B39-Comment…? Ne savez-vous pas ces choses ?

Article de Henri Viaud-Murat. 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul, sur un ton de reproche, leur dit par dix fois : “Ne savez-vous pas que …” Ces choses que les Corinthiens auraient dû savoir, nous aussi, nous avons intérêt à les savoir ! Et vous, les savez-vous ?

“Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?” (1 Cor. 3 : 16).

Apparemment, les Corinthiens, qui, dans leur ensemble, étaient des Chrétiens charnels, ne semblaient pas savoir qu’ils étaient des temples vivants de Dieu, et que le Saint-Esprit habitait en eux !

Les conséquences d’une telle ignorance devaient être catastrophiques dans leur vie courante, et l’épître de Paul nous le prouve. Pour comprendre la question de Paul, nous devons en examiner le contexte.

“Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ” (1 Cor. 3 : 1).

Les Chrétiens de Corinthe étaient pourtant le fruit du ministère de l’apôtre Paul. C’était lui qui les avait conduits à Christ. Mais ils étaient restés des enfants spirituels, des hommes charnels.

On peut donc être au bénéfice d’un ministère exceptionnel comme celui de Paul, et ne pas pleinement profiter des bienfaits de ce ministère. Pour profiter pleinement d’un tel ministère, les Corinthiens auraient dû accepter de crucifier leur chair, ce qui aurait ouvert leur entendement spirituel, et leur aurait permis d’avancer plus vite dans les voies de Dieu.

Paul ne désespérait pas de ses enfants spirituels, mais il ne pouvait pas avancer aussi vite qu’il l’aurait souhaité avec eux. Il devait encore les nourrir au lait, et ne pouvait pas encore passer à la “viande solide,” à des révélations profondes comme celles qu’il exposera aux Ephésiens, par exemple, ou aux Colossiens.

“Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ? Quand l’un dit : Moi, je suis de Paul ! et un autre : Moi, d’Apollos ! n’êtes-vous pas des hommes ? Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun. J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail” (1 Cor. 1 : 2-8).

Les Corinthiens avaient tendance à se diviser en partis opposés, chaque groupe invoquant son ministère préféré, sans réaliser que tous les ministères leur avaient été donnés pour leur profit spirituel.

Combien de Chrétiens charnels adoptent encore aujourd’hui une attitude semblable ! Ils s’agglutinent autour de tel ou tel ministère pour en faire leur champion, au détriment d’autres ministères, dont ils ne voient pas l’apport spirituel qu’ils pourraient représenter pour eux. C’est souvent de cette manière que les dénominations chrétiennes ont commencé, en se regroupant autour d’un ministère particulièrement puissant. Quand Dieu envoie un ministère, il est nécessairement pour l’édification de l’ensemble du Corps de Christ, et non pour créer une secte supplémentaire.

Paul était conscient de ce danger, et a toujours refusé de se considérer comme le chef d’un mouvement séparatiste. Il a toujours œuvré pour le Corps de Christ dans son ensemble.

Paul parle ensuite de la manière dont chacun doit exercer son ministère dans le Corps de Christ. Ce ministère doit s’exercer selon l’esprit, et non selon la chair. Un ministère exercé selon l’esprit produit la vie et édifie le Corps de Christ, tandis qu’un ministère exercé selon la chair produit la mort et détruit le Corps de Christ.

“Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu” (1 Cor. 1 : 9-15).

L’avertissement est sévère : au tribunal de Christ, devant lequel il nous faudra tous comparaître, les œuvres de chacun seront jugées, et tout particulièrement les œuvres des ministères de direction spirituelle de l’Eglise.

Nous devons tout d’abord poser le fondement indispensable. Ce fondement, c’est Christ, Sa Personne et Son œuvre. Aucun autre fondement ne doit être accepté. Ensuite, nous devons bâtir sur ce fondement avec des matériaux spirituels, de l’or, de l’argent et des pierres précieuses. Si nous bâtissons selon l’Esprit, conduits par l’Esprit, notre œuvre subsistera au jour du jugement, et nous recevrons notre récompense. Les matériaux spirituels seront toujours puisés dans la seule Parole de Dieu, et assemblés sous la direction de l’Esprit.

En revanche, si nous bâtissons selon la chair, avec du bois, du foin et du chaume, notre œuvre sera consumée. Nous serons sauvés comme au travers du feu, mais nous perdrons les récompenses qu’une œuvre spirituelle nous aurait assurés.

Ceux qui bâtissent selon la chair accordent aux traditions des hommes, à l’humanisme, aux consensus et aux compromis plus d’importance qu’à la Parole de Dieu et à la direction de l’Esprit. On peut bâtir ainsi par la chair de somptueux systèmes et édifices religieux, mais ceux-ci brûleront comme du foin au jour du jugement.

Comprenons-nous l’importance de marcher selon l’esprit, et non selon la chair ? Si nous œuvrons selon la chair, nous faisons en réalité une œuvre de destruction. Nous n’avons pas le droit de détruire le Corps de Christ. Notre responsabilité est de l’édifier dans l’esprit.

C’est pourquoi Paul ajoute :

“Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes” (1 Cor. 1 : 16-17).

Marcher selon la chair est une manière de détruire le temple du Seigneur. Nous sommes, individuellement, le temple de Dieu, et l’Esprit de Dieu habite en nous. Et, collectivement, toute l’Eglise est aussi le temple saint du Seigneur. 

Avec tout ce que Christ a accompli, nous n’avons aucun droit, ni aucune excuse, à marcher selon la chair et à bâtir l’Eglise selon la chair ! Si nous le faisons, Dieu nous détruira ! Cela signifie qu’il détruira nos œuvres charnelles, et que nous risquons aussi d’être nous-mêmes retranchés prématurément, comme l’ont été Ananias et Saphira. Nous ne pouvons pas faire l’œuvre sacrée de Dieu à la légère, car nous aurons des comptes à rendre.

Cette pensée solennelle devrait renforcer en nous la crainte respectueuse du Seigneur. Nous n’avons rien à craindre de Dieu quand nous marchons humblement, en comptant sur Sa grâce. Mais nous avons tout à craindre du Seigneur quand nous remplissons à la légère les fonctions sacrées qui sont celles des ministères.

“Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ?” (1 Cor. 5 : 6).

Paul rappelle aux Corinthiens une vérité universelle : il suffit d’un peu de levain pour faire lever toute une pâte.

Dans la Bible, le levain est un symbole de péché, d’impureté et d’iniquité. Pour éviter qu’un peu de levain ne contamine toute la masse, il est essentiel d’éliminer complètement toute trace de levain dans nos vies et dans l’Eglise. 

Or la chair est le type parfait du levain. La chair ne peut pas être éliminée partiellement. Elle doit l’être complètement. Christ nous a entraînés dans Sa mort pour nous couper complètement et définitivement de toute influence du péché, de la chair, du monde et de Satan. Si nous marchons selon l’esprit, nous marchons selon une vie divine qui est déjà complètement dépourvue de toute trace de levain. Mais si nous acceptons de mélanger cette pure influence de l’esprit avec même une petite trace de chair, cette petite trace se comportera comme un levain d’iniquité, qui finira par infecter toute la pâte.

Cela signifie que, dans notre vie personnelle comme dans l’assemblée des saints, nous devons être intransigeants vis-à-vis du péché, de l’erreur et du mensonge, et vis-à-vis de tout ce qui vient de la chair et de Satan.

Que se passait-il donc à Corinthe, pour que Paul leur pose cette question ?

“On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d’orgueil ! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous !” (1 Cor. 5 : 1-2).

Manifestement, la renommée des Chrétiens de Corinthe s’était répandue au loin ! Mais cette renommée n’était pas brillante ! Ils acceptaient fort bien de garder au milieu d’eux certains Chrétiens qui vivaient ouvertement dans l’impudicité la plus grossière ! Et Paul qualifie d’orgueil le fait de ne pas avoir ôté du milieu d’eux celui qui pratiquait ces choses. Les Corinthiens ne s’affligeaient pas de ce péché, et ne faisaient rien pour l’éliminer du milieu d’eux, comme l’exigeait le Seigneur. Quelle honte pour Dieu et pour l’Eglise ! Quelle joie pour les ennemis de Dieu ! Tout cela était le fruit amer de la chair qui dominait les Corinthiens.

Paul, de son côté, n’hésite pas, et règle le problème avec vigueur et autorité :

“Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte. Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus. C’est bien à tort que vous vous glorifiez” (1 Cor. 5 : 3-6).

Ce sont des paroles extrêmement fortes ! Paul déclare qu’il a été conduit, en raison de son autorité apostolique, à exercer un jugement radical, devant le manque de repentance de cet homme et de l’Eglise de Corinthe. Paul livre carrément cet homme à Satan, pour que son corps soit détruit, afin que son esprit soit sauvé au jour de Christ.

Si Paul a été conduit à prendre cette décision, c’est qu’il savait que Dieu le lui avait demandé, et que le Seigneur l’aurait prise Lui-même si Paul n’avait rien fait.

Nous ne savons pas exactement en quoi consistait cette “destruction du corps,” mais il s’agissait certainement d’une épreuve physique très grave, qui devait faire sérieusement réfléchir le pécheur, et le conduire à la repentance, car il risquait tout simplement de voir son esprit se perdre au jour du jugement.

Paul ne dit pas que cet homme pécheur n’était pas un Chrétien converti. Il l’était, mais il marchait dans la chair et dans le péché, sans se repentir. Une telle attitude ne peut que conduire à la mort spirituelle !

Nous pouvons imaginer, aujourd’hui, de quelle manière serait considéré un pasteur ou un ministère qui agirait de cette manière ! On lui reprocherait certainement de manquer complètement d’amour ! Alors que la plus grande preuve d’amour pour cet homme, c’est bien Paul qui la donnait, en recherchant le salut de celui qui vivait dans le péché.

Paul termine son exhortation par ces paroles :

“Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité” (1 Cor. 5 : 6-8).

Paul rappelle aux Corinthiens qu’ils ont été créés sans levain, par leur nouvelle naissance spirituelle. Ils devaient donc veiller à ne laisser pénétrer, dans leur vie personnelle, comme dans l’Eglise, aucun levain de malice et de méchanceté, mais rechercher sans cesse la pureté et la vérité.

Cela signifie, en particulier, que nous devons éviter d’avoir des relations avec ceux qui se disent Chrétiens, mais qui sont impudiques, cupides, idolâtres, outrageux, ivrognes ou ravisseurs, et que nous ne devons même pas manger avec de tels hommes (verset 11). Sommes-nous disposés à mettre ces paroles en pratique ? Nous ne pouvons les mettre réellement en pratique que si, nous-mêmes, nous avons décidé d’être sans aucune indulgence envers la moindre trace de levain dans notre propre vie !

“Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ?” (1 Cor. 6 : 2).

“Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ?” (1 Cor. 6 : 3).

Les Corinthiens ne savaient pas, semble-t-il, que les saints de Dieu, c’est-à-dire les Chrétiens de la nouvelle alliance, sont appelés à juger un jour le monde et les anges !

Savons-nous que Dieu nous appellera à juger le monde et les anges ? Quelle vocation solennelle !

Pouvons-nous être appelés un jour à juger le monde et les anges, si nous n’avons pas appris à nous juger nous-mêmes, et à juger sévèrement, dans notre vie d’abord, toute influence de la chair, dès que Dieu la met en lumière ?

Nous devons donc veiller à exercer et à développer notre compétence à juger selon la vérité et selon le Seigneur !

On entend trop souvent dire dans l’Eglise : “Ne jugez pas !” Alors que le Seigneur nous ordonne de juger ! Mais de la bonne manière !

Certes, il y a un jugement charnel que nous devons éviter. C’est le jugement qui consiste à condamner les autres, en les jugeant selon l’apparence et non selon la vérité. Il s’agit là d’un jugement charnel. Tandis que le Seigneur nous demande de devenir des hommes et des femmes spirituels et mûrs, qui soient capables de juger selon la Parole de Dieu et selon l’esprit, et de discerner ce qui est mal et ce qui est bien devant Dieu.

Pour quelles raisons Paul leur fait-il ce nouveau reproche ?

“Quelqu’un de vous, lorsqu’il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints ? … Et si c’est par vous que le monde est jugé, êtes-vous indignes de rendre les moindres jugements ? … Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? Quand donc vous avez des différends pour les choses de cette vie, ce sont des gens dont l’Eglise ne fait aucun cas que vous prenez pour juges ! Je le dis à votre honte. Ainsi il n’y a parmi vous pas un seul homme sage qui puisse prononcer entre ses frères. Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles !” (1 Cor. 6 : 1-6).

Les Chrétiens de Corinthe, non seulement avaient des procès les uns contre les autres, mais traînaient leurs frères en Christ devant les tribunaux des hommes, au lieu de confier leurs différends à quelques hommes sages au milieu d’eux, afin qu’ils les règlent dans l’Esprit du Seigneur, et conformément à la Parole de Dieu. 

Quand donc reviendrons-nous, au sein des assemblées du Seigneur, à ces “tribunaux” internes, formés d’hommes sages et justes, remplis de foi et du Saint-Esprit, qui seront chargés de régler tous les différends entre Chrétiens, à propos de toutes les choses de cette vie ? Pourquoi prendre pour juges des gens dont l’Eglise ne doit faire aucun cas, spirituellement parlant ?

Mais Paul va plus loin encore :

“C’est déjà certes un défaut chez vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? Mais c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez, et c’est envers des frères que vous agissez de la sorte !” (1 Cor. 6 : 7-8).

Paul les exhorte en fait à mettre réellement en pratique le Sermon sur la Montagne, où notre Seigneur avait dit :

“Vous avez appris qu’il a été dit: œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi” (Mat. 5 : 38-42).

Quand nous sommes animés d’un tel esprit, il n’y a plus aucune place pour des procès entre frères !

Paul termine ce passage en disant :

“Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ?” (1 Cor. 6 : 9).

C’est encore un avertissement solennel ! Qui sont ces “injustes” dont parle Paul ? Il ne s’agit pas seulement des païens de ce monde ! Il s’agit de ceux qui, se nommant Chrétiens, continuent à se comporter pratiquement comme des païens !

Tous ceux-là, qui pratiquent l’iniquité et l’injustice, et qui ne cherchent pas la sanctification en Christ, n’entreront pas dans le Royaume de Dieu ! Ils ne doivent pas se faire d’illusions !

“Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu” (1 Cor. 6 : 9-11).

Certains Corinthiens qui vivaient dans le compromis et le péché se séduisaient sans doute eux-mêmes, en croyant qu’ils pourraient accéder au Royaume de Dieu, tout en continuant à pratiquer le péché et l’iniquité. Quelle tragique illusion ! Quelle fausse conception de la grâce de Dieu ! Mais Paul ne leur laisse aucune fausse espérance !

La vraie grâce de Dieu nous enseigne à marcher dans la justice et la vérité.

“Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres” (Tite 2 : 11-14).

Puisque nous avons été lavés, sanctifiés et justifiés, vivons conformément à ce que nous sommes devenus en Christ, de progrès en progrès dans la sainteté pratique ! Car nous sommes les saints de Dieu en esprit !

Paul ne veut laisser à ces Corinthiens charnels aucune chance de s’échapper et de vivre en paix dans les œuvres de la chair ! Il manie sans pitié l’épée de l’Esprit, pour continuer à séparer ce qui est charnel de ce qui est spirituel ! Que Dieu soit béni pour de tels ministères !

Comme l’impudicité était grande dans l’Eglise de Corinthe, Paul enfonce encore le clou, et met hardiment en lumière tout ce qui doit l’être :

“Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ?” (1 Cor. 6 : 15).

“Ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée est un seul corps avec elle ?” (1 Cor. 6 : 16).

Les Corinthiens semblaient vraiment ignorer beaucoup de choses importantes ! Ils avaient des relations avec des prostituées, et semblaient fort bien s’en porter. Il faut savoir que les mœurs de l’époque, notamment à Corinthe, étaient très dissolues. La prostitution sacrée dans les temples païens était très courante, et les Corinthiens, avant leur conversion, avaient dû prendre beaucoup de mauvaises habitudes, dont ils devaient à présent se défaire au plus vite.

Le problème de l’impudicité sous toutes ses formes, hélas, n’est pas particulier à Corinthe ni à l’époque de Paul ! Car, en cette fin des temps, l’iniquité s’accroît sans cesse, et les mauvaises habitudes du monde pénètrent toujours plus loin dans les églises. Au point que la fornication, le concubinage, l’impureté sexuelle, l’adultère, le divorce et le remariage sont monnaie courante. Si Paul vivait à notre époque, il pourrait aussi dire, comme il le disait jadis aux Corinthiens : 

“On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens !”

Nous espérons seulement qu’il y ait encore des Paul pour exercer dans les églises les jugements de Dieu !

L’apôtre rappelle donc aux Corinthiens les vérités divines qui devraient les conduire à la repentance et à la foi :

“Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; et Dieu détruira l’un comme les autres. Mais le corps n’est pas pour l’impudicité. Il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance” (1 Cor. 6 : 12-14).

Nous pouvons à présent ne plus nous laisser asservir par quoi que ce soit, parce que nous avons été libérés de la loi de péché et de mort qui est dans la chair. Nous pouvons user de tout sans en devenir esclaves.

Paul nous rappelle ici que Dieu détruira “le ventre et les aliments.” Il s’agit des choses terrestres et charnelles, qui n’auront aucune place dans le Royaume spirituel auquel nous aurons pleinement accès à la résurrection, lors du retour de Jésus-Christ. Notre corps actuel sera “plongé dans l’immortalité,” et transformé à l’image du corps glorifié du Seigneur Jésus. 

Toutefois, si notre corps actuel reste encore mortel, il a été racheté par le sacrifice de Jésus. Il est devenu un membre de Christ ! C’est un argument suffisant pour nous décider à ne plus livrer ce membre de Christ à l’impudicité ou aux excès physiques en tout genre !

Notre corps est donc pour le Seigneur, pour Son service, et pour être un instrument de justice pour Dieu. Et Dieu est aussi pour notre corps ! Quelle merveilleuse révélation ! Dieu est pour notre corps ! Dieu veut le guérir et le garder en bonne santé jusqu’à la fin, pour glorifier l’œuvre de Son Fils Jésus, qui S’est chargé sur la croix non seulement de nos péchés, mais aussi de nos maladies et de nos infirmités. En outre, nous avons la certitude de la résurrection glorieuse de notre corps.

“Prendrai-je donc les membres de Christ, pour en faire les membres d’une prostituée ? Loin de là ! Ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair. Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit. Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps” (1 Cor. 6 : 15-18).

Si nous savons que notre corps physique est littéralement un membre de Christ, allons-nous prendre ce membre de Christ, pour en faire une seule chair avec une prostituée, par la relation sexuelle ? Nous ne le pourrons plus, si nous prenons conscience de l’abomination que cela représente ! Cela devrait suffire à nous faire fuir toute forme d’impudicité, car celui qui se livre à l’impudicité sexuelle pèche non seulement contre son propre corps, mais il pèche aussi contre le corps personnel de Christ, et contre tout le Corps de Christ qui est l’Eglise ! Il s’agit d’un péché cumulé de la plus grande gravité !

“Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?” (1 Cor. 6 : 19).

Au début de son épître, Paul avait dit aux Corinthiens :

“Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?” (1 Cor. 3 : 16).

A présent, Paul précise sa pensée, en montrant aux Corinthiens que c’est leur corps physique qui est aussi le temple du Saint-Esprit. Ils auraient pu peut-être penser que le Saint-Esprit demeurait dans leur esprit régénéré, et que cela leur laissait donc une certaine latitude pour disposer de leur corps physique comme ils le désiraient. Mais il n’en est rien. Notre corps appartient au Seigneur, et il est aussi le temple du Saint-Esprit. C’est notre être tout entier qui est la demeure sainte de l’Esprit de Dieu !

Tout le désir de Dieu, de toute éternité, était de venir Lui-même demeurer dans un temple vivant, qui ne serait plus un temple fait de main d’hommes, mais qui serait l’esprit, l’âme et le corps de Ses créations nouvelles en Christ ! 

A présent que Dieu a réalisé pleinement Son plan, en envoyant Son Fils unique mourir et ressusciter pour nous, allons-nous priver Dieu de Sa joie suprême, en continuant à souiller Sa sainte demeure ? Nous devons nous rappeler ce qui a fini par arriver à ceux qui avaient profané pendant longtemps le Temple de Jérusalem ! La présence de Dieu a fini par quitter le Temple, qui a été ensuite détruit. Il ne faut pas, frères et sœurs, qu’il en soit de même pour nous, qui sommes le temple vivant et saint du Seigneur ! Mais recherchons ardemment la sanctification ! Cherchons à réjouir pleinement notre Seigneur, auquel nous appartenons maintenant tout entiers, et cessons de L’attrister !

“Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. Que nul ne s’abuse lui-même : si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage. Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur ruse. Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, Il sait qu’elles sont vaines. Que personne donc ne mette sa gloire dans des hommes ; car tout est à vous, soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses à venir. Tout est à vous ; et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu” (1 Cor. 6 : 17-23).

Quelle magnifique exhortation ! Ne faisons rien qui pourrait contribuer à endommager ou à détruire ce corps qui est le temple du Saint-Esprit ! 

La deuxième épître aux Corinthiens prouve que le langage puissant de Paul a touché profondément le cœur des Corinthiens. Ils ont été attristés d’une tristesse de Dieu qui mène au salut et à la vie ! Ils se sont repentis et humiliés devant Dieu et devant Paul.

Mais Paul, dans sa première épître, n’en avait pas encore fini avec les choses que les Corinthiens devaient entendre, et qu’ils auraient dû savoir.

“Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ?” (1 Cor. 9 : 13).

Paul aborde à présent des thèmes tout à fait concrets. Il leur parle d’argent et d’entretien matériel et financier des ministères. Il parle des droits légitimes que peuvent exercer les ministres de Dieu qui sont au service du troupeau.

“Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur. C’est là ma défense contre ceux qui m’accusent. N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ? N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n’avons pas le droit de ne point travailler ? Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n’en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau ? Ces choses que je dis, n’existent-elles que dans les usages des hommes ? La loi ne les dit-elle pas aussi ? Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Dieu se met-il en peine des bœufs, ou parle-t-il uniquement à cause de nous ? Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part. Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels. Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir ?” (1 Cor. 9 : 1-12).

Paul rappelle aux Corinthiens quels sont les droits bibliques légitimes de ceux qui ont répondu à l’appel de Dieu pour être les bergers et les surveillants du troupeau. Ils ont le droit de manger et de boire. Ils ont le droit de mener avec eux une sœur qui soit leur femme, comme tous les apôtres et les frères du Seigneur. Ils ont le droit de ne pas travailler dans le monde pour gagner leur vie. Ils ont le droit d’être nourris et vêtus par l’assemblée. Ils ont le droit de recevoir une part des biens de ceux dont ils s’occupent dans le Seigneur. Ils ont le droit de recevoir de l’Eglise quelques biens temporels pour pourvoir à leurs besoins fondamentaux.

Si Paul use de tant de hardiesse pour rappeler aux Corinthiens quels sont ses droits d’apôtre de Christ, c’est justement parce qu’il a décidé de renoncer à ces droits, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Evangile. 

“Mais nous n’avons point usé de ce droit ; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Evangile de Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ? De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile. Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ainsi ; car j’aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire. Si j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense ; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. Quelle est donc ma récompense ? C’est d’offrir gratuitement l’Evangile que j’annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Evangile” (1 Cor. 9 : 12-18).

Le sujet de gloire de Paul, c’était d’offrir gratuitement l’Evangile, et de n’user d’aucun de ses droits légitimes de prédicateur de l’Evangile. Il dit même qu’il préfèrerait mourir plutôt que de se laisser enlever un tel sujet de gloire !

Oh, si d’autres apôtres modernes pouvaient aussi rechercher un tel sujet de gloire ! Que de scandales seraient ainsi évités ! Quel exemple ce serait pour l’Eglise et pour le monde ! C’est en renonçant volontairement à nos droits légitimes que nous pouvons vraiment glorifier le Seigneur. Car c’est l’esprit même de la croix. En effet, quelle gloire y a-t-il à exercer un droit légitime ? Ce n’est que le juste salaire de nos activités, et Dieu le veut ainsi. Mais le fait de renoncer à un droit légitime nous fait réellement rechercher la plus grande gloire de Dieu, et c’est la motivation qui était au fond du cœur de Paul. Sa récompense, c’était d’offrir gratuitement cet Evangile gratuit ! Gloire à Dieu ! N’avons-nous pas nous aussi le désir de suivre cet exemple, même si nous restons libres de ne pas le suivre ?

Paul achève sa puissante exhortation en leur rappelant une dernière vérité qu’ils auraient dû savoir :

“Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter” (1 Cor. 9 : 24).

Paul avait consacré toutes ses énergies à la cause de l’Evangile, et il était prêt à tous les sacrifices pour le service du Seigneur qui l’avait appelé. Voilà de quelle manière nous tous aussi, nous devons Le servir.

“Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d’y avoir part” (1 Cor. 9 : 19-23).

Ceux qui remportent “le prix de la vocation céleste en Jésus-Christ” sont ceux qui sont entièrement tendus vers le but à atteindre, et qui ne se laissent distraire par rien d’autre.

Paul dira aux Philippiens :

“Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas” (Phil. 3 : 12-16).

En fait, si nous sommes animés du même état d’esprit que Paul, nous courrons tous d’un même pas vers le but, et nous remporterons tous en même temps le même prix, au jour de la résurrection !

Paul veut ardemment gagner tous les hommes pour Christ, Juifs et païens, faibles et forts. Il s’est toujours fait tout à tous, afin d’en gagner le maximum. Il a accepté de s’humilier devant Jacques et les Juifs légalistes de Jérusalem, dans un souci d’apaisement et de réconciliation, en se soumettant à certaines dispositions de la Loi, dont il était pourtant libéré ! Ceux qui prétendent que le “rabbi Shaul” était un fervent observateur de la Loi se trompent donc lourdement ! Paul était un homme qui savait à l’occasion se faire Juif parmi les Juifs, afin de mieux les gagner à Christ et les libérer de la Loi ! Ce n’était pas un compromis ni une ruse charnelle, mais c’était la sagesse de Dieu !

“Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres” (1 Cor. 9 : 25-27).

Paul termine ce chapitre largement consacré au corps par cette déclaration : “Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.”

Paul savait quelle est la puissance de péché qui demeure dans ce corps physique pour nous entraîner dans la mollesse et le péché. Il savait qu’il était nécessaire, par la foi en la puissance de la croix, de tenir ce corps assujetti à la loi de l’esprit de vie, afin que le péché qui habite dans la chair ne reprenne jamais le dessus ! Sinon, si la chair avait pris le dessus, Paul savait qu’il aurait alors risqué d’être rejeté, en tout cas d’être rejeté comme apôtre de Christ, de même que Saül avait été rejeté comme roi d’Israël, en raison de sa désobéissance répétée et de son incrédulité.

Maintenant que Paul a rappelé aux Corinthiens tout ce qu’ils auraient dû savoir, et qu’ils semblaient ignorer ou avoir oublié, il attendait de leur part un changement complet d’attitude et de comportement. Il attendait qu’ils réalisent à quel point ils étaient charnels, et qu’ils désirent devenir les hommes spirituels que Dieu voulait qu’ils deviennent véritablement. 

Il doit en être de même pour nous tous, Chrétiens de la dernière heure. Gardons-nous donc d’oublier ou d’ignorer des choses aussi importantes, et mettons-les en pratique en marchant selon l’esprit, aidés par la grâce de Dieu ! Nous réjouirons alors le cœur du Seigneur, nous bénéficierons de Son aide toute-puissante, et nous avancerons avec Lui dans la bonne direction !

4 réponses à B39-Comment…? Ne savez-vous pas ces choses ?

  1. Serge dit :

    Henri,
    Il n’y a qu’une chose à dire au sujet de ce que tu as écrit : “AMEN!”
    Que le Seigneur te bénisse et t’encourage !

  2. ALIDOR BINENE BUKASA dit :

    Un enseignement vraiment édifiant.

  3. claudine dit :

    Merci frère, de rappeler aux enfants de DIEU leur devoir de veiller aux besoins matériels de ceux qui travaillent à l’oeuvre de Dieu à plein temps, pour l’edification du Corps du CHRIST, comme le disent les Saintes Ecritures, selon la loi divine qui a été donnée à Moïse par DIEU LUI-MEME, et comme nous le confirment l’apotres Paul et Pierre, qui ont tout quitté et laissé, leurs biens, familles, travail, et parfois même leur vie d’abondance matérielle, pour répondre à l’appel divin. Et malheur à eux s’ils ne le font pas de bon coeur, c’est-à-dire d’un coeur bien disposé, sans murmurer, ou s’ils le font malgré eux. Car nombreux sont parmi les enfans de DIEU ceux qui négligent cet ordre du Seigneur, à cause des conditions difficiles, économiques et financières, qu’ils sont en train de traverser, au moment où ces mêmes Ecritures nous affirment que Dieu pourvoira à nos besoins, de ne nous inquiéter de rien, mais en tout temps de faire connaître à Dieu nos besoins par des prières et des supplications, avec nos actions de grâces. Car en le faisant, nous obtenons plus de bénédictions que nous l’espérions, dans le siècle présent et dans le siècle à venir. En effet, j’avais lu dans un site chrétien un enseignement qui affirmait que les dîmes, les offrandes et les libéralités n’étaient plus obligatoires, car faisant partie de l’ancienne alliance. Nous ne devons plus observer les lois mosaïques, et nous ne sommes plus sous la Loi, car JESUS-CHRIST a tout accompli sur la croix. Nous ne devons plus nous en ont préoccuper.
    Autre chose, ce n’est pas toujours facile de se séparer de gens avec lesquels nous partageons le même toit, si ces derniers s’éloignent des principes divins, et surtout s’ils sont nos proches parents. Bien sûr, ils seront toujours nos pierres d’achoppement, mais en cela, comme le dit l’apôtre Paul, une écharde lui a été mise dans la chair pour l’empêcher de s’enorgueillir (de son ministère). Cela nous empêchera aussi de nous enorgueillir. Par contre, une situation pareille nous poussera à demeurer et à persévérer dans la prière et dans la foi en JESUS-CHRIST NOTRE SEIGNEUR ET SAUVEUR, afin de nous fortifier et d’intercéder pour ces âmes perdues.

  4. Henri Viaud-Murat dit :

    Nous devons croire que le Seigneur nous donnera toujours Sa sagesse pour savoir comment nous devons nous comporter en toute situation. Il veut nous faire dépendre de plus en plus de Lui et de moins en moins des hommes, pour tous les besoins de notre vie! Il fait grandir en nous le caractère de Christ, en particulier Son amour et Son humilité, pour que nous puissions toujours répandre la bonne odeur de Christ! Nous saurons alors toujours ce que nous devons faire.

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