur cœur avec le mensonge. Ils continuaient à servir dans leur cœur les idoles de l’Egypte, tout en proclamant de leur bouche que l’Eternel était leur seul Dieu.

Dans notre vie, tout le travail de sanctification du Seigneur consiste pour Lui à mettre en lumière toutes les contradictions spirituelles et doctrinales dans lesquelles nous vivons, pour les remplacer par Sa pure Vérité. Car seule la vérité peut nous libérer. Le mélange entre le mensonge et la vérité est un mélange mortel ! Aucun mensonge ne doit subsister dans nos pensées, nos croyances et nos doctrines. Car la part de mensonge que nous gardons en nous annule la puissance de la Parole de Dieu dans notre vie.

“Et les pharisiens et les scribes lui demandèrent : Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains impures ? Jésus leur répondit : Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition” (Marc 7 : 5-9).

Les commandements, les préceptes et les traditions des hommes annulent “fort bien” la Parole de Dieu. Réfléchissez bien à cela : dans nos cœurs, la toute-puissante Parole de Dieu est annulée par nos traditions humaines ! Son action est paralysée ! Nous avons attaché notre foi à des mensonges, et ce sont des mensonges qui sont activés dans notre vie, produisant la mort et la destruction ! Alors que si nous avions attaché notre foi à la Parole de Dieu, elle aurait produit la vie, la délivrance et la victoire !

Pour quelle raison remplaçons-nous la Parole de Dieu par nos traditions ? Jésus le dit : parce que nos cœurs sont éloignés de Lui ! Si nos cœurs étaient attachés à Lui, nous aurions tout fait pour débusquer tous nos mensonges et nous en débarrasser, par l’étude attentive de la Parole de Dieu, ainsi que par notre foi en la direction de l’Esprit de Vérité.

Quand nos cœurs sont éloignés de Jésus, c’est qu’ils sont attachés à quelqu’un ou à quelque chose d’autre. Ils sont attachés au péché, à l’iniquité, au monde et à la chair. Nul ne peut servir deux maîtres à la fois ! 

“Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon” (Mat. 6 : 24).

Mamon est le dieu de l’argent. C’est aussi le dieu de ce monde. Cela signifie aussi que nous ne pouvons pas à la fois être attachés à la vérité et au mensonge. C’est l’un ou l’autre. Nous ne pouvons pas être attachés en même temps à nos traditions humaines et à la pure Parole de Dieu. Mais nous pouvons être fermement attachés à nos traditions humaines, tout en faisant preuve d’un attachement formel à la Parole de Dieu. C’est là une contradiction fondamentale, et une illusion grave, qui ne peuvent que mener à la mort.

Nous allons examiner plus en détail deux de ces contradictions fondamentales, en démontrant de quelle manière ces contradictions annulent la Parole de Dieu dans la vie de ceux qui les reçoivent. Souvent ils ne se rendent même pas compte qu’il s’agit d’impossibilités spirituelles qui les enferment dans le péché et dans la mort.

Première contradiction concernant la nature humaine de Jésus.

Certains Chrétiens, qui ne sont pas si rares, croient que le Seigneur Jésus S’est incarné dans un corps de chair identique au nôtre, c’est-à-dire dans un corps de chair qui aurait été contaminé par le péché originel, comme celui de tous les hommes, et dont Il aurait hérité dès Sa conception. Certes, Christ aurait quand même pu vivre une vie pure et sans péché, mais grâce uniquement à Sa parfaite obéissance, à Sa détermination sans faille, et à Sa ferme résistance aux tentations et aux péchés. En quelque sorte, Il nous aurait surtout montré le chemin et laissé un exemple, prouvant ainsi qu’il nous est possible de marcher sans péché comme Lui, aidé par Sa grâce, tout en ayant une chair de péché, uniquement par notre détermination et notre parfaite obéissance. Ces Chrétiens insistent notamment sur le fait que Christ “a été tenté comme nous en toutes choses,” mais sans jamais commettre de péché. S’Il a été “tenté,” c’est qu’il y aurait eu, dans sa chair comme dans la nôtre, un élément qui aurait pu être attiré par le péché.

Il y a dans cette doctrine une contradiction fondamentale avec la Parole de Dieu, un germe mortel de mensonge, et même un blasphème par rapport à la doctrine de Christ, qui empêchent ceux qui croient en cette doctrine de pouvoir marcher dans une pleine victoire sur le péché, malgré leurs prétentions. C’est remplacer le salut par la foi en l’œuvre de Christ à la croix par un salut personnel par les œuvres.

C’est ainsi que le salut par la foi en l’œuvre de Christ à la croix, qui est aussi le salut par la foi en Sa mort expiatoire, a été remplacé par le salut par la foi en l’exemple de la vie de Christ et par nos propres œuvres. La vie de Christ devient plus importante que Sa mort, et la croix perd toute Sa puissance. Une telle doctrine annule l’œuvre de la croix. Tout ce qui touche à l’œuvre de la croix ne peut qu’avoir une origine satanique.

Etudions ce que dit réellement la Parole de Dieu.

“Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit” (Rom. 8 : 3-4).

Il est montré ici que la chair rend toujours la Loi de Dieu sans force. Si Christ avait reçu un corps de péché identique au nôtre, Sa chair de péché aurait immanquablement rendu sans force la Loi de Dieu, comme c’est le cas pour tous les hommes nés dans le péché. Sinon, comment Jésus aurait-Il pu vaincre la puissance de Sa chair de péché, s’Il en avait reçu une, alors que la Bible nous dit que la chair de péché rend toujours la Loi sans force ?

Si Jésus était parvenu, uniquement par Sa vie obéissante, à annuler la puissance de la chair de péché, pourquoi donc aurait-Il eu besoin d’aller finalement mourir sur la croix ? Il Lui suffisait de nous montrer de quelle manière nous aurions pu suivre Son exemple, et vaincre la puissance du péché comme Lui-même l’aurait fait, uniquement par Son obéissance parfaite. S’il avait pu faire mourir le péché de Sa chair uniquement par Sa vie d’obéissance parfaite, nous devrions pouvoir aussi le faire sans la croix, par notre vie obéissante, grâce à l’aide de notre Seigneur, qui nous aurait ouvert le chemin par Son exemple.

Nous le répétons avec insistance, il y a dans cette doctrine une œuvre manifeste du diable, qui hait l’œuvre de la croix, et qui veut en annuler toute la puissance ! Il veut aussi annuler l’œuvre rédemptrice du sang de Jésus. 

Ensuite, le passage ci-dessus poursuit en nous disant clairement que Jésus a été envoyé “dans une chair semblable à celle du péché.” L’emploi du mot “semblable” est de la plus haute importance. “Semblable” signifie “qui ressemble.” Jamais “semblable” n’a signifié “absolument identique.” Deux êtres humains sont semblables en tous points, mais ils ne sont jamais identiques. Ils ne sont identiques qu’en ce qui concerne la présence de la puissance de péché et de mort dans leur chair.

La chair du corps de Jésus était absolument pure de tout péché, notamment du péché originel. Comment Jésus aurait-Il pu nous libérer du péché originel, si Son corps avait hérité de ce même péché ? Il aurait fallu tout d’abord que quelqu’un meure pour Le libérer de ce péché originel ! Jésus n’aurait jamais pu être l’Agneau de Dieu pur et sans tache, s’Il était né avec le péché originel ! 

Ceux qui croient en cette fausse doctrine ne se rendent même pas compte de la contradiction absolue et mortelle qui existe entre cette doctrine et la révélation biblique ! Quand nous parlons de “contradiction mortelle,” cela signifie que cette fausse doctrine touche à la personne et à l’œuvre de Jésus, et représente donc un faux Evangile, l’un de ces “autres Evangiles” dont parle Paul aux Corinthiens.

“Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien” (2 Cor. 11 : 2-4).

En cette fin des temps troublée par l’apostasie, nombreux sont, hélas, les Chrétiens qui supportent fort bien toutes sortes de faux Evangiles !

Voici encore ce qui est écrit dans l’épître aux Hébreux :

“Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés” (Héb. 2 : 14-18).

Quand il est dit que Jésus a participé “au sang et à la chair,” il n’est pas parlé ici de la chair de péché, mais de la nature humaine qui était celle d’Adam lors de sa création. Adam avait reçu un corps formé de “chair et de sang,” et de tous les éléments de la terre. Puis Dieu avait soufflé un esprit dans ce corps de chair, qui avait été créé sans péché. Le péché et la mort ne sont rentrés dans l’esprit et le corps d’Adam qu’après la désobéissance et la chute.

Jésus, le dernier Adam, a reçu un corps qui Lui a été formé par le Saint-Esprit, corps semblable à celui d’Adam, formé de tous les éléments de la terre, mais sans péché. Jésus n’a reçu dans ce corps aucune hérédité du péché d’Adam. Sinon, Il aurait été souillé dans Son corps dès le départ, et n’aurait pas été qualifié pour nous racheter.

En effet, c’est dans Son corps, sur le bois de la croix, que Christ a porté nos péchés. Auparavant, et durant toute Sa vie terrestre, le péché ne L’a jamais touché.

Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris” (1 Pierre 2 : 24).

Hébreux 2 : 14 dit bien que c’est par la mort, par Sa mort, que Jésus a anéanti celui qui avait la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable. Jésus ne nous a pas délivrés par Sa vie, mais par Sa mort, par la mort de la croix et par Son sang versé !

En revanche, tout au long de Sa vie, Jésus a bien été tenté en toutes choses, comme tous les hommes, mais sans jamais commettre de péché.

Le mot “tentation, ” en Grec comme en Hébreu, signifie à la fois “tentation” et “épreuve,” au sens de “épreuve de qualité.” Quand on veut contrôler la qualité d’une pièce, on la soumet à des épreuves, pour voir si elle va tenir. La “qualité” de Jésus était parfaite, et c’est pour cela qu’Il a pu tenir bon dans toutes les épreuves et toutes les tentations. Il n’avait absolument rien dans Sa nature, ni dans Son corps de chair, qui était attiré par le péché !

Toutefois, même en ayant une nature pure et sans péché, la perspective de la mort de la croix avait rempli Jésus d’angoisses dans le jardin de Gethsémané, et Il a dû penser à ces moments bien souvent tout au long de Sa vie. Ce n’était pas une perspective réjouissante, et Il a désiré que cette coupe puisse s’éloigner de Lui, “s’il était possible.” Mais Il savait bien que ce n’était pas possible, et Il a volontairement accepté d’aller au supplice par amour pour nous.

Dans le désert, le diable a tenté d’éloigner Jésus de la croix, en Lui offrant tous les royaumes du monde, s’Il voulait bien l’adorer. Il s’agissait d’une réelle tentation pour le Seigneur. Mais Il a résisté victorieusement par la Parole de Dieu. On peut donc être tenté sans avoir de péché dans sa chair, comme l’ont été avant Lui Adam et Eve.

L’épître aux Hébreux déclare aussi que Jésus “a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes” (Héb. 5 : 8).

Cela ne signifie pas que Jésus était désobéissant dans Sa nature humaine, comme tous les hommes, et qu’Il a dû apprendre l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes ! Jésus a toujours eu une nature parfaitement obéissante. Mais Il a dû apprendre à manifester Son obéissance dans tous les domaines de Sa vie. Il a dû prouver, par Sa vie pratique, qu’Il était déjà obéissant dans Sa nature. Avant de Se trouver dans des situations concrètes où Il Lui a fallu obéir, Il ne savait pas, concrètement, ce que c’était qu’obéir, de manière pratique. C’est donc dans les épreuves et les souffrances que Jésus a “appris,” constaté, réalisé, prouvé, que Sa nature était une nature obéissante.

Nous tous qui sommes devenus de nouvelles créations spirituelles en Christ, nous avons été délivrés, par la mort de Jésus, de la puissance de la loi de péché qui habite pourtant encore dans notre corps physique. Nous pouvons à présent être obéissants et marcher par l’esprit comme Jésus a marché, dans une complète victoire sur le péché.

La chair de Jésus était sans péché, ce qui Lui a permis de marcher sans péché. Tandis que notre chair reste une chair de péché, même après notre nouvelle naissance spirituelle. Mais la mort de Jésus a rendu impuissante, a “déconnecté” cette puissance de péché dans notre corps mortel, pour nous permettre de marcher par l’esprit dans la sainteté de Jésus. C’est ainsi que nous pouvons “offrir nos membres à Dieu comme des instruments de justice.”

“Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit (ou “réduit à l’impuissance), pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché” (Rom. 6 : 3-7).

La puissance de péché et de mort qui habite dans notre corps mortel, et qui s’appelle “la chair,” a été “réduite à l’impuissance” par la mort de Jésus, ce qui nous permet à présent d’utiliser nos corps mortels comme des instruments de justice, et non plus comme des instruments d’iniquité !

“Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice” (Rom. 6 : 13).

Jésus n’avait pas de péché dans Sa chair. Nous gardons le péché dans notre chair, mais sa puissance est anéantie, “déconnectée”, rendue inopérante, annihilée, par la puissance de la croix, c’est-à-dire par la puissance de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus !

Comprenez-vous à présent la nécessité absolue de la mort de Jésus sur la croix ? C’est dans Sa mort qu’Il a entraîné notre nature de péché, après S’en être chargé sur le bois de la croix. C’est par Sa mort que nous avons été délivrés définitivement de la puissance du péché et de la chair !

L’épître aux Philippiens nous présente la même vérité :

“Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix” (Philip. 2 : 5-8).

Jésus a pris une forme humaine absolument semblable à la nôtre, mais sans le péché originel. Il S’est rendu obéissant jusqu’à la mort de la croix, sachant que c’est cette mort infamante qui allait nous libérer pleinement de la puissance de la chair et du péché.

En conclusion, ceux qui ont adopté la fausse doctrine de la nature de péché du corps de Jésus sont dans l’incapacité de marcher concrètement dans une victoire complète sur le péché. Ils gardent simplement cette victoire complète comme un objectif à atteindre, mais qui ne pourra jamais être atteint. Ils restent dans la situation lamentable de la fin de Romains 7 : “Misérable que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ?” Ils ne comprennent pas qu’ils en ont déjà été délivrés ! Ils ne sont jamais passés à la victoire de Romains 8 ! Ils sont condamnés à tourner en rond dans le désert de la chair ! Quelle tristesse pour leur Seigneur ! Quelle honte pour l’Eglise !

Deuxième contradiction concernant notre nature réelle en tant que Chrétiens.

Innombrables sont les Chrétiens qui continuent à croire que leur nature est toujours une nature humaine de péché, ou qui continuent à croire qu’ils possèdent deux natures : une nature humaine, charnelle, tournée vers le péché, et une nature spirituelle tournée vers l’obéissance à Dieu.

En Psychologie, il existe un désordre mental appelé “schizophrénie.” Il s’agit, entre autres symptômes, d’une dissociation ou d’un dédoublement de la personnalité. Les Chrétiens ne souffrent pas de dédoublement de la personnalité ! Ils n’ont pas deux personnes, une bonne et une mauvaise. Ils ne sont pas des schizophrènes spirituels ! Ils n’ont pas deux natures opposées ! Ils n’en ont qu’une, la nouvelle nature que Dieu leur a donnée en Jésus-Christ !

De telles croyances représentent des contradictions absolues avec la Parole de Dieu. Ces contradictions enferment les enfants de Dieu dans une défaite permanente, et les gardent sous la domination du péché. Elles annulent la puissance de la Parole de Dieu dans leur vie.

Ces contradictions viennent essentiellement du fait que l’on n’a pas compris la véritable nature de la nouvelle naissance, ni la véritable nature de la chair.

Par la nouvelle naissance spirituelle, l’homme qui s’est repenti et qui s’est converti à Jésus-Christ change littéralement de nature. Avant sa conversion, sa nature était une nature de péché, qui faisait de lui un pécheur par nature. Après sa conversion, Dieu fait de ce pécheur une nouvelle création et un saint en Christ, par sa nouvelle nature spirituelle

Le cœur de notre ancienne nature de péché était notre esprit plongé dans la mort spirituelle. La mort est entrée dans l’homme par son esprit, dès l’instant de la désobéissance originelle. La mort est une puissance de péché qui a la même nature que celle de Satan. C’est lui qui est le “prince de la mort.” C’est lui qui règne sur l’humanité déchue par la mort.

Quand la mort est entrée dans l’esprit d’Adam et d’Eve, ils ont été coupés de Dieu. Leur nature pure et sainte est devenue une nature de péché, c’est-à-dire de désobéissance et de rébellion. C’est cette nature de péché, de mort et de rébellion, que Paul appelle “le vieil homme.” 

Ce vieil homme est irrécupérable. Il ne peut être réformé ni amélioré. C’est pour cela que Dieu a voulu faire du neuf, et transformer cet homme déchu en une création nouvelle, par une nouvelle naissance spirituelle. Cette nouvelle naissance spirituelle est l’œuvre de Dieu, et ne concerne que notre esprit dans un premier temps. Dieu fait mourir notre “vieil homme” et recrée en nous un “homme nouveau.” Cet “homme nouveau” est notre esprit régénéré. Il est recréé saint, pur et juste, à l’image du Seigneur Jésus-Christ.

“Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles” (2 Cor. 5 : 17).

Si nous sommes “en Christ,” nous sommes une nouvelle création ! Sachons-le une fois pour toutes : nous sommes une nouvelle création dans notre esprit ! Notre esprit devient notre nouvelle nature en Christ. Par la grâce de Dieu, notre nouvelle nature reçoit la justice parfaite de Christ. Elle n’a plus rien à voir avec notre ancienne nature de péché. Elle est complètement libérée de toute l’hérédité de péché et de mort qui remontait à Adam et Eve. Elle fait de nous des fils et des filles de Dieu, à l’image de notre “grand frère,” Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu. Nous devenons participants de la nature divine, “un seul esprit” avec Christ !

Voici ce que Paul dit aux Ephésiens :

“Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Eph. 4 : 20-24).

Beaucoup de Chrétiens n’ont pas entendu la vérité sur Christ et sur Son œuvre ! Paul révèle dans ce passage que les Chrétiens sont des “hommes nouveaux,” et que ces hommes nouveaux ont été créés “selon Dieu,” c’est-à-dire “à l’image de Dieu,” dans une “justice et une sainteté que produit la vérité.” La justice et la sainteté de notre “homme nouveau” sont nécessairement parfaites. Elles nous sont données par le Seigneur en vertu de Sa grâce en Jésus-Christ.

Qu’est devenu le “vieil homme” ? Il est mort en Christ et avec Christ. Mais nous devons nous dépouiller de tout ce que ce “vieil homme” avait construit et bâti dans tous les domaines de notre vie, quand nous étions entièrement contrôlés, formatés, conditionnés, par la puissance de mort et de péché qui était en nous depuis la chute de nos premiers parents.

Cette puissance de péché contrôlait, avant notre conversion, notre esprit, notre âme et notre corps physique. Après notre nouvelle naissance spirituelle, notre esprit régénéré échappe complètement au contrôle de la puissance de péché. Mais celle-ci reste fixée au niveau de notre corps physique, d’où elle s’efforce d’exercer son influence comme auparavant.

C’est cette puissance de péché et de mort que Paul appelle “la chair,” car elle est fixée au niveau de la chair de notre corps physique. 

Mais nous devons bien comprendre qu’il y a une différence fondamentale entre la chair physique de notre corps, et la puissance de péché qui habite dans notre chair physique, et qui s’appelle aussi “la chair.” Mais la chair de péché, qui est une puissance spirituelle, ne doit pas être confondue avec notre corps physique ! C’est un point absolument fondamental de la doctrine chrétienne.

Notre corps physique sera un jour libéré de la présence de la chair de péché, le jour où Christ enlèvera Son Eglise. La mort sera alors engloutie dans l’immortalité, et notre corps physique deviendra un corps immortel et glorieux, comme le corps du Seigneur Jésus. En attendant, nous devons nous contenter des “arrhes” de l’Esprit. Même si notre corps reste mortel, il ne peut pas nous empêcher de manifester la vie de l’esprit, puisque la mort qui l’habite a été réduite à l’impuissance par la mort de Jésus. Que le Seigneur soit glorifié pour Son œuvre parfaite !

Il faut donc être parfaitement clair, et comprendre une fois pour toutes que “la chair,” la chair de péché, n’est pas notre “nature humaine,” ni notre “vieille nature.” Cette chair est une puissance de péché et de mort, qui n’a plus rien à voir avec notre nouvelle nature sainte et pure. La chair est une puissance étrangère, terrestre, satanique, qui continue d’habiter dans nos membres après notre nouvelle naissance.

Mais cette puissance de péché a été réduite à néant, désactivée, réduite à l’impuissance, par la mort de Jésus-Christ. C’est là que réside toute la puissance de la croix et de la prédication de la croix. Quand on parle de “croix” dans la Bible, on parle nécessairement de la mort de Christ. Car c’est au moment de Sa mort qu’Il nous a fait mourir à cette puissance de péché. Il n’y avait que la mort de Christ qui pouvait nous en libérer. Relisons ce passage de Paul :

“Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés (plongés) ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché” (Rom. 6 : 3-7).

N’est-ce pas clair ? Notre “vieil homme” a été crucifié avec Christ. Notre ancienne nature de péché a été mise à mort avec Christ ! Cela, afin que le “corps du péché” soit détruit, ou réduit à l’impuissance. Paul parle ici, non pas du corps physique lui-même, mais de la puissance de péché qui habite dans notre corps physique. Ce n’est pas notre corps physique qui est le problème, puisqu’il peut devenir un instrument de justice pour Dieu. Mais c’est la puissance de péché qui habite dans le corps physique, quand celle-ci n’est pas réduite à l’impuissance, et qu’elle contrôle encore nos pensées, nos sentiments et nos volontés et, par conséquent, notre comportement.

Paul nous dit clairement que nous pouvons, une fois que nous avons compris la vérité, livrer nos corps au Seigneur pour qu’ils deviennent des instruments de justice.

“Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là ! Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté” (Rom. 6 : 11-19).

Paul parle ici d’une victoire absolue sur la puissance de péché qui habite dans nos membres. Cette victoire absolue est déjà la nôtre dès à présent. Quand nous avons compris que la mort de Jésus nous a délivrés de la puissance du péché, nous pouvons reprendre le contrôle spirituel de nos membres, et les offrir à Dieu pour qu’ils soient des instruments de Sa justice. Car le péché n’a plus de pouvoir sur nous, même s’il demeure tapi dans nos membres, prêt à ressurgir si nous “oublions” la croix et ce que nous sommes en Christ.

Le fait de pouvoir “livrer nos membres” à Dieu nous fait entrer dans la sainteté pratique, au niveau de notre vie de tous les jours. Le péché qui habite dans nos membres, mais qui est vaincu par la croix, ne peut plus nous empêcher de manifester la sainteté et la perfection qui sont celles de notre esprit régénéré ! Et nous pouvons dès lors manifester cette sainteté et cette perfection “naturellement,” sans nous forcer. Car c’est alors notre vraie nature spirituelle qui peut librement s’exprimer. C’est en réalité Christ Lui-même qui peut s’exprimer au travers de notre nouvelle nature spirituelle.

Bien entendu, tout cela ne peut se faire que par la foi en la vérité. Mais si nous croyons en des mensonges, des fausses doctrines et des traditions humaines, nous ne pourrons pas libérer la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ, et nous resterons esclaves de la loi de péché qui est dans nos membres. Aucune bonne résolution, aucune fausse espérance, aucune détermination humaine, ne pourront venir à bout de cette loi de péché. La seule puissance qui peut en venir à bout, c’est la puissance de la croix et de la mort du Seigneur Jésus ! 

“Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu” (1 Cor. 12 : 18).

Un Chrétien qui ignore l’œuvre de la croix reste sous le contrôle de cette puissance de péché qui habite dans ses membres, et il ne peut s’en dégager. Car ce n’est que par la foi dans la mort de Jésus, et par la foi dans la mort de notre vieille nature de péché en Christ, que nous pouvons avoir une pleine victoire sur cette puissance de péché qui demeure dans notre corps, et qui s’appelle aussi “la chair.” 

Cette victoire nous est donnée par la résurrection de Jésus. Il n’est pas resté dans la tombe, mais Il est ressuscité, et la mort n’a plus de pouvoir sur Lui. Comme nous sommes en Christ, la mort, cette puissance de péché, n’a donc plus de pouvoir sur nous non plus, à condition que nous sachions, et que nous croyons ! En ressuscitant, Christ nous a ressuscités en Lui et avec Lui. Notre nouvelle nature sainte et juste nous a déjà été acquise dès le moment de Sa résurrection, et nous est donnée au moment de notre nouvelle naissance spirituelle.

“Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ” (Rom. 6 : 8-11).

La connaissance de la vérité nous permet de nous regarder comme morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Cela signifie que nous devons, par la connaissance de la vérité, changer complètement notre vieille manière de penser. Nous devons nous considérer nous-mêmes à la lumière de Dieu et de Sa Parole.

Nous ne pouvons plus, et nous ne devons plus, continuer à nous considérer comme si nous avions toujours notre ancienne nature de péché, qui serait toujours la nôtre après notre nouvelle naissance. Cette ignorance est fatale, car elle ne nous permet pas de marcher par l’esprit. Mais elle nous maintient sous la dépendance de la chair. D’autant plus facilement que l’ennemi est parvenu à nous faire croire que “la chair” est toujours notre vieille nature humaine, liée au péché et à la mort !

Chrétiens, ouvrez vos yeux spirituels ! Contemplez l’œuvre parfaite de Christ, et voyez-vous tels que vous êtes dans votre nouvelle nature d’enfants de Dieu ! Changez de mentalité et de comportement, maintenant que vous avez changé de nature ! Réalisez qui vous êtes en Christ, par la grâce souveraine de Dieu ! Comment allez-vous réussir à marcher dans la victoire sur le péché, si vous continuez à croire que vous avez toujours en vous une nature de péché ? Ne voyez-vous pas cette contradiction mortelle ? Vous ne pouvez pas être à la fois enfant de Dieu et enfant du diable ! C’est l’un ou l’autre ! Ou bien vous êtes nés de nouveau en Christ, et vous n’avez qu’une nature, votre nouvelle nature, sainte, juste et parfaite, que Dieu vous a donnée dans votre esprit régénéré, ou bien vous n’êtes pas nés de nouveau, et vous avez toujours une nature de péché et de mort ! Vous devez alors vous repentir et croire au Seigneur Jésus. Mais si vous êtes nés de nouveau, vous êtes une nouvelle création ! Pourquoi n’acceptez-vous pas de croire ce que Dieu dit que vous êtes en Christ ? C’est cette incrédulité qui bloque en vous la vie de l’Esprit et qui vous garde sous la domination de la chair !

Si vous savez la vérité, si vous connaissez la vérité, la vérité vous affranchira ! La vérité, c’est que nous avons déjà été libérés de la chair, de la puissance de péché et de mort qui nous dominait auparavant ! Nous pouvons maintenant marcher comme Christ, par Sa grâce et par la foi !

“(Jésus) dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira” (Jean 8 : 31-32).

Ces Juifs avaient bien cru en Jésus, mais ils restaient loin de la vérité, et ils étaient toujours esclaves du péché. Ils ne demeuraient pas dans la Parole du Seigneur. Ils ne connaissaient pas la vérité, et la vérité ne les avait donc pas affranchis.

C’est la situation de nombreux Chrétiens, qui restent esclaves des traditions des hommes et des doctrines de démons. Ils continuent à croire qu’ils ont deux natures en eux, une nature humaine et une nature divine. Cette fausse doctrine les maintient dans la confusion spirituelle, et ils sont incapables de se dégager de l’emprise du péché et de la chair.

Le Seigneur veut que la vérité de Sa Parole soit pleinement reçue par Ses enfants, sans mélange, sans rien qui soit ajouté ou enlevé !

Si nous insistons tellement sur ces vérités, si nous les exposons inlassablement sous tous leurs angles et dans tous leurs aspects, c’est que nous connaissons la puissance de libération de la Vérité ! Dieu veut que Ses enfants connaissent la Vérité ! C’est ainsi que ces contradictions mortelles seront éliminées, et que la vie abondante de Dieu pourra faire irruption, pleinement, dans tous les domaines de notre vie, pour nous permettre de marcher par la foi sur les traces de notre Seigneur Jésus ! Que Son Nom soit exalté et glorifié !

38 réponses à B37-Mettre en lumière nos mortelles contradictions !

  1. Voahirana dit :

    Merci encore pour cet article.
    J’ai quelques questions : Comment reconnaître que c’est vraiment la voix du Saint-Esprit?
    Je prie depuis quelque temps pour que je puise L’entendre d’une manière audible.
    Est-ce que le Seigneur nous parle à travers beaucoup de choses ?
    Cette prière est-elle suffisante ou bien faut-il que je fasse autre chose ?
    Merci pour votre aide

  2. Henri Viaud-Murat dit :

    Aujourd’hui, quand Dieu parle à Ses enfants, c’est-à-dire ceux qui sont Chrétiens, Il ne parle pas de manière audible (sauf exceptionnellement), parce qu’Il nous a donné Son Esprit, qui demeure en nous. Son Esprit nous parle dans notre esprit, en général par des intuitions ou des convictions. Mais ces intuitions ou convictions doivent être soigneusement contrôlées dans la Parole de Dieu, la Bible.
    Pour bien reconnaître la voix de Dieu, il nous faut donc d’abord bien connaître la Bible, et développer notre communion avec Dieu, par une vie désireuse de Lui obéir, et par notre amour pour la Vérité.
    Dieu peut aussi nous parler au travers des circonstances.
    De toute manière, nous devons être prudents en ce qui concerne la voix de Dieu, car l’ennemi peut aussi chercher à l’imiter. Mais Jésus nous a promis que Ses brebis entendraient toujours Sa voix! Nous devons donc Lui faire confiance!
    Que le Seigneur vous garde et vous dirige!

  3. Rawane dit :

    Bonjour
    Merci pour ce nouvel excellent article. Que Dieu vous bénisse pour votre fidélité et votre vie au service de Ses enfants.
    Je discutais de votre article avec une sœur de ma communauté qui a posé une question intéressante. J’aimerais avoir votre avis :
    Si c’est la mort de Christ qui nous a donné accès à Sa nature d’obéissance, à quoi a servi sa vie ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

  4. Henri Viaud-Murat dit :

    La Bible nous demande de marcher comme Jésus a marché, et Lui-même nous demande de faire les mêmes oeuvres que Lui. Justement, comme nous avons été libérés de la loi du péché par Sa mort, Sa vie nous montre à présent de quelle manière nous pouvons vivre aussi, exactement comme Lui. La vie de Jésus a manifesté Dieu le Père. Notre vie libérée du péché peut et doit manifester Jésus ! C’est tellement simple!

  5. christine sellani dit :

    C’est très vrai, il faut être prudent et vérifier dans la Bible si Dieu peut réellement vous conduire, comme certains par exemple, dans un remariage après divorce.
    Ils vous certifient que Dieu leur a montré la femme qu’Il leur réservait.
    Ils ne savent pas que l’ennemi peut leur faire croire n’importe quoi pour les entraîner en enfer.
    Les “responsables” ont une grande responsabilité dans les églises !

  6. christine sellani dit :

    Mon commentaire était pour Voahirana, je n’avais pas encore lu celui de Rawane.
    Merci cher frère Henri pour ce très bon message.

  7. Ketty dit :

    Merci, gloire à Dieu. Que Dieu te bénisse et te garde toujours dans la vérité. Enfin j’ai compris!

  8. Shérak dit :

    Merci pour cette vérité !!! Je suis chrétienne depuis longtemps et pourtant je continuais à croire en la co-existence de ces 2 natures: d’où les chutes récidivantes. Seigneur, merci parce que Ta parole me libère; je veux que Ton Esprit grandisse en moi, je veux marcher tous le jours dans la foi et la justice. Je sais désormais que c’est possible, non pas par une lutte acharnée et épuisante pour tenir mon corps de façon digne de Toi, mas parce c’est déjà acquis par Ta mort à la croix!!! Je suis depuis plusieurs années une nouvelle personne et je passais devant le miroir de Ta parole sans réaliser que Tu m’avais changée!! Pardon pour tant d’ignorance et merci parce que désormais, je sais que je peux tenir tête à l’ennemi, car Toi Tu as combattu et vaincu pour moi à la croix.
    Amen

  9. Yves L. dit :

    Mon frère, quand je lis ces paroles de La Parole, mon coeur se réjouit. Merci Seigneur pour Tes enseignements qui me donnent encore un peu plus d’éclairage dans ce monde où l’apostasie semble rendre le peuple aveugle! Toute la gloire à Jésus-Christ ! Amen.

    CITATION DANS LE TEXTE :
    “Il faut donc être parfaitement clair, et comprendre une fois pour toutes que “la chair,” la chair de péché, n’est pas notre “nature humaine,” ni notre “vieille nature.” Cette chair est une puissance de péché et de mort, qui n’a plus rien à voir avec notre nouvelle nature sainte et pure. La chair est une puissance étrangère, terrestre, satanique, qui continue d’habiter dans nos membres après notre nouvelle naissance.
    Mais cette puissance de péché a été réduite à néant, désactivée, réduite à l’impuissance, par la mort de Jésus-Christ. C’est là que réside toute la puissance de la croix et de la prédication de la croix.” MERCI!

  10. Nathalie dit :

    Peux-tu/Pourriez-vous écrire un article sur la mise en pratique du commandement ‘Honorez vos parents’ en répondant de façon pratique à de nombreuses situations que rencontrent les adultes nés de nouveau face à leurs parents catholiques/païens ? Je sais qu’il faut demander au Saint-Esprit mais aussi le conseil des Anciens de l’église, d’où les questions suivantes, entre autres :
    Par exemple, comment répondre à leurs attentes émotionnelles, alors que seul Dieu peut leur donner cet Amour Véritable qu’ils recherchent auprès de leurs enfants ? Comment définir le respect dans le cadre de «honorer nos parents», de façon pratique ? Comment faire si leur définition du respect n’est pas la même ? Par exemple, un désaccord peut être considéré comme un non-respect, à leurs yeux.
    Que faire et dire (autre que prier) lorsqu’ils sont exigeants, autoritaires, méprisants et qu’il n’est pas possible de répondre à leurs exigences ? Que dire si nos propos sont mal interprétés, tordus par l’ennemi et qu’il en résulte des accusations ? Faut-il se taire et ne pas tenter de se justifier, pour éviter d’éventuelles vaines discussions ? Comment faire face à leurs apitoiements et ressentiments ?
    Faut-il se garder de chasser les mauvais esprits qui les manipulent parce qu’on n’agit pas ainsi envers ceux que l’on doit honorer ? Peut-on alors demander à un frère ou une sœur de le faire pour nous ?
    Que faut-il dire et faire lorsqu’on est accusé de ne pas porter des fleurs sur les tombes aux diverses occasions établies par les Catholiques et donc qu’à leurs yeux, on déshonore nos aïeuls ? Je pense toutefois que l’on doit s’occuper de la réfection d’une tombe contrairement à la mauvaise interprétation littérale du verset de Jésus ‘Laissez les morts enterrer les morts’.
    Il est intéressant de noter que les descendants de Jacob ont honoré son souhait d’enterrement.
    Si ma mère exige de moi que j’aille embrasser mon père décédé allongé sur le lit avant la mise en cercueil et que je me recueille auprès de lui, suis-je en droit de lui désobéir ? Dois-je lui laisser mettre les bougies, etc. ? Je ne connais pas le reste de la procédure d’enterrement des Catholiques, notamment au cimetière, mais aimerais des conseils.
    Au sujet de la crémation, puis-je refuser d’aller au crématorium lors du décès de mon père qui a exprimé ce souhait ? S’il exprime le désir d’être né de nouveau peu avant sa mort, puis-je alors désobéir à son souhait de crémation ?
    Au niveau de l’obéissance aux parents, en tant qu’adultes, des conseils judicieux seraient utiles à certains qui sont dans la perplexité et voient la situation familiale comme une grosse montagne insurmontable ?

  11. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur, Il est sûr qu’il y aurait bien des choses à dire sur tous les thèmes que tu abordes! Le risque, c’est de faire une liste ou un catalogue de comportements, que l’on essayerait de retenir, et qui ne seraient pas vécus dans l’esprit. Par exemple, le Seigneur a dit à Ses disciples : “Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même; car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous” (Mat. 10:19-20). Je crois que c’est exactement ce que le Seigneur voudrait faire en nous, en toute occasion. Pour que l’Esprit de notre Père puisse parler en nous, nous devons toujours être dans l’Esprit et dans la foi, et croire que tout nous sera donné au moment où nous en aurons besoin, que ce soient nos paroles ou nos comportements.
    En effet, les situations et les personnes ne sont jamais les mêmes. L’Esprit peut nous demander dans un cas de parler, et dans un autre cas similaire de nous taire. Je dirais donc, bien que cela puisse ne pas te satisfaire, que nous devons chercher à être remplis de l’Esprit, et à rester dans la foi, en croyant que l’Esprit nous donnera toujours exactement ce que nous devrons dire ou faire.
    Nous devons certainement honorer nos parents, même en tant qu’adultes. Mais cela ne signifie pas que nous devons toujours obéir à ce qu’ils nous demandent, si c’est contraire à la Parole de Dieu ou à nos convictions profondes. Si nous sommes libres dans l’Esprit, nous pouvons faire certaines concessions par rapport à notre liberté, mais pas de compromis par rapport au péché. Je peux donc, par exemple, si cela fait plaisir à mes parents, aller entretenir une tombe, pour que cela leur serve de témoignage, mais pas entrer dans le culte des morts ou les prières aux morts, cela semble évident! De même, je peux exprimer mes désaccords dans l’amour et avec patience, en instruisant, jusqu’au moment où le Seigneur me demandera de me taire et de Le laisser agir, parce que j’en ai assez dit, et que cela ne sert à rien de toujours répéter. Je crois que nos parents qui ne sont pas convertis peuvent très bien discerner si nous les aimons ou non, malgré nos désaccords. Et si je suis injustement accusé, je dois l’accepter comme une grâce devant Dieu!
    Je peux aussi lutter contre des mauvais esprits qui les tiennent liés, sans nécessairement le faire devant eux! Les démons ont l’oreille fine! C’est une question de foi.
    En somme, nous devons agir selon la conviction intérieure que nous avons, et ne pas nous laisser imposer quoi que ce soit, alors que nous ne serions pas d’accord dans notre coeur. Tout en sachant que certaines de nos convictions peuvent évoluer, à mesure que nous recevons plus de lumière.
    Quant à la crémation, je suis d’avis que c’est une question de conviction personnelle. La Bible nous montre que les morts étaient en général enterrés, mais cite aussi quelques exemples de crémation dans l’Ancien Testament. Elle ne donne aucune interdiction formelle de la crémation, notamment dans le Nouveau Testament, pour l’Eglise de Dieu. Ce n’était manifestement pas un problème qui intéressait réellement l’Eglise, qui s’occupait avant tout des vivants. Et, surtout, Paul, dans 1 Cor. 13, dit bien : “Quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien…” Si Paul avait su que la crémation d’un corps était toujours une abomination devant Dieu, je ne crois pas qu’il aurait cité cet exemple dans un sens positif! De toute manière, tous les corps ressusciteront un jour, qu’ils aient été incinérés ou non! Que le Seigneur nous guide toujours dans la simplicité et la paix de la foi!

  12. Christy Phumbi dit :

    Merci infiniment!!!
    Que le Seigneur vous bénisse!!!!!

  13. Nathalie dit :

    Merci cher frère d’avoir pris la peine de répondre, notamment au sujet de la crémation, ce qui m’a vraiment éclairé.
    Par contre, j’avoue être choquée par ce propos “Je peux aussi lutter contre des mauvais esprits qui les tiennent liés, sans nécessairement le faire devant eux! ”
    Pour la foi (la vraie), je regrette, mais plus on la vit, plus elle grandit, et plus on y réfléchit, plus on la perd ! C’est mon expérience et celle d’autres frères et soeurs en Christ qui sont loin de mener une petite vie tranquille, la plume au bec. Donc je ne m’interrogerai pas là-dessus, comme tu sembles la mettre en question face aux situations brièvement exposées qui sont en fait très délicates et complexes lorsqu’on connaît les détails, bien davantage que tu pourrais l’imaginer, au vu de ce que tu crois…

  14. Henri Viaud-Murat dit :

    Je veux dire simplement que si le Seigneur nous montre qu’il y a des influences démoniaques dans la vie de certaines personnes, nous pouvons combattre ces démons dans la prière en dehors de la présence de ces personnes, si nous savons qu’elles ne seraient pas d’accord pour qu’on le fasse devant elles. Je ne vois pas ce qui peut être choquant.
    Tu as raison, ce n’est pas réfléchir sur la foi qui la fait grandir, mais c’est plutôt réfléchir sur la Parole! Et je crois aussi que nous pouvons faire confiance au Seigneur pour nous diriger dans toutes les situations complexes dont tu parles. Il a toujours la solution. En progressant avec Lui, nous pouvons aussi progresser dans la mise en oeuvre de Ses solutions!

  15. MADEKE Jules brice dit :

    Bonsoir frère!
    Je suis très content quand je passe une heure sur le net à vous lire, frère.
    J’ai un petit souci avec mon pasteur, qui demande à ses fidèles de l’appeler “papa pasteur,” et sa femme “maman pasteur,” sans oublier les autres pasteurs qui nous visitent, et non “pasteur untel” ou encore “frère ou sœur untel.” Je sais que dans Matthieu 23, on nous interdit d’appeler personne “papa,” sauf si s’est notre père biologique. J’ai été mal vu par toute l’assemblée, qui croit à tout ce que le pasteur lui dit. Je voudrais avoir plus d’information sur l’appellation des Chrétiens. Quand je parcours le Nouveau Testament, je ne vois que “frère” et “sœur” en Christ. Ou avons-nous trouvé ces appellations?

  16. Henri Viaud-Murat dit :

    C’est vrai que Jésus demande de n’appeler personne “Père,” et de réserver cette appellation à notre Père Céleste. Il est vrai aussi, comme Paul le disait aux Chrétiens qu’il avait évangélisés, que nous pouvons considérer ceux qui nous ont conduits au Seigneur comme étant nos “pères spirituels.” Ne faut-il pas plutôt voir dans ces appellations que vous citez une influence de la culture africaine, qui appelle volontiers “papa” les anciens? C’est plutôt charnel, certes, mais Il y a sans doute des choses bien plus graves dans les doctrines ou les pratiques de certaines églises!

  17. Nathalie dit :

    Cher frère Henri, tu dis que réfléchir sur la Parole fait grandir la foi. Et bien, je connais des chrétiens (qu’ils soient serviteurs à plein temps ou non) qui ont beaucoup réfléchi dessus, même prêché la foi ou bien proclamé leur grande foi en regardant de haut ceux qui n’avaient pas encore reçu « le fruit de leur foi ». Mais lorsque leur grande épreuve est arrivée, leur foi n’était manifestement pas au rendez-vous.

    Effectivement, pour les petits pépins et incidents d’une vie plutôt paisible, ils avaient la foi et des témoignages et pouvaient montrer que le vieil homme était bel et bien crucifié mais quand la grande épreuve est arrivée, la chair a repris ses droits avec tous les dégâts que cela a pu causer sur leur entourage.

    Je tiens à te mettre en garde, cher frère, sur les jugements que tu portes sur la foi et la marche dans l’esprit de ceux qui traversent des épreuves. J’ai entendu un prédicateur dire qu’il ne comprenait pas pourquoi les malades alités ne pouvaient pas prier et il s’est montré dur envers eux puis un jour, il est tombé gravement malade au point d’être alité et ne pouvait même pas prier. Dans un commentaire sur la dépression, tu dis « L’épuisement professionnel, par exemple, n’est que l’occasion saisie par la chair, qui profite de notre épuisement pour nous bombarder par ses pensées ou ses sentiments ». C’est ton opinion mais ce que tu dis n’est pas juste. La personne se trouve dans une situation de surmenage constant qu’elle ne peut pas éviter. Son organisme donne des signaux d’alerte mais elle les ignore jusqu’au jour où les fonctions vitales s’affaissent brutalement et la personne ne sait plus y faire face. On dit qu’elle « craque ». Son organisme est alors en dépression. Dans certains cas, il faut une hospitalisation sous perfusion car la personne n’arrive même plus à s’alimenter. Cela n’a rien à voir avec les pensées. Certains pasteurs et missionnaires trop sollicités trop longtemps, qui y sont passés, pourraient le confirmer.

    Il y a bien des chrétiens qui n’ont jamais connu la haute mer mais seulement le petit bassin et le grand bassin de piscine, avec les perches, les planches et les brassards. Ils essaient de donner des leçons de natation à ceux qui ont été propulsés en haute mer par les aléas de la vie, parfois avec des rudiments de natation, de faux et vrais mouvements de natation (vraies et fausses doctrines), et se refusent à les comprendre car ils n’ont connu que les eaux calmes où ils pouvaient faire leurs exercices de foi à leur aise. Ces chrétiens de la piscine ont effectivement tout un tas de béquilles, ces choses qu’ils prennent comme allant de soi et sur lesquelles ils s’appuient inconsciemment pour « rester dans la foi » et avoir leurs « victoires ». Leur foi est un mélange de vraie foi, de présomptions et parfois de chimères. Tant que la grande épreuve n’est pas arrivée, ils ne savent pas faire le tri. Il nous faut un christianisme réaliste et beaucoup d’humilité.

    Je te prie donc de te garder des explications de cause à effet, de faire des conclusions toutes faites mais d’avoir un regard plus large. Fort heureusement, j’ai la ferme conviction un Dieu d’équité qui est proche des faibles et des opprimés sinon je tomberais sous la condamnation que je n’ai pas la foi à cause du jugement ou des insinuations de certains. D’ailleurs, c’est curieux, pour certains, j’ai une grande foi tandis que pour d’autres, j’ai une foi faible.

    Comme quoi, la foi est bien subjective. À cet égard, le récit du naufrage de l’apôtre Paul est intéressant : pourquoi n’a-t-il pas pris autorité sur la tempête ? Pourquoi n’a-t-il pas été écouté et respecté à plusieurs reprises ? N’avait-il pas la foi ? Il était pourtant conduit par le Saint-Esprit, n’est-ce-pas ? Pourquoi a-t-il dû être coincé là et subir le naufrage, à cause des autres ? Jésus aurait pu le transporter sur l’île, comme Philippe. Enfin, j’en connais peu même parmi les frères qui auraient une constitution suffisamment forte pour affronter l’eau froide pour regagner le rivage après avoir mangé si peu depuis deux semaines. Soyons réalistes. Dans les « naufrages » de nos vies, le corps doit être aussi suffisamment robuste pour recevoir les chocs. Certains ont une nature plus délicate que d’autres. Alors considérons nos frères et sœurs avec le regard de Jésus et soyons honnêtes avec nous-mêmes.

  18. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur, Je suis tout à fait d’accord avec toi : si ces Chrétiens ou ces “grands hommes de Dieu,” qui étaient capables de bien parler de la foi, ne voyaient pas cette foi au rendez-vous, en temps de grande éprouve, c’est bien qu’ils n’avaient pas la foi nécessaire, ou qu’ils croyaient l’avoir, mais ne l’avaient pas. La foi se manifeste toujours par les oeuvres correspondantes. Si je dis avoir la foi, mais sans produire les oeuvres ou les actes correspondants, Jacques nous dit que cette foi est morte.
    La foi vient quand même de ce que l’on “entend” (comprend) de la Parole de Dieu. Il est donc bien nécessaire de méditer cette Parole, mais dans le but unique de la mettre en pratique. Si je me contente de la méditer, mais sans la mettre en pratique, ma maison sera bâtie sur du sable, et elle s’écroulera dans la tempête. Pierre avait la foi quand il marchait sur l’eau, mais il a coulé quand il s’est laissé impressionner par la tempête. Il a eu la bonne réaction: crier au Seigneur, qui l’a aussitôt secouru, et il est reparti sur l’eau, dans la foi!
    Je ne me permets jamais de juger, comme ce prédicateur dont tu parles, ceux qui sont faibles dans la foi. Si je prie pour un malade et qu’il n’est pas guéri, je sais que j’en suis responsable à cent pour cent, même si ce malade doit aussi apprendre à fortifier sa propre foi pour ne pas constamment dépendre des autres. Mais beaucoup de Chrétiens malades n’ont pas une foi assez forte pour s’en sortir tout seuls. Le plus triste, c’est qu’ils ne trouvent pas souvent, dans le Corps de Christ qui les environne, au moins un frère ou une soeur qui ait la foi pour eux! Pour ma part, je désire ardemment que le Seigneur continue à me travailler en profondeur, pour que je sois ce frère de foi qui puisse secourir ceux qui en ont besoin autour de moi. De même que je serais heureux, moi aussi, de pouvoir trouver un frère ou une soeur qui ait la foi pour moi, quand j’en manque!
    La vraie honnêteté est d’avoir reçu la lumière de Dieu pour savoir exactement où nous en sommes devant Lui, ce qui est encore charnel en nous, et ce que Dieu demande de nous. Nous ne devons pas accepter de nous laisser condamner par ceux qui pourraient nous juger selon l’apparence, mais nous devons accepter les “bons” jugements qu’ils pourraient prononcer sur nous selon la vérité. Nous devons savoir clairement où nous en sommes devant Dieu, et si nous avons encore de l’incrédulité ou pas. Car le Seigneur est toujours prêt à compléter ce qui manque à notre foi. Si je discerne qu’un frère est dans l’incrédulité, je ne vais pas le condamner, mais je vais essayer de l’aider à avancer dans la foi, en lui faisant prendre conscience de son problème, mais aussi en l’aidant à trouver la solution.
    Pour avoir la foi, il faut donc que nous ayons toujours une Parole de Dieu pour nous, qu’elle soit écrite ou révélée. Pour Paul, dans l’exemple que tu prends, il révèle lui-même qu’un ange de Dieu lui avait dit qu’il n’y aurait aucune perte concernant les personnes, et qu’il fallait qu’ils échouent sur une île. Si Paul avait arrêté la tempête, il aurait désobéi à Dieu, il ne se serait pas échoué à Malte, et tous les malades de Malte n’auraient pas été guéris! Que notre Père te bénisse!

  19. arthur dit :

    Je suis en accord avec l’enseignement du Frère Henri.
    Bien sûr, nous aimons au-dessus de tout nos frères et soeurs. Mais est-ce là un prétexte pour “vivre” dans l’incrédulité, dans cet “état” où nous pensons que le Seigneur ne peut nous guérir??
    Crierions-nous pas plutôt : “Seigneur, viens au secours de mon incrédulité,” comme le père de cet enfant possédé ?
    Cet Amour pour le Seigneur devrait nous pousser à Lui faire confiance dans “les piscines” , les “rivières” et les “mers” où nous nageons tous, selon la mesure de foi que chacun de nous a reçue !
    Merci, frère, de nous montrer et “corriger,” par la Lumière du Seigneur, nos erreurs et nos manquements de foi, non seulement dans la domaine de la guérison divine, mais aussi dans le domaine de la crucixifion de la chair et de la marche par l’Esprit.
    Que le Seigneur te bénisse encore plus … et merci.
    Arthur d’Allemagne.

  20. jeannette dit :

    Cher frère en Christ, comme beaucoup sur ce site, j’ai été aimantée par tous vos enseignements et ceux de Source de Vie, et je crois que cela vient du St-Esprit, car j’étais dans une impasse sur le plan spirituel. J’ai d’ailleurs beaucoup de questions sur le coeur à vous poser, mais j’aimerais pouvoir le faire en privé. Pourriez vous me communiquer vos coordonnées personnelles, s’il vous plait. Je vous en remercie d’avance.
    Ma question, en ce qui concerne cet enseignement, est la suivante :
    que nous reste-t-il de notre nature humaine concrètement, si tout est à jeter par dessus bord? Jésus lui même, n’a-t-Il pas fait preuve de nature humaine, en pleurant devant le tombeau de Lazare, alors qu’Il savait qu’il allait être ressuscité ? Si j’ai bien compris, ce que je crois être, ne doit plus exister devant Dieu, car je suis morte avec Christ, en Lui sur la croix. Mais alors, nous serions tous identiques à la nouvelle naissance ? Il nous reste forcément une personnalité propre à chacun, l’ expression, un tempérament….sinon nous serions des clones, et nous devons être forcément différents, car Dieu aime la diversité, car chacun a sa propre personnalité et cela me paraît être une bonne chose. Dieu va se servir de ma façon de présenter l’évangile pour toucher telle personne, alors qu’avec telle autre cela n’aurait pas marché, par exemple… Je bloque là-dessus, je n’arrive pas à comprendre ce qu’il nous reste pour fonctionner en temps qu’être humain, si nous devons nous dépouiller de notre vieil homme ? Il nous reste forcément quelque chose de notre ancienne nature, car si Christ investit tout mon être, je ne reflèterai jamais votre personnalité, alors cela veut forcément dire, que nous gardons chacun notre vécu propre en nous-mêmes ,non? Merci d’avance pour votre réponse. Que Dieu vous bénisse et continue à vous encourager et vous soutenir vous et votre famille, car comme beaucoup, apparemment, j’ai besoin d’être rectifiée dans ma compréhension de la croix.

  21. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur, Votre réponse montre à quel point nous sommes tous conditionnés par notre “ancienne nature” quand nous venons à Christ. Christ avait une nature humaine parfaite, qui n’était nullement contaminée par le péché et la mort. Notre “vieille nature,” c’est l’esprit (notre être intérieur profond, qui est notre “homme spirituel”) que nous avions avant notre nouvelle naissance. Notre esprit était plongé dans la mort depuis notre conception terrestre. Tout ce que nous étions avant notre conversion, notre éducation, notre personnalité, notre caractère, était entièrement conditionné par cette nature de péché et de mort spirituelle. La “mort” est une puissance spirituelle, et c’est elle qui nous contrôlait entièrement.
    Quand nous passons par la nouvelle naissance, c’est notre ESPRIT qui est recréé à neuf en nous, à l’image de Jésus. C’est cet esprit régénéré qui constitue l’homme nouveau en nous. La nature, la personnalité et le caractère de cet “homme nouveau” sont radicalement différents de ceux de notre “vieil homme,” qui est à présent mort et enterré en Christ.
    Mais la mort et le péché, s’ils ne sont plus dans notre esprit, restent attachés à notre corps physique. En outre, notre âme, notre centre de conscience intérieur où se manifestent nos pensées, nos sentiments et nos volontés, reste sous l’influence de cette puissance de péché qui reste présente dans notre chair physique. Le mot “chair” dans la Bible peut donc avoir deux sens très différents : il peut concerner la chair de notre corps physique, qui n’est pas mauvaise en soi, mais aussi la puissance de péché qui demeure fixée à ma chair physique, et que Paul appelle aussi “la chair.” Cette “chair de péché” ne se convertit pas à notre conversion ! Et c’est elle qui a modelé ma “personnalité” et mon “caractère” avant ma conversion ! Ma chair de péché a exactement la même personnalité et le même caractère que mon “vieil homme” ! Elle a des désirs, des pensées, des volontés contraires à ceux de mon esprit nouveau. Tout ce qui peut rester de mauvais en nous aux yeux de Dieu ne provient pas de notre esprit régénéré, mais provient de la chair de péché qui peut encore nous contrôler et se manifester dans notre vie.
    Tout notre problème consiste donc à nous dépouiller de tout ce que nous étions avant, et qui reste encore manifesté en nous, dans notre vie pratique, pour nous revêtir de cet “homme nouveau” que Christ nous a déjà donné. Beaucoup de Chrétiens ne se doutent même pas de la qualité, de la beauté et de la splendeur de cet “homme nouveau,” “créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité (Eph. 4 : 24),” et qui fait de nous des fils et des filles du Dieu vivant, à l’image de Christ ! Il nous faut littéralement apprendre à découvrir ce que nous sommes en Christ, et c’est cela notre vraie personnalité nouvelle !
    Dans le Royaume de Dieu, ces créations nouvelles, que sont les Chrétiens nés de nouveau, sont toutes semblables, et pourtant toutes différentes, comme dans la création physique !
    La chair de péché voudrait bien que nous restions comme nous étions auparavant ! Elle n’a nulle envie de mourir et de passer par la croix ! Si nous voulons rester, en gros, ce que nous étions avant notre nouvelle naissance, dans notre personnalité et notre caractère, nous passerons à côté de notre héritage céleste! Nous devons donc demander au Seigneur qu’Il nous ouvre les yeux sur la beauté du don qu’Il nous a fait, dans Sa grâce, de cette nature nouvelle en Christ, qui est la vraie demeure de l’Esprit de Dieu en nous. Mais nous devons aussi Lui demander de nous ouvrir les yeux sur tout ce qui est encore charnel dans notre âme et notre vie de tous les jours ! Il nous ouvrira les yeux, et nous verrons alors la splendeur de l’oeuvre de Christ. Il nous faudra ensuite apprendre à marcher concrètement selon cet esprit nouveau qu’Il nous a donné. Par Sa mort, Christ a entièrement mis à mort l’ancienne création, et par Sa résurrection, Il nous a entièrement recréés à neuf dans notre esprit. A présent, il faut que cette nouvelle création paraisse dans notre vie concrète. C’est l’oeuvre du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu dans la vie de ceux qui veulent pleinement connaître et marcher dans la Vérité ! C’est l’oeuvre du Seigneur Lui-même dans l’être entier de ceux qui croient !

  22. claudine dit :

    Cher frère bonjour,
    Je viens de parcourir le message de l’article ci-dessus, et je m’en rejouis beaucoup, car maintenant je comprends la différence entre la chair de notre corps physique et la chair de notre vielle nature ou encore le vieil homme, qu’il nous faut crucifier, en vue de mener une vie agréable à DIEU. Etant donné que nous sommes Ses enfants, nous n’avons pas une double personnalité. Pour cela je vous remercie beaucoup. Ma question est la suivante: de quelle chair le Seigneur JESUS a voulu parler lorsqu’Il priait dans le jardin de Gethsémané, avant Son arrestation et qu’Il trouva Ses disciples endormis, et qu’Il avait dit a Pierre : Mattieu 26:40-41. Car à propos de mon commentaire sur l’article : VAINCRE LA DEPRESSION, vous aviez dit que la chair est PUISSANTE, même avec nos propres efforts, nous ne pouvons pas parvenir à la sanctification, mais grâce à l’oeuvre de la croix, et par l’Esprit-Saint agissant en nous, nous le pouvons, et les saintes Ecritures nous disent que la chair et le sang ne peuvent pas hériter le Royaume de DIEU. De qu’elle chair s’agit-il? C’est les deux a la fois, car à l’enlèvement de l’Eglise, les morts en JESUS-CHRIST auront des corps incorruptibles et les vivants auront des corps immortels. Les Ecritures nous ordonnent de faire mourrir LA CHAIR c’est-à-dire de crucifier le vieil homme. Selon mon entendement il s’agit bien des deux à la fois qu’il nous faut maîtriser ou crucifier, car sans nos corps physiques les péchés ne peuvent pas dominer sur nous. Autrement dit, les morts ne peuvent plus commettre les péchés, car ils ne possèdent plus la chair ou leur corps physique.
    Que DIEU vous bénisse en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur.

  23. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur,
    Les choses sont plus simples que vous ne le pensez! Notre corps physique n’est pas mauvais en soi, puisqu’il peut être un instrument de justice pour le Seigneur. Ce qui est mauvais, c’est la puissance de péché qui est attachée à notre corps physique. C’est cette puissance de péché que Paul appelle aussi “la chair.” C’est cette puissance de péché que Jésus a faite mourir à la croix, pour qu’elle ne domine plus sur nous. Elle va rester présente dans notre corps physique, mais elle ne nous contrôlera plus et ne nous dominera plus, si nous connaissons la puissance de la croix et si nous sommes dans la foi en l’oeuvre de Jésus.
    Par ailleurs, cette chair de péché N’EST PAS notre vieille nature. Notre vieille nature, c’est l’esprit que nous avions avant notre nouvelle naissance. Quand nous nous convertissons à Jésus, Il pardonne nos péchés, et Il recrée en nous un esprit nouveau, saint et pur, qui remplace notre esprit ancien. C’est cet esprit nouveau qui est “l’homme nouveau” en nous. Vous devez savoir que notre esprit est un “homme intérieur” complet, avec une tête, des bras, des jambes et une forme! Notre corps physique n’est que le “double” matériel et visible de notre “homme intérieur spirituel.”
    Si notre “vieil homme” est déjà mort, il reste en nous, dans nos membres physiques, la chair de péché, qui a la même nature et le même caractère que notre vieil homme. Elle a les mêmes désirs, les mêmes pensées et les mêmes volontés que nous avions dans notre ancienne nature non régénérée. C’est pour cela que la chair parvient à faire croire à tant de Chrétiens que notre ancienne nature est toujours vivante, parce que nous pouvons ressentir en nous les mauvais désirs et les mauvaises pensées de la chair, et croire que cela vient toujours de “nous.” Alors que cela ne vient pas de notre nouvelle nature régénérée en Christ, ni de notre ancienne nature qui est morte. Mais cela vient de la chair, qui est une puissance reliée à Satan et de la même famille que Satan, et qui demeure dans notre corps physique!
    Il faut donc que le Seigneur nous montre, si nous le désirons vraiment, tout ce qui est encore inspiré et contrôlé par la chair en nous, dans nos pensées, nos sentiments, nos volontés, notre caractère et nos habitudes, pour que nous puissions y renoncer et nous en dépouiller par la foi, pour nous revêtir de l’homme nouveau que nous sommes en Christ, et qui est déjà “créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Eph. 4:24).
    Il faut revenir constamment à ces simples vérités, car nous avons été trop conditionnés par notre passé de péché et de mensonge, et aussi par tant de fausses doctrines qui circulent. Mais le Seigneur a promis de nous conduire dans toute la Vérité! Qu’Il le fasse donc pour vous, comme pour nous tous Ses enfants!

  24. Eric.H dit :

    Mon grand frère,
    En ce qui me concerne, et je vais être transparent, c’est que je tends souvent à croire que je peux lutter contre ma chair. Et lorsque j’échoue évidemment, je me condamne. Ce que je comprends, c’est que Dieu ne nous a pas appelés à nous battre contre elle. Seul Lui peut la détruire, et Il l’a fait a la croix. Corrige-moi si j’ai tort. S’agit-il d’un combat ou non ?
    J’ai parfois l’impression que je pourrais mieux lutter contre un mauvais esprit que contre ma propre chair !!! Voilà depuis plus de 8 ans que je suis converti, et je me repose toujours les mêmes questions sur cette chair. Et mes frères ont toujours la même approche !! J’en ai vraiment plus qu’assez.
    Je lis dans Jacques : Heureux celui qui supporte patiemment la tentation… Il recevra la couronne de vie. Et il dit plus tard que cette tentation ne vient pas de Dieu, mais de nos propres convoitises (donc la chair). Devons-nous donc supporter cette chair si patiemment ? La croix et la résurrection, la marche par l’Esprit sont la seule solution. Alors crois-tu que le problème vient de notre foi dans nos échecs parfois ?
    Ton frère qui t’aime et qui t’attaque toujours avec plein de questions. Merci.

  25. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère, Ce que tu décris, tous les Chrétiens l’ont connu un jour ! Même Paul dans Romains 7 ! Effectivement, Jésus, par Sa mort, a réduit la chair de péché à l’impuissance. Il l’a faite mourir, mais nous aussi, nous devons ensuite la faire mourir concrètement dans notre vie, par notre foi en l’oeuvre de Christ. Le combat contre la chair n’est pas un combat classique, c’est un combat de la foi. Et si nous sommes dans la foi, nous ne combattons plus comme avant, par notre volonté et nos résolutions, mais nous combattons pour RESTER en permanence dans la foi, c’est-à-dire les yeux fixés sur Christ et sur Son oeuvre.
    Les convoitises de la chair deviennent les nôtres quand nous sommes identifiés à la chair, au lieu d’être identifiés à notre nouvelle nature spirituelle en Christ ! Dès que la chair lève la tête pour tenter de nous contrôler, si, AVANT CE MOMENT, nous sommes déjà conscients de notre position spirituelle en Christ, conscients de ce que nous sommes en Lui, conscients de la valeur de la mort et de la résurrection de Jésus, conscients de la puissance de la croix comme instrument de séparation absolue entre la chair et nous, dans notre nouvelle nature, alors, sans efforts, dans le repos de la foi, nous verrons que la chair ne nous dominera plus, et nous verrons se manifester naturellement la vie de Christ au travers de notre nouvelle nature régénérée, de notre esprit nouveau. C’est simplement cela, marcher par l’esprit !
    Au début, l’apprentissage qui consiste à rester sans cesse les yeux fixés sur Jésus et sur Son oeuvre peut sembler difficile, car nous avons trop été conditionnés à marcher sous la domination du péché et de la chair. Mais, plus tard, cela devient une habitude normale. Il est naturel que notre nouvelle nature finisse par se manifester naturellement ! Si le pécheur n’a aucun effort à faire pour pécher, c’est parce qu’il est complètement habitué à marcher selon sa nature de péché. De même, un enfant de Dieu qui réalise la puissance de la croix, et la qualité du don que Christ lui a fait en lui donnant une nouvelle nature semblable à la Sienne, où Lui-même vient demeurer, cet enfant de Dieu n’aura plus aucun effort à faire pour laisser la justice de Dieu se manifester naturellement dans sa vie ! Quel repos !

  26. Jean-Luc dit :

    Chers tous, cher Henri,
    Si cela peut aider (puisque cela ma aidé à saisir par la foi ce que mon Père céleste a prévu pour mon nouveau moi !). Je vais exposer un exemple pour imager ce qu’Henri explique ! La gravitation est le phénomène d’interaction physique qui cause l’attraction réciproque des corps massifs entre eux, sous l’effet de leur masse. Il s’observe au quotidien en raison de l’attraction terrestre qui nous retient au sol. Prenez une pomme dans la main et soulevez-la à 20cm au-dessus d’une table. Elle ne tombe pas tant qu’elle est soutenue dans votre main ! Ouvrez la main, la pomme tombe. La pomme est attirée vers la terre. Il y a là une loi naturelle d’attraction terrestre. Pour empêcher la pomme de tomber, il a fallu exercer une force plus puissante que celle de l’attraction terrestre, d’une part pour soulever la pomme et d’autre part pour l’empêcher de tomber ! Nous n’avons pas besoin de faire de la musculation pour effectuer cette expérience, même un enfant le prouve facilement ! Ce qui m’interpelle dans cette expérience, c’est que nous sommes capables d’exercer une force plus grande et plus puissante que la force de l’attraction terrestre, sans nous en rendre-compte et même sans-y penser ?
    Une fois que nous naissons de nouveau selon Rom. 8:2. Parce que la Loi de l’Esprit de vie qui est en Jésus-Christ, m’a affranchi de la Loi du péché et de la mort. Nous naissons de l’Esprit (voir explication d’Henri !), une nouvelle Loi, la Loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a libéré de la Loi du péché et de la mort. Les lois naturelles, charnelles sont toujours présentent et peuvent mêmes exercer encore leurs effets mais une nouvelle Loi plus grande et plus puissante annule l’effet des autres lois. Nous n’avons pas besoin de faire de la musculation spirituelle pour vivre et marcher par cette nouvelle Loi, nous n’avons qu’à croire ce que dit la parole de Dieu et saisir par la foi les bienfaits de cette nouvelle Loi de l’Esprit de vie qui régit maintenant notre vie de chaque instant. C’est la pure grâce de Dieu, la main de Dieu que je saisis par la main de la foi ! Revenons à la simplicité qui est en Christ ! Personne n’a eu besoin de formation pour comprendre la loi de la gravitation afin de porter une pomme !
    Personne n’a besoin de formation pour comprendre la Loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ, il faut simplement naître de nouveau, naître de l’Esprit et croire ! De plus, la loi de la gravitation est réelle et nous ne l’a voyons pas mais nous en subissons ces effets. De même pour la Loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ, elle est réelle, nous ne l’a voyons pas mais nous pouvons saisir par la foi Ses effets. Entrons dans la simplicité de cette dimension nouvelle de l’Esprit ! Cette nouvelle Loi spirituelle devient le «naturel» de ceux qui marchent par l’esprit ! Je saisis par la foi, la révélation du Saint-Esprit, que la Loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a libéré de la Loi du péché et de la mort. Je suis donc libre de laisser agir librement l’Esprit-Saint au travers de cette nouvelle Loi, par mon esprit régénéré, afin de conquérir et de soumettre mon âme et mon corps à Ses effets vivifiants en esprit et en vérité ! Comme nous sommes crucifiés avec Christ, ce n’est plus nous qui vivons mais Christ qui vit en nous et que Celui qui nous appelle est fidèle, c’est pourquoi Il fera ces choses en nous. (Gal 2-20 et 1 The 5-24).

  27. gigi97 dit :

    Salut, cher frère, J’aimerais savoir, en ce qui concerne la révélation de l’oeuvre de la croix, comment cela se passe. Parce que, depuis que j’ai écouté votre enseignement là-dessus, j’ai demandé au Seigneur de me le faire comprendre spirituellement, mais je ne vis toujours pas la vie crucifiée que je désire tant.
    Donc, je ne sais pas s’il y a des frères et soeurs qui ont reçu une révélation de l’oeuvre de la croix et qui, après, ont vu radicalement changer leur vie spirituelle. Si c’est le cas, j’aimerais connaître vos témoignages. En ce qui vous concerne, frère Henri, quel conseil vous pouvez me donner, et comment cela c’est passé pour vous concernant la révélation ? Que le Seigneur Jésus vous bénisse tous !

  28. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère, Nous ne pouvons marcher par l’esprit que par la foi. Et, dans ce domaine, la foi nous vient de notre compréhension de l’oeuvre de Jésus à la croix, de la signification de Sa mort et de Sa résurrection, pour nous concrètement. Une vraie foi change radicalement notre vie pratique ! La foi nous fait pénétrer dans une réalité spirituelle qui existe déjà dans le Royaume de Dieu, et qui ne peut se manifester dans notre vie pratique que lorsque nous avons compris et accepté cette réalité. Par exemple, réaliser en quoi consiste la nouvelle naissance, réaliser que Dieu a créé en nous, dans notre esprit, une nature nouvelle à l’image de la Sienne, réaliser que nous avons une nouvelle personnalité en Christ, réaliser que la puissance de péché qui nous dominait a été vaincue par la mort de Jésus, même si cette puissance continue à exister dans notre corps mortel, tout cela ne peut que provoquer des conséquences révolutionnaires dans notre comportement concret, si nous le croyons ! Le conseil que je pourrais donc vous donner serait de continuer à méditer ces vérités devant le Seigneur, en comptant sur Son Esprit et sur Sa Parole pour vous éclairer et pour vous conduire dans toute la Vérité. Je crois que tout ce que j’ai écrit récemment sur mon blog peut aussi vous aider concrètement, parce que c’est l’appel qui est le mien : aider les enfants du Seigneur à mieux comprendre l’oeuvre du Seigneur Jésus, les aider à mieux comprendre ce que c’est que marcher par l’esprit, et les aider à mieux dépendre directement du Seigneur, par Son Esprit qui demeure en eux. Soyez certain que si vous voulez connaître la Vérité, vous la connaîtrez ! Elle vous affranchira, et vous pourrez apprendre du Seigneur à marcher dans cette liberté !

  29. Hervé P dit :

    Henri, tu dis :
    “C’est ainsi que le salut par la foi en l’œuvre de Christ à la croix, qui est aussi le salut par la foi en Sa mort expiatoire, a été remplacé par le salut par la foi en l’exemple de la vie de Christ et par nos propres œuvres. La vie de Christ devient plus importante que Sa mort, et la croix perd toute Sa puissance. Une telle doctrine annule l’œuvre de la croix. Tout ce qui touche à l’œuvre de la croix ne peut qu’avoir une origine satanique.”
    — Et il a fallu une loi pour que l’homme se rende compte qu’il ne pourrait jamais se rendre agréable à Dieu par ses propres forces ! Cette loi, c’est «le salut par les œuvres». Or, nous savons que «la loi n’a rien amené à la perfection car la chair la rendait sans force» ! C’est pourquoi «il y a eu changement de loi» dans la mort de Jésus-Christ et, fait important, c’est à la date de la MORT de Jésus-Christ que la Nouvelle Alliance a été introduite dans le monde.
    — Pourtant, la chair se manifeste dans le fait qu’on a pris l’an 0 de notre calendrier sur la date supposée (cachée) de la NAISSANCE de Jésus-Christ, et non sur la date clairement définie (révélée) de Sa MORT ! Et c’est cette confusion qui fait de l’œuvre de Jésus-Christ vivant (la loi) l’espérance de salut, alors que c’est dans Sa mort (la grâce) qu’on est sauvé.
    — Continue, Frère, à nous éclairer ainsi par la puissance de l’Esprit de Dieu !
    — Sincères amitiés fraternelles et toutes bénédictions, au Nom de Jésus-Christ !

  30. FARAH dit :

    Grand frère HVM!
    Sachant que toute la vieille nature est mauvaise, pourrie, même les “qualités” que le monde étiquette de “bonnes” comme l’altruisme, la bienveillance, la patience… Comment savoir dans la vie pratique, après la nouvelle naissance que c’est maintenant le caractère de Jésus qui se manifeste à travers l’esprit régénéré et non plus l’amour, la patience, la bienveillance…charnels de notre vieille nature ?
    Merci beaucoup, grand frère !

  31. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur, notre vieille nature est morte et enterrée en Christ ! Ce qui reste de mauvais en nous, après notre nouvelle naissance, ne vient pas de notre “vieille nature,” mais de la chair, qui est une puissance de péché qui reste présente dans notre corps mortel. Cette chair nous trompe en nous faisant croire que notre vieille nature n’est pas morte, car elle possède les mêmes caractéristiques que notre vielle nature, comme tout ce qui appartient à la famille de Satan. La chair, en fait, possède les caractéristiques du caractère de Satan lui-même ! Il est vrai que la chair manifeste aussi des “qualités” qui ressemblent aux vraies qualités de l’esprit, mais qui doivent être remplacées par celles de l’esprit. Seul le Saint-Esprit peut nous donner ce discernement, au travers de toutes les épreuves que nous pouvons traverser. Les “qualités” de la chair ont leurs limites, la “patience” de la chair a ses limites. C’est aussi pour cette raison que le Seigneur permet dans notre vie des épreuves, pour que nous puissions voir ce qui “sort” de notre bouche et de notre comportement, quand nous sommes dans l’épreuve. Les Hébreux qui étaient sortis de l’Egypte formaient bien le peuple de Dieu, mais ils ne savaient pas eux-mêmes à quel point ils étaient charnels. Il a fallu les épreuves successives du désert pour qu’ils voient ce qui sortait de leur bouche et de leur comportement, quand les choses allaient mal pour eux. Dieu attendait qu’ils se repentent, qu’ils se soumettent, et qu’ils attendent un miracle de la part du Seigneur. Mais la plupart ne Lui ont pas été agréables, puisqu’ils sont morts dans le désert. Leur vrai désert était en fait le désert de leur chair ! Ceux qui ont accepté de franchir le Jourdain, qui est le fleuve qui représente la croix, la mort à soi, la capitulation devant Dieu, et la consécration totale de la foi, ceux-là ont pu entrer dans le repos de la foi et dans le pays de Canaan. Pour nous, Chrétiens, tant que nous marchons selon la chair, nous marchons dans un désert spirituel. Quand nous acceptons la croix, nous franchissons notre Jourdain, et nous pouvons entrer dans le pays de Canaan, qui représente la marche par l’esprit dans la victoire.
    Nous devons savoir que nous possédons déjà, dans notre esprit nouveau, par un don de Dieu en Christ, toutes les qualités qui nous sont nécessaires pour manifester Christ et marcher par l’esprit.

  32. FARAH dit :

    Eh oui, effectivement, la vieille nature est morte et enterrée avec Christ. J’ai compris l’enseignement et j’aurais dû dire “qualités” provenant de la tromperie de la chair. Mais vous avez bien répondu: il nous faut l’esprit de discernement. Merci, grand frère!

  33. diane dit :

    Cher frère Henri,
    J’ai à coeur de partager ce que j’ai expérimenté au début de ma conversion. j’avais trente-cinq ans, lorsque j’ai connu le Seigneur. J’ai commencé à fumer à l’âge de quinze ans, donc, cela faisait vingt ans que je fumais, et, à plusieurs reprises, j’avais cessé de fumer, mais c’était toujours un combat, et je recommençais. J’avais arrêté pendant quatre ans, une fois, mais j’avais toujours le goût de fumer, puis un jour, j’ai recommencé. Par la suite, j’ai fumé encore plus qu’avant, (2 gros paquets par jour).
    Donc, AU DÉBUT DE MA CONVERSION, J’AI CRIÉ A Dieu, je voulais cesser de fumer, et je me souviens tres bien d’avoir dit au Seigneur, tu sais Seigneur que j’ai souvent cessé de fumer. mais que j’ai toujours recommencé, je te demande s.v.p. aide-moi, je n’y arrive pas par mes forces, si tu ne m’aides pas, je n’y arriverai pas, tu dis que tu m’as délivrée à la croix de l’esclavage du péché, c’est correct, j’arrête, mais avec ton aide, s.v.p., merci que tu enlèves le goût et le besoin de la cigarette.” J’ai cessé de fumer, j’ai gardé mon paquet de cigarettes pendant une semaine : j’ai connu, alors, la vraie délivrance. j’avais eu à coeur de jeûner quelques jours. Cela va faire vingt ans bientôt que je suis libre. J’ai connu la liberté DE D’AUTRES ESCLAVAGES, ET JE RENDS GRACE AU SEIGNEUR POUR LA LIBERTÉ QU’IL M A ACQUISE A LA CROIX.
    (J’aime beaucoup le verset (EPHE 4 : 24) qui dit que notre homme nouveau a été créé dans une sainteté et une justice que produit la vérité. Oui, créé à l’image de Jésus-Christ. Nous sommes parfaits en Jésus).
    C’est certain que dans ma vie, même encore, il y a la chair qui contrôle parfois, mais par la grâce et par la foi, je désire marcher par l’Esprit . Et C’EST BIEN DE ME RAPPELER ce qui s’est passé au début de ma conversion, DE CROIRE QUE JE SUIS LIBRE, QUE JESUS, à la croix, m’a affranchie. COMME TU DIS, MON FRERE, C’EST PAR LA FOI. JE PRIE LE SEIGNEUR POUR UNE RÉVÉLATION ENCORE PLUS GRANDE DE QUI JE SUIS EN LUI.
    SOIS BENI MON FRERE.

  34. Sile dit :

    Gloire à Dieu, au plus haut des cieux ! J’ai envie de résumer que l’expression :”chassez le naturel, et il revient au galop” fait définitivement parti du passé quand on est en Jésus-Christ amen !!!

    Je rends gloire à l’Éternel Mon Père 3x Saint, d’avoir conduit mes lectures ce soir de diverses manières et d’y avoir répondu itou. Je m’écrie “Loué soit L’Éternel et je suis délivrée de tous mes ennemis”, car ce soir j’ai saisi une nouvelle délivrance.Sa Parole est une lampe à mes pieds, Jésus est ma lumière sur mon sentier et je le bénis de tout mon être, de toute ma force, alléluia !!!

  35. Sile dit :

    (en réponse à une demande de témoignage ci-dessus, j’ai eu envi de partager une “petite” expérience, si vous acceptez)

    Comment peut-on identifier la nouvelle nature ou la “manifestation” de la nouvelle nature de Jésus en nous ? Par exemple :
    Manifestations de réactions calmes et saines dans une situation délicate que par mes propres moyens je n’aurai jamais pu exprimer ni contrôler. Que je n’aurai jamais eu idée de présenter ainsi, ni avec douceur et respect, sans précipitation aucune, sans honte aucune tout en restant ferme.
    Et une conviction solide de vivre quelque chose qui dépasse mes propres moyens humains, mon propre entendement humain.
    Un sentiment fort d’avoir laissé s’exprimer le caractère et le témoignage de Dieu au travers de soi pour les autres(dans quelle mesure, je n’en ai aucune idée, n’y voyez aucune prétention, svp)

    Il faut qu’Il (Jésus) grandisse (en moi), et que je diminue.(c’est rarement agréable, car cela peut faire mal, mais quels trésors inestimables en découlent!)

  36. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Sile, l’expression” il faut qu’il croisse et que je diminue” est employée par Jean-Baptiste, qui était toujours dans l’ancienne alliance. Mais pour nous, c’est différent! Dieu nous a donné une nouvelle nature à Son image. Cette nouvelle nature n’a pas besoin de diminuer, mais elle doit au contraire se manifester pleinement, car elle est créée à l’image de Jésus, et conçue par Dieu pour permettre à Christ de Se manifester au travers de nous! Ce qui doit diminuer et disparaître, c’est l’emprise de la chair, et ses manifestations dans notre vie!

  37. Sile dit :

    Merci Seigneur de me conduire dans ta vérité. Frère Henri, merci de rester proche de notre Dieu.
    Votre réponse et explication concernant l’expression “il faut qu’Il croisse et que je diminue” confirme ce que le Seigneur à déposé ce jour-même dans mon cœur.

    J’ai réalisé une fois de plus, quand le Seigneur nous révèle sa Parole, le combat à mener pour refuser “en esprit et en actes” (en actes = en vérité ?) ces nombreuses pratiques et habitudes erronées (croyances, traditions, culture, doctrines, etc)….et qui ont tendance à vouloir rester plus ancré encore, alors qu’elles-mêmes ont été dévoilés, mises à nu par la lumière de Dieu.Les ténèbres n’aiment décidément pas La Lumière, mais gloire à Dieu elles ont déjà été toutes vaincues !!

    Je ne sais plus ou j’ai lu ça, que Jésus était obéissant par nature, mais qu’il fallait que cette obéissance se soit manifestée en acte. Et qu’il en va de même pour moi, que j’ai tout reçu et que je dois veiller à laisser manifester maintenant et notamment l’obéissance. Cependant, je me sens concerné par le verset qui parle de lutte dans mes membres… si j’ai bien saisi, il s’agit de cette chair de péché qui guerroie dans nos membres, chair de péché qui s’oppose à l’esprit ?

    Je rends Gloire à Dieu de ce que sa Parole est vivante. Je m’excuse de ce post un peu long.Je ne peux pas taire que Dieu est grand, si merveilleux, il opère dans ma vie des choses si merveilleuses. Ma reconnaissance est si faible et Son Amour si grand, je suis confondue…………..Il y a un Dieu, oui, et il bien vivant !

  38. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Sile, la chair est une puissance de péché fixée au niveau de nos membres, de notre chair physique. Mais elle n’est plus notre vraie nature en Christ, qui est notre “homme nouveau, ” notre esprit régénéré. Entre la chair et notre esprit, il y a la croix, qui st un obstacle infranchissable pour la chair, si, dans notre être conscient, nous savons quelle est notre position spirituelle en Christ! Ce qui fait que, quand nous sommes consciemment dans cette position, nous n’avons plus à lutter contre la chair. Nous avons à rester dans cette position par la foi, et à laisser la vie de Christ s’exprimer naturellement en nous et au travers de nous!

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 1 349 followers