Comment cesser d’être charnel.

Article de Henri Viaud-Murat. 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Ce n’est pas Satan qui cause le plus de trouble dans l’Eglise. C’est la chair non crucifiée ! Nous pouvons dire que Satan ne pourrait rien faire, s’il n’avait en face de lui que des Chrétiens spirituels ! Il est donc de la plus haute importance que nous puissions comprendre ce que c’est qu’être « charnel, » et comment cesser de l’être !

La première étape, si l’on veut cesser d’être charnel, c’est de se rendre compte que l’on est charnel, ou quand on est charnel ! La seconde étape, c’est de connaître et d’employer le seul moyen divin qui nous permet d’échapper à la domination de la chair.

Un Chrétien charnel est souvent aveuglé sur son état, car la chair agit dans les ténèbres, et lui masque la vérité. La plupart des Chrétiens charnels ne savent pas qu’ils sont charnels, ce qui accroît considérablement le problème, pour l’Eglise et pour eux-mêmes.

En outre, bien souvent, les Chrétiens qui savent qu’ils sont charnels ne savent pas, en général, comment échapper à la tyrannie de la chair. Ce sont eux qui sont les plus malheureux et les plus frustrés parmi les Chrétiens. Mais, fort heureusement, aucun problème n’est insoluble pour le Seigneur, et Il veut toujours nous révéler Ses solutions, ainsi que la manière de les mettre en œuvre !

Nous nous efforcerons dans un premier temps de mieux comprendre ce qu’est un Chrétien charnel.

Nous devons tout d’abord nous rappeler que la « chair » peut avoir dans la Bible deux significations très différentes. En premier lieu, la chair est notre corps physique. Mais elle est aussi la puissance de péché qui demeure dans le corps physique du Chrétien, même après sa nouvelle naissance spirituelle. Le fait que nous devenions de nouvelles créations en Christ ne fait pas disparaître de notre corps cette puissance de péché et de mort. Mais il est possible d’échapper à la domination de la chair. Car, entre la chair et notre nouvelle nature régénérée, il y a la croix, c’est-à-dire la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Nous sommes morts avec Lui, et ressuscités avec Lui. Si nous comprenons quelle est notre position céleste en Jésus-Christ, nous comprenons aussi que la chair n’a plus aucune puissance sur nous, car elle ne peut pas franchir la barrière de la croix. Pour cela, nous devons apprendre à marcher par l’esprit.

Un Chrétien qui serait parfaitement spirituel serait entièrement et constamment sous l’influence et la direction du Saint-Esprit. Nous savons que le Saint-Esprit demeure en permanence dans notre esprit régénéré, et qu’Il veut diriger notre vie toute entière, afin que la chair ne se manifeste plus en nous.

Dans la réalité, dès notre nouvelle naissance spirituelle, nous progressons constamment vers cette parfaite stature spirituelle. Notre esprit est déjà parfait, mais cette perfection n’est pas encore manifestée dans tout le reste de notre être, dans notre âme, dans notre corps, dans notre comportement et dans notre vie de tous les jours. Tous les domaines de notre vie où la chair exerce encore son contrôle et son influence échappent ainsi au contrôle et à l’influence de l’Esprit, tant que nous n’avons pas appris à maintenir la chair dans la mort de la croix.

La sanctification consiste à faire passer progressivement dans notre réalité concrète la perfection de Christ, qu’Il nous a donnée par Sa grâce, et qui est déjà la nôtre au niveau de notre esprit.

Pour employer un langage simple et compréhensible, nous pouvons dire que Jésus-Christ Homme, Dieu incarné, est parfaitement spirituel. En revanche, un homme pécheur, non converti et non régénéré, est parfaitement contrôlé par le péché et la mort. On ne peut même pas dire qu’il soit parfaitement « charnel, » car le mot « charnel » est plutôt réservé aux Chrétiens. Un homme qui n’est pas converti à Christ n’est pas charnel, il est pécheur par nature, et entièrement plongé dans la mort spirituelle. Le Chrétien charnel se situe entre ces deux extrêmes. Il n’est plus le pécheur par nature qu’il était avant sa conversion. Mais il n’a pas encore atteint la pleine manifestation de la stature de Christ.

Dès notre nouvelle naissance, suite à notre conversion à Jésus-Christ, nous recevons un esprit nouveau, qui est notre nouvelle nature spirituelle. Cet esprit nouveau constitue « l’homme nouveau » en nous. Et la Parole de Dieu nous révèle que cet homme nouveau est « créé (au moment de notre nouvelle naissance) selon Dieu (c’est-à-dire à l’image de Dieu) dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Eph. 4 : 24). Cette nouvelle création est donc parfaite, à l’image de Christ. Nous devenons le tabernacle vivant de Dieu dans notre esprit régénéré.

Mais il nous faut à présent commencer notre processus de perfectionnement pratique. Nous sommes passés, concrètement, de l’état de pécheur entièrement plongé dans la mort, à l’état de nouvelle création spirituelle dans notre esprit, mais aussi à l’état de Chrétien encore « charnel » dans notre vie pratique. Ce Chrétien charnel, bien qu’ayant reçu un esprit nouveau parfait et saint, reste encore plus ou mois contrôlé par la puissance de péché qui habite toujours dans son corps, jusqu’à ce qu’il parvienne à l’état de Chrétien spirituel, de plus en plus contrôlé par l’esprit. C’est ce Chrétien spirituel que Paul qualifie « d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Eph. 4 : 13).

Ce « perfectionnement des saints » est l’œuvre assignée par Dieu à tous les ministères. Paul dit, à propos de son propre ministère :

« C’est d’elle (l’Eglise) que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi » (Col. 1 : 25-29).

A mesure que le degré de contrôle de la chair sur notre vie diminue, le degré de contrôle de l’Esprit augmente. Le problème, c’est que nous ne savons jamais où nous en sommes sur cette « échelle » du perfectionnement ! Seul le Seigneur le sait parfaitement, et Lui seul peut nous éclairer.

Le caractère « charnel » d’un Chrétien est donc toujours relatif. Un Chrétien « charnel » est toujours un Chrétien « plus ou moins » charnel. Le Chrétien charnel absolu n’existe pas, sinon il ne serait pas Chrétien. Un Chrétien est toujours « plus ou moins » charnel, par rapport à un certain critère de comparaison.

Si nous nous comparons aux autres Chrétiens, nous pourrons toujours en trouver qui sont plus charnels que nous, et notre chair pourrait ainsi en être consolée ! Mais nous ne devons jamais nous comparer aux autres, ni même à nous-mêmes ! Nous ne devons nous comparer qu’au seul Modèle parfait que Dieu place devant nous, c’est-à-dire au Seigneur Jésus. Lui seul est le Modèle, Lui seul est le Critère absolu. C’est devant Lui seul que nous devons nous placer, pour recevoir de Lui Sa lumière et savoir où nous nous trouvons.

Notre « homme nouveau, » notre esprit régénéré, qui est notre « nouveau moi » en Christ, a été créé selon ce Modèle parfait, et c’est aussi selon ce Modèle que nous sommes transformés dans tous les domaines de notre vie, de gloire en gloire, par le Saint-Esprit qui œuvre en nous.

La puissance de péché qui nous contrôlait complètement avant notre conversion ne va pas céder la place facilement, car elle se trouve toujours présente dans nos membres. Elle agit dans les ténèbres et fuit la lumière. Elle ne va pas nous prévenir des domaines qu’elle contrôle encore ! Mais elle va au contraire tenir ces domaines soigneusement cachés, afin de pouvoir poursuivre sa domination.

Au départ de sa vie chrétienne, le Chrétien est encore contrôlé largement par la chair, et ce Chrétien charnel ignore en général quels sont les domaines de sa vie qui sont contrôlés par la chair. Mais, très vite, le Seigneur Jésus, le Saint-Esprit et la Parole de Dieu commencent à faire la lumière sur la vraie nature de la chair et sur les domaines qu’elle contrôle encore.

Paul dit aux Corinthiens :

« Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ? » (1 Cor. 3 : 1-3).

Un Chrétien charnel est un enfant en Christ. Même si son esprit est déjà pleinement créé dans la perfection de Dieu, ce Chrétien, au niveau de sa psychologie, de sa zone de conscience ordinaire, de ses pensées, de ses sentiments, de son comportement pratique, reste encore largement influencé par tout son passé, par tout le conditionnement de son éducation, et par tout ce qu’il était avant de se convertir. Tout cela forme une masse imposante de croyances, d’opinions, de systèmes de pensée, de préjugés, de certitudes, de visions du monde, qui s’opposent à la Vérité de Dieu, et qui doivent être radicalement remplacés par tout ce qui vient de l’Esprit du Seigneur et de Sa Parole. C’est cela, la sanctification.

C’est donc tout un processus pénible de mise à mort qui commence. Nous sommes morts en Christ, certes, et ressuscités en Christ, mais il s’agit d’une réalité spirituelle, qui doit à présent passer dans la réalité concrète. Notre « vieil homme » a été crucifié en Christ. Mais la chair possède exactement les mêmes caractéristiques que notre vieil homme. Elle se sert de cette similitude pour nous faire croire que notre « vieil homme » n’est pas mort, et pour nous faire douter de notre nouvelle naissance.

La nouvelle naissance de notre esprit ne fait pas automatiquement disparaître tous les aspects de notre caractère et de notre personnalité, qui ont été façonnés tout au long des années qui ont précédé notre nouvelle naissance, et qui ne sont pas conformes au caractère et à la personnalité de Christ, ni au caractère et à la personnalité de notre esprit régénéré. Le Chrétien ne réalise pas encore très bien que tout ce qu’il était, toute la vision qu’il avait de lui-même, de son caractère, de ses goûts, de sa personnalité, tout cela doit disparaître, doit mourir complètement, pour laisser toute la place à Christ en lui, ainsi qu’à la nouvelle personnalité qu’il a reçue en Christ, dans son esprit régénéré. 

Le Chrétien doit littéralement découvrir sa vraie nature en Christ, telle qu’elle lui est révélée par la Parole de Dieu et par le Saint-Esprit. Il doit aussi littéralement s’approprier par la foi cette nouvelle personnalité, et croire ce que Dieu dit qu’il est à présent en Christ, dans son esprit nouveau.

Le Chrétien doit cesser de marcher « selon l’homme » et apprendre à marcher selon Dieu et selon Christ. C’est-à-dire qu’il doit cesser de marcher selon la chair, et apprendre à marcher selon l’esprit !

Que signifie « marcher selon l’homme » ? Cela signifie marcher selon les goûts, les motivations, les critères, les pensées, les sentiments, les désirs et les volontés du monde qui nous entoure. La Bible dit que le monde entier est sous la puissance du péché et de la mort. Cette puissance de péché et de mort est celle de Satan, et elle s’oppose de manière absolue à la puissance de l’Esprit de Vie qui est celle du Seigneur.

Dieu est Amour, Joie, Paix, Humilité, Sainteté, Miséricorde, Vie… Satan est Haine, Tristesse selon le monde, Guerre, Orgueil, Impureté, Rancune, Mort…

Les caractéristiques de Dieu se retrouvent dans notre esprit. Les caractéristiques de Satan se retrouvent dans la chair ! Ces caractéristiques de la chair peuvent être plus ou moins « diluées, » mais elles n’en conservent pas moins leur caractère charnel !

Nous pouvons dire sans nous tromper que tout ce que les hommes qui ne connaissent pas Dieu considèrent comme désirable et digne d’intérêt, n’est que chair et péché aux yeux de Dieu.

« Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu » (Luc 16 : 15).

« Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes » (Matthieu 16 : 23).

« Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie » (Jacques 3 : 13-17).

Pour Dieu, tout ce qui est « terrestre » est également charnel et diabolique. Tout ce qui est charnel est aussi terrestre et diabolique. Les pensées des hommes sont aussi celles de Satan, et inversement. Tout ce que les hommes pécheurs considèrent comme élevé et désirable est une abomination devant Dieu !

Hélas, beaucoup de Chrétiens, parce qu’ils sont encore charnels, ne sont pas encore persuadés de ces vérités ! Ils ne savent pas encore que tout ce qui est « humain » est contaminé et souillé par le péché, depuis la chute, et doit être radicalement remplacé par ce qui est spirituel et d’en haut.

Nous devons en être définitivement convaincus : ce qui est charnel est maudit aux yeux de Dieu, parce que ce qui est charnel est « vendu au péché, » « esclave de la loi de péché, » inspiré par l’esprit de Satan, et complètement opposé à la nature et à l’Esprit du Seigneur. Ce qui est charnel est « inimitié contre Dieu » ! Ce qui est charnel est corrompu et ne produit que la corruption et la mort ! Est-ce assez clair ?

Vous pouvez donc comprendre à présent pourquoi le Chrétien charnel, qui est encore contrôlé par la chair, et dans la mesure où il est contrôlé par la chair, ne peut même pas concevoir ni recevoir les choses de Dieu, les choses de l’Esprit ! Il s’agit d’une impossibilité absolue !

« Mais l’homme animal (charnel) ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Cor. 2 : 14).

« Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu » (Romains 8 : 7-8).

Si nous mettons notre confiance dans la chair et dans l’homme, nous restons sous la malédiction !

« Ainsi parle l’Eternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Eternel ! Il est comme un misérable dans le désert, et il ne voit point arriver le bonheur ; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, et il ne cesse de porter du fruit. » (Jérémie 17 : 5-8).

Se confier dans l’homme, c’est se confier dans la chair, car l’homme n’est que chair ! Esaïe dit la même chose :

« Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux, et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël, et ne recherchent pas l’Eternel ! Lui aussi, cependant, il est sage, il fait venir le malheur, et ne retire point ses paroles ; Il s’élève contre la maison des méchants, et contre le secours de ceux qui commettent l’iniquité. L’Egyptien est homme et non dieu ; ses chevaux sont chair et non esprit. Quand l’Eternel étendra sa main, le protecteur chancellera, le protégé tombera, et tous ensemble ils périront » (Esaïe 31 : 1-3).

L’Egypte, c’est le monde. Et ce monde est entièrement chair et non esprit ! Seul Dieu est Esprit !

Nous pouvons nous confier dans un homme spirituel, si nous discernons que ce que nous apporte cet homme spirituel vient réellement de Dieu. En réalité, au travers de cet homme spirituel, c’est en Dieu seul que nous nous confions.

Pouvons-nous comprendre à présent à quel point la chair de péché est dangereuse dans la vie du Chrétien, quand elle n’est pas crucifiée ? Pouvons-nous comprendre à quel point il est important d’être éclairés sur tout ce qui est encore charnel dans nos vies ? Pouvons-nous comprendre à quel point il est important de ne plus marcher selon la chair, et d’apprendre à marcher selon l’esprit ? Car c’est pour cela que Jésus a accepté de mourir sur la croix ! Afin de crucifier notre chair par Sa mort, et de nous permettre de vivre Sa vie de résurrection !

Si le Chrétien charnel est aveugle à son caractère charnel, comment peut-il donc être délivré de la chair ? Pour que nous soyons délivrés de la chair et que nous puissions comprendre comment passer de l’état de Chrétien charnel à celui de Chrétien spirituel, il faut absolument que nos yeux spirituels s’ouvrent, et qu’ils s’ouvrent dans deux directions à la fois.

Nos yeux spirituels doivent tout d’abord, en tout premier lieu, s’ouvrir sur la réalité spirituelle qui est la nôtre dans le Royaume de Dieu, en Christ. Nous devons savoir ce que Christ a accompli à la croix par Sa mort, ainsi que par Sa résurrection. Nous devons savoir ce qu’Il a accompli en nous quand Il nous a fait passer par une nouvelle naissance spirituelle. Nous devons savoir qui nous sommes en Christ dans notre nouvelle nature. Nous devons bien connaître la vraie nature de notre esprit régénéré, et la réalité de notre position en Christ dans les lieux célestes. 

Frères et sœurs, pour avoir côtoyé de nombreux Chrétiens depuis longtemps, et par ma propre expérience dans ma vie chrétienne, je puis vous assurer qu’ils sont très rares, les Chrétiens, et notamment les responsables chrétiens, qui ont une claire compréhension spirituelle de tout ce que je viens de nommer ! Bien peu connaissent, et savent expliquer, la différence entre la vieille nature et la nouvelle nature, la différence entre la chair et l’esprit, la puissance de la croix, et la vraie nature de notre esprit régénéré ! Un auteur classique a dit : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ! » Mais ce qui est confus dans notre compréhension ne pourra que produire de la confusion dans notre comportement !

Tous les hommes et les femmes de Dieu qui ont marché par l’esprit ont eu les yeux spirituels ouverts, et de plus en plus ouverts, sur la personne et l’œuvre de Christ, notamment à la croix. Ils ont eu les yeux ouverts sur les choses qui restent invisibles pour l’homme naturel et pour la chair. Et, parce que leurs yeux spirituels étaient ouverts, ils ont pu marcher concrètement d’une manière compatible avec la réalité spirituelle qu’ils contemplaient.

En second lieu, nos yeux spirituels doivent être ouverts sur la nature réelle de la chair, et sur tout ce qui est encore contrôlé par la chair dans notre vie concrète, dans notre caractère, dans notre comportement, dans nos pensées, nos sentiments, nos volontés, et dans tous les domaines de notre vie.

Pour être libérés de la chair et de son emprise, nous devons donc recevoir une pleine lumière spirituelle du Seigneur. Cette lumière a un autre nom. Elle s’appelle aussi la Vérité. Il ne s’agit donc pas de n’importe quelle vérité, mais de la Vérité de Dieu et de Sa Parole.

En effet, les choses qui sont vraies pour la chair sont des mensonges pour Dieu, et inversement, les choses qui sont vraies pour Dieu sont des mensonges pour la chair. Par exemple, si la chair parvient à vous convaincre que la marche par l’esprit, c’est de la théorie et du mysticisme religieux, cette pensée sera vraie pour vous, mais vous ne comprendrez pas qu’il s’agit d’un mensonge pour Dieu. La chair ne peut recevoir, ni même concevoir les choses de Dieu et de l’Esprit.

Nous devons donc accepter humblement d’être entièrement remis en question, et laisser le Seigneur faire la lumière sur tout ce que nous considérons encore comme vrai, mais qui n’est qu’un mensonge pour Lui. A commencer par la perception que nous avons de « nous-mêmes » ! Vous ne pouvez pas imaginer à quel point la perception que la plupart des Chrétiens ont d’eux-mêmes est charnelle ! Cette perception ne peut devenir spirituelle que s’ils commencent à croire ce que la Parole de Dieu dit qu’ils sont en Christ : de nouvelles créations qui sont « justice de Dieu en Christ, » créées selon Dieu, à l’image de Christ, dans une justice et une sainteté parfaites, pleinement capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, et pleinement capables, par la foi et par la grâce, de marcher comme Jésus a marché ! Soyez certains que si vous commencez à croire ces vérités que nous révèle la Parole de Dieu, votre comportement pratique va commencer à changer !

La Parole de Dieu nous donne de nombreux exemples de comportements charnels chez les Chrétiens. Mais si elle nous donne ces exemples, c’est pour que nous reconnaissions plus facilement la présence de la chair par ses œuvres. Ce n’est pas pour que nous en fassions une liste à mémoriser, afin de nous efforcer d’éliminer, par nos efforts personnels, ces comportements dans notre vie. Pour cesser d’être charnels, nous devons employer l’unique moyen spirituel efficace que nous demande d’utiliser le Seigneur. Nous reparlerons plus loin de ce moyen spirituel, le seul qui nous permette de nous débarrasser complètement et définitivement de la chair. 

Les comportements charnels chez les Chrétiens sont tellement variés et multiples que la liste suivante est loin d’être exhaustive. Cette liste n’est donnée qu’à titre indicatif, et n’a d’autre but que de nous permettre de mieux repérer et identifier certains aspects importants de la chair, qui peuvent se retrouver dans la vie de tous les Chrétiens, à des degrés divers.

Tous ces comportements charnels constituent des manifestations variées de la chair. C’est donc la chair qui est le problème, et non ces comportements variés. Si nous pouvons couper la source de la chair, les comportements charnels cesseront aussitôt. 

La chair est caractérisée par les éléments essentiels suivants : égoïsme, orgueil, haine, rébellion et impureté, à des « concentrations » et des degrés divers. Ce sont là les éléments fondamentaux du caractère de la chair, en tant que puissance de péché et de mort. Ce sont aussi les éléments essentiels du caractère de Satan. Ce sont, finalement, les éléments essentiels du caractère du Chrétien charnel.

Nous n’insisterons pas ici sur tous les aspects grossiers et évidents de la chair, comme les excès du manger et du boire, les perversions sexuelles, les adultères, les crimes, les meurtres, les avortements, l’idolâtrie grossière, les fausses religions, les sectes chrétiennes, la magie, la sorcellerie et les choses semblables. Toutes ces choses sont aussi des manifestations de la chair (Galates 5 : 19-21). Mais nous parlerons plutôt des aspects subtils de la chair, qui sont ceux qui dévastent le plus les églises chrétiennes.

Rappelons encore, avant de commencer, que ces caractéristiques peuvent se retrouver à des degrés de « concentration » très diverses dans la vie du Chrétien charnel. Mais ce n’est pas parce que la présence de la chair est moins « concentrée » qu’elle est moins dangereuse, ou que nous pouvons nous permettre de négliger de l’éliminer.

  • Le Chrétien charnel est un enfant en Christ, un bébé spirituel. Il n’a pas atteint la maturité spirituelle. Il n’a donc pas encore accès aux choses profondes de l’Esprit et de la Parole de Dieu. La chair est incapable de recevoir et de concevoir les choses de l’Esprit. Le Chrétien charnel est donc incapable de pénétrer dans les profondeurs de Christ, de Sa Personne et de Son œuvre. Il a de Christ et de la Parole de Dieu une connaissance selon la chair, c’est-à-dire purement religieuse et superficielle.

« Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels » (1 Cor. 3 : 1-3).

« Mais l’homme animal (charnel) ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Cor. 2 : 14).

« Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière » (2 Cor. 5 : 16).

  • Le Chrétien charnel ne connaît pas l’amour pur et inconditionnel de Christ. Il ne connaît pas cet amour de Christ pour lui-même, et lui-même ne peut l’exprimer pour les autres. L’amour qu’il peut manifester est sentimental et émotionnel. Il n’aime pas ses ennemis. C’est, dans ses formes les plus charnelles, un amour qui n’est pas patient, qui n’est pas plein de bonté, un amour qui envie, qui se vante, qui s’enfle d’orgueil, qui recherche son propre intérêt, qui s’irrite, qui soupçonne le mal, qui n’excuse rien, qui ne croit rien, qui n’espère rien et qui ne supporte rien (1 Cor. 13).
  • Le Chrétien charnel ne peut donc établir une vraie relation de communion spirituelle avec les autres, que ce soit avec Christ ou avec ses frères et sœurs de l’Eglise. Il peut avoir beaucoup d’amis, mais il n’a pas de véritables frères dans la foi, avec lesquels il peut partager une communion spirituelle profonde. Cette communion spirituelle profonde ne peut se vivre que dans la lumière de l’Esprit. Or, le Chrétien charnel est encore plus ou moins dans les ténèbres, car la chair est ténèbres. Ses yeux spirituels sont en mauvais état.

« Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1 : 6-7).

« Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (1 Jean 2 : 9-11).

« L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! » (Matthieu 6 : 22-23).

  • Le Chrétien charnel marche « selon l’homme, » c’est-à-dire selon les critères, les valeurs, les raisonnements, les traditions et les doctrines qui sont considérés comme importants par le monde qui nous entoure. Car ce monde est dominé par la même puissance de péché et de mort que celle qui est présente dans la chair. C’est pour cela que le Chrétien charnel est aimé par le monde et par l’Eglise charnelle. Il est rare qu’il souffre de persécution. Mais il est animé par l’esprit de jalousie, de compétition, de dispute, de convoitise de la chair, de convoitise des yeux et d’orgueil de la vie, c’est-à-dire par tout ce qui caractérise l’esprit du monde. 
  • Le Chrétien charnel fait appel à la sagesse humaine, sans se rendre compte que cette sagesse humaine le coupe de la grâce de Dieu. Le Chrétien charnel a tendance à mettre sa gloire dans les hommes. Mais Dieu considère la sagesse humaine comme de la folie.

« Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu » (2 Cor. 1 : 12).

« Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il  : Il prend les sages dans leur ruse. Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, Il sait qu’elles sont vaines. Que personne donc ne mette sa gloire dans des hommes » (1 Cor. 3 : 19-21).

  • Le Chrétien charnel juge selon la chair et non selon l’esprit. Cela signifie qu’il juge selon les apparences, et non selon la justice. Il ne peut pas juger selon la vérité. Il juge selon la vue et selon ce que lui disent ses sens et ses impressions. Il s’appuie aussi volontiers sur la Science des hommes. Car la Science des hommes dépend exclusivement de ce que leurs sens leur montrent, et de l’interprétation qu’en fait leur intelligence humaine.

« Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice » (Jean 7 : 24).

  • Le Chrétien charnel a tendance à se laisser séduire facilement, notamment par ce qui frappe les sens. Il est sensible aux discours séduisants. Il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots. Il a la démangeaison d’entendre des choses agréables.

« Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants » (Col. 2 : 4).

« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ » (Col. 2 : 8).

« Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain » (1 Tim. 6 : 3-5).

« Evite les discours vains et profanes; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques uns » (2 Tim. 2 : 16-18).

Hyménée et Philète avaient commencé dans l’esprit, et ils ont fini dans la chair !

« Repousse les discussions folles et inutiles, sachant qu’elles font naître des querelles » (2 Tim. 2 : 23).

  • Le Chrétien charnel est souvent animé d’un zèle amer et un esprit de dispute. Il ne se rend pas compte que c’est l’orgueil qui est à la source de cette attitude.

« Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions » (Jac. 3 : 13-16).

« Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles » (2 Cor. 12 : 20).

« Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous » (Eph. 4 : 31).

« En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ? » (1 Cor. 3 : 3).

  • Le Chrétien charnel utilise les moyens du monde pour régler ses problèmes, et la justice des hommes pour régler ses conflits, que ce soit au sein du couple ou entre frères en Christ. Le Chrétien charnel ne supporte pas l’injustice. Il ne considère pas comme une grâce le fait de supporter des afflictions par motif de conscience, quand il souffre injustement (1 Pierre 2 : 19).

« Quelqu’un de vous, lorsqu’il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints ? Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde est jugé, êtes-vous indignes de rendre les moindres jugements ? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? Quand donc vous avez des différends pour les choses de cette vie, ce sont des gens dont l’Eglise ne fait aucun cas que vous prenez pour juges ! Je le dis à votre honte. Ainsi il n’y a parmi vous pas un seul homme sage qui puisse prononcer entre ses frères. Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles ! C’est déjà certes un défaut chez vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? Mais c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez, et c’est envers des frères que vous agissez de la sorte ! Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu » (1 Cor. 6 : 1-10).

  • Le Chrétien charnel est souvent dans la crainte, dans le doute, dans l’incertitude, dans le manque de paix, dans le découragement ou dans la dépression, parce qu’il est trop dépendant de ses impressions ou de ses sens. Il n’est pas fondé sur le roc de la Parole de Dieu. Il ne s’appuie pas exclusivement sur la Parole du Seigneur. L’homme charnel est irrésolu. Il est souvent sous un esprit de condamnation. Tout cela le pousse vers la mort et produit en lui la mort.

« Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort » (Rom. 7 : 5).

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Rom. 8 : 1).

Seuls les Chrétiens qui marchent selon l’esprit sont libérés de l’esprit de condamnation.

« Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu » (Rom. 8 : 5-8).

« Ou bien, mes résolutions sont-elles des résolutions selon la chair, de sorte qu’il y ait en moi le oui et le non ? » (2 Cor. 2 : 17).

« Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies » (Jac. 1 : 6-8).

  • Le Chrétien charnel a tendance à murmurer, à s’apitoyer sur lui-même et à se plaindre de son sort, comme les Hébreux dans le désert. La marche des Hébreux dans le désert est le parfait exemple d’un peuple qui marche selon la chair.

« Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leurs convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent les personnes par motif d’intérêt » (Jude 1 : 16).

  • Le Chrétien charnel a tendance à faire des préférences et des acceptions de personnes.

« Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes. Supposez, en effet, qu’il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d’or et un habit magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ; si, tournant vos regards vers celui qui porte l’habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d’honneur ! et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ! ou bien : Assieds-toi au-dessous de mon marchepied ! ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises ? » (Jac. 2 : 1-4).

  • Le Chrétien charnel fait preuve d’un esprit de critique systématique des autres, d’une tendance à médire et à dire du mal des autres, et d’une tendance à se plaindre des autres. Il est facilement susceptible. Il ne supporte pas la contradiction.

« Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d’un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n’es pas observateur de la loi, mais tu en es juge. Un seul est législateur et juge, c’est celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ? » (Jac. 4 : 11-12).

« Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge est à la porte. Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment » (Jac. 5 : 9-11).

  • Le Chrétien charnel persécute souvent ceux qui s’opposent à lui, ou qui ne sont pas d’accord avec lui. Il devient alors agressif en cherchant à se défendre ou à faire valoir son point de vue.

« Et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant » (Gal. 4 : 29).

  • Le Chrétien charnel tend à manipuler, à faire pression sur les autres et à contraindre les autres. Il en découle une tendance à l’hypocrisie et à la dissimulation, ainsi qu’une tendance à la fausse humilité et même à l’ascétisme. Tout cela n’est qu’une religiosité humaine.

« Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent… » (Gal. 6 : 12).

« Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie » (Gal. 2 : 11-13).

« Pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair » (Col. 2 : 20-23).

  • Le Chrétien charnel tend vers deux extrêmes : le légalisme religieux, ou le libéralisme religieux. Le légalisme religieux nous coupe de la grâce divine et nous sépare de Christ, tandis que le libéralisme religieux se sert de notre liberté en Christ comme prétexte pour vivre selon la chair. Le Chrétien charnel est souvent sectaire.

« Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ » (Col. 2 : 16-17).

« Mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! » (Gal. 4 : 9-10).

« Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien. Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce » (Gal. 5 : 2-4).

« Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair » (Gal. 5 : 13).

« Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres » (Philippiens 2 : 3-4).

  • Le Chrétien charnel est esclave d’une forme de péché ou d’une autre. Même s’il s’efforce de lutter contre la chair, il ne marche pas dans une pleine victoire sur le péché. Il ne le peut pas.

« Je suis par la chair esclave de la loi du péché » (Rom. 7 : 25).

« Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Rom. 7 : 18-24).

« Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère » (Gal. 4 : 22-26).

La « Jérusalem d’en bas » est la demeure du Chrétien charnel, qui est encore dans l’esclavage. Tandis que le Chrétien spirituel a échappé à la servitude de la chair et est déjà installé dans la Jérusalem Céleste.

« Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité » (1 Cor. 15 : 50).

La joie et la glorieuse liberté de l’Esprit ne sont pas accessibles au Chrétien charnel ; elles ne sont accessibles que dans le Royaume de Dieu, qui est celui de l’Esprit.

  • Le Chrétien charnel lutte constamment contre la chair, sans jamais avoir la victoire. Le Chrétien charnel n’a pas compris la puissance de la croix. Il ne connaît pas sa véritable identité en Christ. Le Chrétien spirituel en a fini de lutter contre la chair, car il a compris et saisi la puissance de la croix, qui a mis à mort la chair.

« Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang » (Eph. 6 : 12).

  • Le Chrétien charnel ne peut que reproduire d’autres Chrétiens charnels à son image. Il ne peut donner que ce qu’il possède. Un Chrétien charnel ne peut pas aider ses frères à devenir spirituels. Il n’a pas compris que la chair ne sert à rien.

« Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3 : 6).

« C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien » (Jean 6 : 63).

Nous aurions pu prolonger cette liste indéfiniment, mais cela n’aurait pas été utile. Il y aurait encore tellement de choses à dire concernant les attitudes et les comportements du Chrétien charnel ! La chair est d’une infinie variété dans ses manifestations. Ce qui doit nous intéresser, c’est plutôt la nouvelle création effectuée par le Seigneur à notre nouvelle naissance, et le moyen de nous revêtir de cette nouvelle création, en fermant définitivement la source de la chair.

Ce que nous devons savoir, c’est que le Chrétien n’est charnel que parce qu’il a laissé s’exprimer en lui la chair. Il est encore identifié à sa vieille nature, sans savoir que celle-ci a été remplacée par une nouvelle nature spirituelle semblable à celle de Jésus ! Il ne sait pas que la chair est une puissance de péché qui continue à demeurer en lui, mais qui est complètement étrangère à sa nouvelle nature en Christ, qui est la seule vraie. Dans notre nouvelle nature, c’est-à-dire dans notre esprit régénéré, se trouvent déjà déposées, par la grâce de Dieu, toutes les qualités spirituelles qui, une fois manifestées, feront de nous un Chrétien spirituel ! Nous possédons déjà tout en Christ !

Nous n’avons pas besoin de lutter pour devenir un Chrétien spirituel. Nous le sommes déjà dans notre nouvelle nature régénérée, par la grâce de Dieu ! Il nous suffit donc de reconnaître et bloquer les manifestations de la chair, par la foi en la puissance de la croix, et de laisser se manifester ce que nous sommes déjà en Christ, par la foi en la puissance de Sa résurrection !

Pour cesser d’être un Chrétien charnel, et pour devenir un Chrétien spirituel, il nous faut donc employer le seul moyen que le Seigneur nous a fourni, et nous demande d’employer : la foi en l’œuvre de Christ, notamment à la croix, et la foi en la Parole du Seigneur, qui nous révèle ce que nous possédons déjà, que nous ne voyons pas encore, mais que nous pourrons voir se manifester si nous croyons.

Nous ne cesserons de le répéter : il nous faut tout d’abord connaître l’œuvre de Christ, savoir ce qu’Il a accompli par Sa mort et Sa résurrection, et savoir qui nous sommes déjà en Christ, dans notre nouvelle nature régénérée. Nous ne devons jamais oublier ces vérités libératrices. Si nous les ignorons ou si nous les oublions, nous ne pouvons plus être dans la foi pour empêcher la chair de se manifester. Nous devons en permanence nous identifier à ce que nous sommes réellement en Christ, c’est-à-dire de nouvelles créations à Son image, libérées de la puissance de la chair.

Quand nous vivons en permanence dans cette lumière, nous pouvons sans problème identifier la chair dès qu’elle tente de se manifester, et avant même qu’elle puisse se manifester. Et nous savons aussi que nous avons, par la foi en Christ et en la puissance de la croix, le pouvoir de repousser ces manifestations de la chair, le pouvoir d’y renoncer par la foi, le pouvoir de les empêcher de nous contrôler ! Car nous savons que, là où Christ nous a transportés, en Lui et avec Lui, c’est-à-dire dans le Royaume spirituel de Dieu, la chair ne peut pas pénétrer et ne peut pas nous contrôler ! Entre la chair et nous, il y a la barrière infranchissable de la croix !

Le Saint-Esprit nous a été donné pour nous conduire dans toute la Vérité, donc dans toute la Lumière. Lui seul peut nous montrer tout ce que Christ a déjà créé en nous, dans notre nouvelle nature spirituelle. Lui seul peut aussi nous montrer tout ce qui est encore charnel dans nos attitudes et nos comportements concrets ! Mais Il ne pourra le faire que si nous voulons sincèrement être éclairés.

Nous devons faire, pour nous-mêmes et pour nos frères, ces prières que Paul faisait pour les Chrétiens :

« C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Eph. 1 : 15-23).

« Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ, remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu » (Philippiens 1 : 9-11).

« C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière » (Colossiens 1 : 9-12).

Pour dire les choses le plus simplement possible, nous ne pourrons être délivrés de l’emprise de la chair, en tant que puissance de péché et de mort, que si nous nous tournons résolument vers le Seigneur Jésus, et si nous avons pour Lui un amour sincère, total, ardent, absolu. Seul cet amour peut nous attirer à Lui, afin que nous Le connaissions, et que nous connaissions Son œuvre, notamment Son œuvre de rédemption à la croix. 

Sommes-nous irrésistiblement attirés par la Lumière de Jésus, ou par les ténèbres de la chair ? Avons-nous compris qu’en dehors du Seigneur Jésus, il n’y a aucun salut, aucune délivrance, aucune guérison, aucune victoire sur le péché et sur la chair ?

« Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ! Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret ; mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière. C’est pour cela qu’il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera » (Eph. 5 : 8-14).

Les œuvres de la chair font partie de ces œuvres infructueuses des ténèbres ! Nous devons nous réveiller du sommeil de la chair et nous précipiter vers Christ, pour être éclairés et délivrés ! Il nous éclairera ! Par Son Esprit, le Seigneur nous ouvrira alors les profondeurs de Sa Parole ! Nous connaîtrons la Vérité, et la Vérité nous affranchira !

Aucune puissance ne peut venir à bout de la puissance de la chair, si ce n’est la puissance de la croix. La croix est la puissance de Dieu, « celle qui s’appelle la grande » ! Car c’est à la croix, par Sa mort, que Jésus a porté nos péchés et nos iniquités. Mais c’est aussi à la croix qu’Il nous a fait mourir à tout ce qui dominait sur nous, afin de nous faire revivre en Lui dans Son Royaume. En Lui, Il nous a fait mourir au péché, mourir à la chair, mourir au monde, mourir à Satan et à ses démons, mourir aux maladies et aux infirmités, et même mourir à la mort ! Gloire à Dieu pour la croix du Seigneur Jésus !

Par Sa résurrection, le Seigneur nous a aussi fait renaître à une vie nouvelle en esprit, une vie où tout est nouveau, où nous sommes recréés à Son image, où nous sommes assis avec Lui en esprit dans les lieux célestes ! Une vie où nous pouvons, par Sa grâce et par la foi en Christ, marcher et vivre comme Jésus !

« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Col. 2 : 8-15).

« Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Col. 3 : 1-10).

Bien-aimés, il est possible de ne plus être charnels ! Non seulement cela, mais nous avons, en Christ, par la foi, la garantie absolue de pouvoir devenir spirituels, et d’avoir pleinement accès à la vie de l’Esprit et à la marche selon l’esprit !

Pourquoi continuer à attrister le Seigneur en laissant la chair faire ses ravages dans les vies, les couples, les familles et l’Eglise du Seigneur ? Partout autour de nous, hélas, ce ne sont que ruines et dévastations, causées par une chair qui n’a pas été crucifiée, à cause de notre ignorance et de notre incrédulité ! Alors que Christ a tout accompli pour que nous puissions être délivrés de cette puissance de péché et de mort !

Toutefois, nous devons nous réjouir, car l’Epouse du Seigneur a compris, est en train de comprendre, et comprendra encore, comment être délivrée de la puissance de la chair, et comment marcher dans la puissance de l’Esprit ! Tous les Chrétiens qui en ont assez d’être charnels, et qui veulent cesser d’être charnels, seront éclairés par le Seigneur ! Ils franchiront leur Jourdain, ce fleuve de la mort, pour laisser définitivement derrière eux le désert de la chair, et pour entrer pleinement dans le pays de Canaan, ce pays où coulent le lait et le miel, ce pays qui représente la marche par l’esprit, dans une vie de victoire qui glorifiera le Seigneur ! Amen et amen !

50 réponses vers «Comment cesser d’être charnel.»

  1. Stef dit :

    Merci mon frére pour ce message. Avec toutes ma reconnaissance.
    Stéphane.

  2. Patricia dit :

    Bonjour cher frère,
    L’un de vos enseignements sur « sourcedevie.com » parle des « grandes foules qui faisaient route avec le Seigneur Jésus » . Ce n’étaient évidemment pas des disciples. Peut-être appelons-nous Chrétiens des gens qui ne le sont pas. En effet, Actes 11:26 dit: « Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les DISCIPLES furent appelés chrétiens. »
    Si les chrétiens charnels sont des disciples, (qui ont donc renoncé à eux- mêmes pour vivre une vie crucifiée, au moins dans leur tête), mais qui sont encore des bébés sur le plan de la foi, alors la compréhension spirituelle dont vous parlez n’est plus si rare. Si on compte en plus « les grandes foules » qui suivent le Seigneur Jésus sans un coeur de disciple …
    Merci encore pour vos enseignements.

  3. Hervé P dit :

    — As-tu remarqué, cher Frère, que si nous disons la Vérité de Dieu dans des forums ou dans des blogs, la réaction outrée des chrétiens charnels qui disent presque que nous sommes « hors de sens » ? Cette réaction est typique de la chair et nous sommes confrontés tous les jours à cette chair, non seulement en nous-mêmes mais aussi chez les autres ! Cette réaction les fait nous rejeter de leurs blogs et de leurs forums et ils ne cherchent pas à apprendre de nous, car notre langage est très différent. Non qu’il soit différent dans les mots et les phrases que nous employons, mais que la présence même de l’Esprit de Dieu dans nos paroles dérange…
    — Combien il devient agréable de marcher par l’E(e)sprit de jour en jour et d’exercer le discernement (chose absolument essentielle, malgé le peu de cas qu’on en fait dans la chrétienté d’aujourd’hui, et absolument nécessaire dans notre vie chrétienne !) que nous donne l’Esprit de Dieu dans notre esprit régénéré !
    — Beaucoup de chrétiens ne savent pas faire la différence entre le corps, l’âme et l’esprit. Ils disent que nous sommes entièrement sans péché, même dans notre corps, ce qui est une séduction dangereuse. En effet : ils oublient que notre corps sera changé lors de l’Enlèvement, mettant ainsi un terme à la mort qui contrôle toujours notre corps physique et au péché qui y habite encore, malgré qu’il soit chassé de notre âme par l’esprit régénéré ! Car tout comme nous faisons la différence entre le Père, le Fils et l’Esprit dans les différentes manifestations divines du même Dieu, il nous faut aussi faire la différence entre notre corps, notre âme et notre esprit dans les différentes manifestations de nos êtres !
    — Courage, Frère ! La marche par l’esprit est un thème aussi incongru dans notre société actuelle que le Retour du seigneur ! Enseignons-les sans broncher !
    — Sincères amitiés fraternelles et toutes bénédictions, au Nom de Jésus-Christ !

  4. stef dit :

    Visiblement Hervé on a le même problème. Le danger d’être rejeté, c’est de rentrer dans l’amertume, comme j’y suis rentré pour un temps. Mais grâce à l’éclairage de ce blog et de Source de Vie, petit à petit, je réalise ma position en Christ et je marche sur cette chair qui gagne encore quelques batailles, mais qui, je le sais, a déjà perdu la guerre. Je pense que pour ceux qui ne savent pas encore distinguer le corps l’âme et l’esprit autour de nous, ils ont besoins d’avoir des frères ou des sœurs remplis du saint Esprit pour être convaincus. Les discours tu, le dis, ne servent à rien, la chair rend aveugle. Mais la lumière luit toujours dans les ténèbres et, en cela, je sais que nous pourrons, par notre attitude de vie victorieuse, emmener tout âme captive en lui.

  5. jeanne dit :

    Cher frère Henri, après avoir été des années dans des églises, on ne nous a jamais parlé de cette crucifixons de la chair, c’est-à-dire que nous devons mourir à nous-mêmes. C’est triste à dire, mais c’est hors des églises, par la grâce de DIEU, qu’Il m’a conduite vers ce véritable enseignement, et combien je suis reconnaissante au SEIGNEUR de m’avoir conduite vers la bonne personne. Il est vrai que beaucoup ne veulent rien savoir, et nous voyons les rangs s’éclaircir, et même certains se détourner de nous. Nous devons nous préparer à être de plus en plus seuls, c’est un prix à payer. Merci de tout coeur encore pour ce merveilleux message.

  6. jeanlandryjr dit :

    Frère. Je me réjouis ce matin d’avoir trouvé ton blog. Vraiment. Je me suis empressé de l’ajouter aux liens de mon propre blog car, après avoir lu seulement quelques paragraphes, je savais que l’Esprit de Dieu y était présent et y accomplissait Son œuvre d’édification.
    Il est vrai que notre participation à des forums ou à des blogs entraîne automatiquement une grande opposition. Même en usant de beaucoup de précautions, nous finissons toujours par être taxés de légalistes. A un point tel que je me demande parfois si ce n’est pas l’Ennemi qui a ajouté ce mot au dictionnaire. Oh, s’ils savaient la joie que représente la sanctification! S’ils pouvaient goûter la beauté d’une vie qui va de gloires en gloires et de vertus en vertus! Prions pour ces Chrétiens, afin qu’ils puissent se repentir et suivre le Seigneur dans toutes Ses voies!

  7. Hervé P dit :

    — Stef, tu dis :
    « Visiblement Hervé, on a le même problème. Le danger d’être rejeté, c’est de rentrer dans l’amertume, comme j’y suis rentré pour un temps. »
    — Mais Stef, c’est justement ce qui nous attend si nous persévérons en Christ : être rejetés, tout comme Lui a été rejeté ! Ne crois pas que le monde va approuver si nous nous mettons à dire la Vérité, qui consiste à «témoigner au monde que ses œuvres sont mauvaises» ! Demande au frère Henri, et surtout à Dieu, si c’est faux ce que je dis ! Je ne crains pas d’être rejeté car je le suis déjà, en prêchant la Parole de Dieu au Nom de Jésus-Christ ! Je ne suis aucunement amer, tout juste attristé par la conduite de certains « Chrétiens » qui flirtent avec le monde, rien de plus ! Si tu ne crois pas ce que j’écris, demande à Jésus-Christ si c’est faux ce que je dis !…
    Jeanlandryjr, tu dis :
    « Il est vrai que notre participation à des forums ou à des blogs entraîne automatiquement une grande opposition. Même en usant de beaucoup de précautions, nous finissons toujours par être taxés de légalistes. »
    — C’est parce que «nous prêchons la Parole de Dieu en toute occasion, favorable ou non» ! Nous indiquons une direction à suivre qui n’est pas, mais pas du tout, dans les habitudes du monde : «le chemin étroit et resserré qui mène à la Vie» ! Et il y en a si peu qui veulent le suivre, même parmi les Chrétiens !!!
    — Au sujet de prêcher la Parole de Dieu, si Jésus-Christ venait Lui-Même prêcher sur certains blogs ou forums, personne ne Le reconnaîtait, même parmi les webmasters, et Il se ferait immédiatement rejeter, même s’Il ne prononçait aucune insulte, parce que Sa Parole serait un feu tellement puissant qu’elle dérangerait tout le monde et attirerait la vindicte des « bien-pensants », des « politiquement corrects » ! Apprenons donc de Lui à proclamer Sa Parole telle qu’elle est écrite, et ne la frelatons pas par des considérations toutes humaines : nous aurons à en rendre compte au Seigneur Lui-Même ! S’il a dit de nous désintéresser totalement des choses du monde et de ne pas craindre d’être tués, qui sommes-nous pour dire le contraire ?!?… Nous « avons » beaucoup mieux, tellement mieux, que tout ce que le monde peut proposer !
    À méditer… Sincères amitiés fraternelles et toutes bénédictions, au Nom de Jésus-Christ !

  8. Serge G. dit :

    J`abonde dans le même sens que vous, chers frères et chère soeur Jeanne. Ils sont très rares ceux qui m’accompagnent dans cette marche par l’Esprit et, qui plus est, dans l’attente de Notre Glorieux Seigneur Jésus-Christ, qui bientôt va revenir nous chercher. Quel désastre! Quel désatre et quel aveuglement!. Pour moi et pour vous, je remercie mon Jésus de nous avoir ouvert les yeux sur notre état pécheur, nos dispositions très charnelles. Moi, entre autres, qui croyait marcher par l`Esprit!!!! Et ce, après une vingtaine d’années à marcher dans la chair, et je me croyais spirituel avec mes nombreux ministères d’église. Gloire, Gloire à Dieu, mes yeux se sont ouverts après avoir quitté l’homme et ses traditions. Non, non, non, je n’ai pas d`amertume envers eux, au contraire, j’intercède pour eux sans relâche afin que leurs yeux s`ouvrent. Non seulement pour eux, mais pour moi aussi, encore et encore, pour que je connaisse davantage mon Jésus.

  9. Alain Brice dit :

    Cher Henri,
    Ma première intervention sur votre blog était il y a quelque heures, sous l’article où vous vous expliquiez vos déclarations sur « l’enlèvement qui coinciderait avec la Fête des Trompettes des Juifs ». Bon, c’est un article qui date déjà, et je me demande si vous lirez ma réation et les préoccupations qu’elle comprend!
    J’ai une autre question qui me taraude l’esprit: Je vis dans un pays étranger, et mon église locale (enfin celle en qui j’ai confiance) se trouve dans mon pays. Depuis que j’ai compris, à travers vos interventions, que tout Chrétien qui veut prendre part à l’enlèvement doit être baptisé d’eau et du Saint-Esprit, je suis inquiet. En effet, je n’ai encore aucun de ces baptêmes. Je crains cependant de me faire baptiser par n’importe qui ou dans n´importe quelle église, car je me dis que si l’église elle-même ne pratique pas correctement la Parole de Dieu, mon baptême ne sera pas reconnu ou agréé de Dieu. Est-ce là une facon logique de penser? Est-ce qu’il y a des situations où le baptême est nul et doit être repris? Merci de me donner des éclaircissements à ce propos.
    Dans la paix du Seigneur,
    Alain Brice

  10. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère ! Le plus important, dans notre marche avec Dieu, c’est d’abord d’être passé par une nouvelle naissance, par la repentance et la foi en Jésus. Les premiers disciples étaient baptisés d’eau immédiatement après leur conversion, puis on priait aussitôt pour qu’ils reçoivent le baptême de l’Esprit. Tout cela se faisait en même temps. Nous sommes tous sacrificateurs dans la Nouvelle Alliance. Tout Chrétien baptisé peut vous baptiser d’eau. Ce n’est pas tant la qualité du baptiseur qui compte, que la qualité de la conversion du baptisé ! Pour le baptême de l’Esprit, que vous pouvez d’ailleurs recevoir avant même votre baptême d’eau, c’est aussi très simple. Dieu donne Son Esprit 1) à ceux qui Le demandent, et 2) à ceux qui Lui obéissent, ou qui veulent résolument Lui obéir. Si c’est le cas, vous pouvez demander immédiatement au Seigneur de vous remplir de Son Esprit, et Il le fera aussitôt, que vous le « sentiez » ou pas. Mais il faut croire que Dieu répond immédiatement à toute prière que vous faites selon Sa volonté. Les « signes » visibles viennent ensuite. Si vous croyez que vous êtes « rempli, » vous n’aurez aucun mal à exercer les dons de l’Esprit. Tout est une question de foi. Dieu remplit tout d’abord tout ce qu’Il peut remplir en nous, puis Il continue à nous remplir à mesure que nous avançons avec Lui. Alors, ne tardez pas ! Demandez à un responsable chrétien, ou, à défaut, à tout Chrétien baptisé, de vous plonger dans l’eau, au Nom du Père,et du Fils, et du Saint-Esprit ! Et demandez à notre Père de vous remplir de Son Esprit !

  11. jeanlandryjr dit :

    A Alain Brice: Le baptême ne possède pas de propriétés magiques. Il est l’expression de notre foi, simplement. La Bible est claire: Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé! C’est tout ce qui fut nécessaire au voleur crucifié aux côtés de Jésus pour être sauvé. Dieu ne Se préoccupe pas des rituels. Ce qu’il veut, c’est notre coeur. Et le baptême est le témoignage public de notre désir de Lui donner notre coeur, de naître de nouveau. :o )

  12. Henri Viaud-Murat dit :

    Le baptême n’est pas un rituel, ni même un témoignage public, c’est bien plus que tout cela. C’est notre ensevelissement en Jésus (Rom. 6:4), et c’est un ordre clair de Jésus pour tous ceux qui croient en Lui (Marc 16:16). Jésus a bien dit : « Celui qui croira ET qui sera baptisé sera sauvé. » Le brigand sur la croix n’a pas pu être baptisé, bien entendu, mais il l’aurait été s’il avait survécu. On peut donc être sauvé (naître de nouveau) sans être baptisé, mais on ne peut pas devenir membre du Corps de Christ sans être né de nouveau, baptisé d’eau et d’Esprit.

  13. Alain Brice dit :

    Merci à jeanlandryjr et bien évidemment à Henri aussi pour tous vos éclaircissements. Cher Henri, que dites-vous des baptistères (fonds baptismaux) érigés soit dans les églises ou ailleurs pour les services de baptême? Peut-on être baptisé dans une piscine? Merci encore pour les explications.

  14. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère, on peut être baptisé partout où il y a suffisamment d’eau pour être plongé : dans une piscine, dans un lac, dans une rivière, dans la mer… Les premiers disciples ne disposaient d’aucun baptistère !

  15. vincent dit :

    Bonjour à tous et à toi, frère Henri, je me mêle à cette conversation, puisque je me trouve « encore »dans le même cas. Le baptême selon 1 Pierre 3:21 est le salut par l’eau, tel qu’il le fut du temps de Noé. Il n’est pas l’enlèvement d’une souillure, mais l’engagement (personnel) d’une bonne conscience devant DIEU. Ce n’est pas un rituel magique qui nous transforme, le baptême pratiqué aujourd’hui par plusieurs dénominations chrétiennes n’a, à mes yeux, aucune valeur spirituelle.
    Les Témoins de Jéhovah sont baptisés par immersion, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, seulement après avoir accepté la doctrine de la maison mère. Ils ne se considèrent pas membres du Corps de Christ (seulement 144.000, selon eux), n’ont pas part à l’Esprit et à tous Ses dons surnaturels, et n’attendent pas l’enlèvement et le retour de JESUS. Un Témoin de Jéhovah sera donc apte (s’il acceptait) de me baptiser !? (Leur baptême est pourtant conforme à la Bible). Le baptême des T.J. n’est pas valable au yeux des dénominations protestantes, évangéliques ou quelque autres, et vice versa.
    Ce n’est plus un signe de mort et de résurrection en CHRIST, tous ces baptêmes, mais un engagement dans leurs différentes enseignes. Par qui donc me ferai-je baptiser ? Tous pourtant se réclament de CHRIST et se disent Chrétiens. Le baptême actuel est un baptême aux noms de leurs apôtres, dirigeants, et de leurs entreprises, et n’a pas de valeur pour CHRIST !

  16. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère, Même si la « formule » des Témoins de Jéhovah est bonne, leur baptême n’est pas une immersion en Christ, mais une immersion dans le mouvement des T.J., dont les doctrines fondamentales ne sont pas acceptées par les églises évangéliques, notamment leur doctrine de Christ. Aucun T.J. n’accepterait d’ailleurs de te baptiser, si tu refusais de faire ensuite partie de leur mouvement ! Et toi-même tu n’aurais pas l’idée de te faire baptiser par eux.
    En revanche, tout Chrétien « biblique » peut te baptiser, c’est-à-dire tout Chrétien qui s’est repenti de ses péchés, qui a reçu Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur, et qui s’est fait baptiser comme le Seigneur le demande. Ce Chrétien biblique doit au moins avoir une doctrine de Christ qui soit juste (selon 2 Jean 9). La « doctrine de Christ, » c’est tout ce qui concerne la Personne et l’oeuvre de Jésus-Christ : essentiellement, c’est croire que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, qu’Il est de nature divine, qu’Il S’est incarné dans la chair, sans péché, qu’Il a porté sur la croix nos péchés, qu’Il a fait l’expiation par Son sang, qu’Il a été livré à la mort pour nos offenses, qu’Il est ressuscité pour notre justification, et qu’ Il revient chercher Son Epouse. Tous ceux qui croient cela, après s’être repentis de leurs péchés, passent par une nouvelle naissance spirituelle, et deviennent membres du Corps de Christ. Ils sont sacrificateurs pour Dieu en Christ, ambassadeurs de Christ, et ministres de la réconciliation avec Dieu. Tous ceux-là peuvent te baptiser, même si, sur d’autres points de doctrine, ils ne sont pas nécessairement tous d’accord. C’est à nous ensuite de ne pas nous laisser entraîner dans des systèmes humains, et de rester libres en Christ !
    Cher frère, si tu attends, pour te faire baptiser, de trouver le Chrétien parfait et absolument au clair sur toutes les doctrines de la Bible, tu risques d’attendre trop longtemps ! Je suis certain que le Saint-Esprit peut te faire rencontrer certains de ces pasteurs ou Chrétiens fidèles dont je parle, et te donner la paix pour te faire baptiser par eux !

  17. vincent dit :

    Merci Henri pour ton conseil. J’avoue que m’associer à une communauté chrétienne me fait peur, beaucoup trop de faux prophètes ont une très jolie apparence et de beaux discours. Mais ça ne doit pas être des motifs pour ne rien faire. Je suis donc ton conseil, et fais confiance à notre SEIGNEUR pour m’orienter.

  18. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher Vincent, chasse de ton coeur toute crainte des hommes, tu n’as rien à craindre, si tu sais que tu peux compter sur la fidélité du Seigneur pour te guider et te donner le discernement nécessaire !

  19. Serge G. dit :

    « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? » (Romains 6:3). Voilà le vrai sens du baptême: C’est en Sa mort que nous avons été baptisés. Je me suis fait baptiser afin de mourir avec Lui à mon ancienne vie, pour que le corps du péché en moi soit détruit et que je n’y revienne plus jamais… En fait c’est pour moi un acte de foi. C’est fini. Je n’ai plus à essayer de m’en sortir avec toutes sortes de moyens dits psychologiques ou thérapeutiques, puisque c’est fini! Je suis mort. Mais encore faut-il que je comprenne ce que Jésus a fait au Calvaire pour nous.
    « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6:4). Nous sommes morts, et nous avons donc une nouvelle vie en Jésus-Christ, qui n’a rien à voir avec celle d’hier. Une identification avec la mort de Christ et, conséquemment, une mort qui nous amène à la résurrection physique de nos corps. « En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection » (Romain 6:5).

  20. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère, il faut préciser que ce n’est pas le baptême en lui-même qui nous fait mourir à notre vie passée, mais c’est la mort de Christ, qui nous a entraînés dans Sa mort, nous qui croyons en Lui et en Son oeuvre. Par Sa résurrection, Il nous a aussi entraînés dans une nouvelle naissance. C’est en Lui et avec Lui que nous sommes morts et ressuscités. Le baptême représente par conséquent notre ensevelissement (donc notre mort à notre vie passée) et notre nouvelle naissance en Christ.

  21. Serge G. dit :

    Merci Henri pour tes précisions. Il faut dire que ce n’est pas si facile à comprendre. Je ne suis que novice en la matière mais ça viendra.

  22. stef dit :

    Hervé,
    Je m’étais mal exprimé, je suis d’accord avec tout ce que tu m’as répondu. Je vais préciser ma pensée concernant le rejet. Bien sûr que nous sommes rejetés quand nous énonçons les vérités de la Parole de Dieu. Ce que je voulais dire, c’est qu’il faut être « armé » pour le faire !!! Ce qui n’était pas mon cas pendant un temps. Car quand nous disons la vérité, ce n’est pas contre la chair que nous avons à lutter, mais contre des puissances diaboliques, d’où la nécessité de marcher par l’esprit.
    Dieu te bénisse. Amen!

  23. Alain Brice dit :

    Bonjour frère Henri,
    Dans l’un de vos enseignements audios, vous dites que 7 est le « nombre parfait, » sans entrer dans les détails. Pouvez-vous s’il vous plaît m’en dire plus? Merci d’avance.
    Alain Brice

  24. Henri Viaud-Murat dit :

    Ce chiffre se retrouve très souvent dans la Bible, à propos des oeuvres de Dieu, qui sont parfaites. On dit aussi cela, en particulier, parce que Dieu a tout créé en 7 jours, et parce qu’au septième jour, Il a dit : « Tout est très bien ! » Mais je n’en fais pas une superstition !

  25. Hervé P dit :

    — Henri, tu dis :
    « Cher frère, on peut être baptisé partout où il y a suffisamment d’eau pour être plongé : dans une piscine, dans un lac, dans une rivière, dans la mer… Les premiers disciples ne disposaient d’aucun baptistère ! »
    — Il est évident que l’eunuque éthiopien n’a même pas été baptisé dans une « église », puisque Philippe se trouvait SEUL à ses côtés, sur un chemin, pour lui parler de Jésus-Christ à travers le prophète Ésaïe !
    — Tu dis encore :
    « Demandez à un responsable chrétien, ou, à défaut, à tout Chrétien baptisé, de vous plonger dans l’eau, au Nom du Père,et du Fils, et du Saint-Esprit ! »
    — Ou au Nom de Jésus-Christ, puisque le Nom actuel sous lequel Dieu se fait connaître sous Ses trois manifestations différentes est justement le Nom de Jésus-Christ, «le Nom au-dessus de tout nom», que même le Saint-Esprit proclame : Actes 2, 38 : «Pierre leur dit: Repentez-vous, et que CHACUN DE VOUS SOIT BAPTISÉ AU NOM DE JÉSUS-CHRIST, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit» !
    — Pourquoi sommes-nous si peu à œuvrer pour Dieu au Nom de Jésus-Christ ? Pourtant, c’est bien ce qu’Il nous demande : Jean 16, 24 : «Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon Nom; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.»
    — Mais Satan voudrait nous faire abandonner ce Nom car il sait que tant qu’un Chrétien s’appuiera sur ce Nom, il ne pourra rien faire ! Or, ne lâchons pas ce Nom incomparable qui est l’expression de la victoire de Christ à la Croix sur l’œuvre de destruction de Satan : 1 Jean 3, 8 : «Celui qui vit dans le péché est du Diable; car le Diable pèche dès le commencement; or le Fils de Dieu est apparu pour détruire les oeuvres du Diable.»
    — Donc, n’hésitons plus à proclamer et à confesser le Nom de Jésus-Christ partout où nous nous exprimons !
    — Sincères amitiés fraternelles et toutes bénédictions, au Nom de Jésus-Christ !

  26. Henri Viaud-Murat dit :

    Je sais qu’il y a de grands débats, dans certains milieux, pour savoir si le baptême chrétien doit être fait « au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, » ou « au nom de Jésus, » ou « au nom du Seigneur Jésus. » Je crois que la Parole du Seigneur Jésus nous suffit, et doit être appliquée telle qu’Il nous le demande. Le baptême doit donc être pratiqué « au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » Dans la langue française, « faire quelque chose au nom de quelqu’un » signifie « faire quelque chose de la part de quelqu’un, à la place de quelqu’un, ou en considération de quelqu’un. » Baptiser « au nom de Jésus » ne signifie donc pas que nous devions utiliser la formule « au nom de Jésus, » mais que nous baptisons en tant que représentants de Jésus, de la part de Jésus, à la place de Jésus, en considération de ce qu’Il est et de ce qu’Il a fait, en obéissant à l’ordre qu’Il nous a donné, et en faisant les choses comme Il nous l’a demandé. C’est cela, le vrai baptême « au nom de Jésus. » Certains vont même jusqu’à imposer un nouveau baptême « au nom de Jésus, » sous prétexte que le baptême « au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit » serait un affreux baptême « trinitaire » idolâtre, inventé par l’Eglise Catholique ! C’est se moquer des paroles mêmes du Seigneur Jésus, et provoquer des divisions inutiles au sein de l’Eglise.
    Pour citer un autre exemple, il est écrit dans l’épître aux Colossiens : « Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus » (Col. 3 : 17). Cela ne signifie pas que nous devions prononcer la formule « au nom de Jésus » chaque fois que nous disons ou faisons quelque chose ! Cela tournerait vite au dérangement mental ! Cela signifie que tout ce que nous disons ou faisons, nous devons le dire ou le faire en tant que représentants de Jésus, de la part de Jésus, à la place de Jésus, et en considération de Jésus.

  27. Hervé P dit :

    « Cela ne signifie pas que nous devions prononcer la formule “au nom de Jésus” chaque fois que nous disons ou faisons quelque chose ! Cela tournerait vite au dérangement mental ! Cela signifie que tout ce que nous disons ou faisons, nous devons le dire ou le faire en tant que représentants de Jésus, de la part de Jésus, à la place de Jésus, et en considération de Jésus. »
    — Prononcer le Nom de Jésus-Christ et travailler en Son Nom n’est pas, loin de là, une « formule magique » : Dieu s’y oppose ! Ça implique aussi une grande responsabilité : en œuvrant en ce Nom, il est évident qu’on Le représente ! Donc, qu’«on soit trouvé irréprochable». Pour ce qui est du dérangement mental, ici : Actes 4 : 7-10 : «Et ayant fait comparaître devant eux Pierre et Jean, ils leur demandèrent: par quelle puissance, ou au Nom de qui avez-vous fait cette guérison? Alors Pierre étant rempli du Saint-Esprit, leur dit: Gouverneurs du peuple, et vous Anciens d’Israël: Puisque nous sommes recherchés aujourd’hui pour un bien qui a été fait en la personne d’un impotent, pour savoir comment il a été guéri; Sachez vous tous et tout le peuple d’Israël, que ç’a été au Nom de Jésus-Christ le Nazarien, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts; c’est, dis-je, en son Nom, que cet homme qui parait ici devant vous, a été guéri.»
    Les apôtres ont dit devant le Sanhédrin (tribunal juif) en présence de tous, en quel Nom ils ont guéri l’homme malade ! Ils ne se sont pas cachés. Nous devrions prendre leur exemple, mais je n’oblige personne ! Car Christ a bien dit : Marc 8 : 38 : «Car quiconque aura eu honte de moi et de mes paroles parmi cette nation adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il sera venu environné de la gloire de son Père avec les saints Anges.» (De Moi… et de Mon Nom !)
    — Je m’interroge sur ceux qui ne parlent pas de Jésus-Christ en Son Nom… Dans ces temps d’apostasie, le reste fidèle parle et parlera au Nom de Jésus-Christ, n’aura aucune honte et le fera savoir même devant les tribunaux, tout comme Pierre et Jean l’ont fait devant le Sanhédrin, de la même manière !
    — Je n’oblige personne, Henri. Mais je demande à réfléchir sérieusement à cette question…
    « Cela signifie que tout ce que nous disons ou faisons, nous devons le dire ou le faire en tant que représentants de Jésus, de la part de Jésus, à la place de Jésus, et en considération de Jésus. »
    — Entièrement d’accord, et en proclamant Son Nom !
    — Sincères amitiés fraternelles et toutes bénédictions, au Nom de Jésus-Christ !

  28. Henri Viaud-Murat dit :

    D’accord, cher frère, d’accord ! J’ai compris ce que tu as voulu dire, et je crois que tu as aussi compris ce que j’ai voulu dire !

  29. arthur dit :

    Bonsoir, chers frères HVM, Serge G, Hervé et Stef,
    Les discussions fusent dans les communautés chretiennes entre des « trinitaires » et les « unitaristes, » tournant au tour de la « formule » du baptême (soit au Nom du Père, du Fils et du SE, soit au Nom de Jésus), mais rares sont les personnes qui mettent vraiment leur foi sur la réalité en Jésus-Christ, qui découle du baptême : l’ensevelissement et la renaissance, pour marcher en nouveauté de vie par son Esprit, au moyen de la foi. Soyons, frères, de ces vraies personnes qui comprenent la consistance du baptême et qui, par amour et par la foi au Seigneur Jésus, obéissent à Sa Parole. Ne laissons pas des discusions inutiles nous voler la paix que le Seigneur nous a donnée.
    Que chacun agisse selon la conviction qu’il a reçue de l’Esprit Saint, au moyen de Sa Parole : Il nous guidera vers « toute la vérité ».
    Merci HVM pour ton blog, par lequel le Seigneur nous édifie de + en plus.

  30. Stef dit :

    Au début de Son ministère, Jésus nous donne comme modèle la prière « Notre Père. A la fin Il dit : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom… » « En mon nom vous chasserez, » etc…
    Nous voyons aussi, dans les Actes, des gens qui utilisent le nom de Jésus et qui se font rosser par les démons !! Beaucoup de gens utilisent le nom de Jésus, mais c’est la foi dans ce nom qui compte !!
    Dans mon expérience personnelle, j’ai eu à lutter 2 heures un jour, contre une attaque de l’ennemi sur mon passé, alors que je n’avais vraiment plus aucune trace dans ma vie. Les tentatives de confesser la Parole de Dieu, comme je l’avais fait en d’autre occasion, « Il est écrit, » n’éloignaient pas Satan, le nom de Jésus que je prononçais non plus, alors qu’en d’autres occasions, cela avait toujours « fonctionné. »
    Deux heures après, j’étais vidé, avoir l’impression que vous avez les ténèbres qui vous écrasent, c’est terrible, de plus, que cela ne m’était jamais arrivé. Et puis, d’un coup, la lumière m’est apparue, j’ai confessé en mon cœur que Jésus avait porté ce fardeau et qu’il n’avait donc aucune prise sur moi. Cela est parti puis revenu 1 mn après, je suis resté ferme dans ma foi, et cela est parti définitivement.
    Le nom de Jésus nous est indispensable, mais il nous faut comprendre ce qu’il représente pour nous. En cela, j’ai encore du chemin à faire, car quand nous le prononçons, il ne peut avoir d’efficacité que si nous en comprenons le sens, « victime expiatoire, premier-né d’entre les frères, autorité suprême (excepté le Père), Tête de l’Eglise etc…)
    Stef

  31. Didier Buron dit :

    Puisque certains, dans ce blog ont écrit sur le baptême, je raconte ma façon de règler le problème lorsque le baptiste (celui qui baptise) ne correspond pas à notre foi. Ce cas deviendra de plus en plus courant dans l’avenir.
    Après des recherches, il me fut impossible de trouver un baptiste qui soit vraiment attaché à la Parole et qui, idéalement, puisse appartenir à l’Église de Philadelphie. Il m’aurait fallu accepter des doctrines de la chair ou mentir pour être baptisé.
    L’important, lors de cette démarche, c’était ma foi. Je n’attendais du baptiste chrétien que l’exactitude des paroles, sachant que je n’avais pas le droit de le juger.
    Lorsque j’étais bébé, mes parents me firent baptiser selon le rite catholique, les paroles prononcées à ce moment furent conformes aux Écritures. Dans les circonstances, j’ai prié le Seigneur afin qu’Il accepte les paroles prononcées lors de cette cérémonie.
    Après avoir médité les versets des Écritures correspondants au baptême par l’Esprit. Je me suis immergé dans l’eau de la piscine. Sous l’eau, j’ai pensé repentance, mort en Jésus-Christ, ce qu’il a fait pour nous sur la croix, naître de nouveau, vie nouvelle, recevoir l’Esprit, être dans le Royaume de Christ.

  32. Henri Viaud-Murat dit :

    L’Ecriture ne nous enseigne pas que nous puissions nous baptiser nous-mêmes, et il n’y a aucun exemple d’auto-baptême dans le Nouveau Testament. La raison en est simple : le baptême représente un ensevelissement, et un « mort » ne peut pas s’ensevelir lui-même ! Ce sont les disciples qui baptisaient les nouveaux convertis. Le jour de la Pentecôte, Pierre dit à la foule : « Que chacun de vous soit baptisé… » Il ne leur dit pas : « Que chacun de vous se baptise ! » Il n’est pas si difficile que cela de trouver quelqu’un pour vous faire baptiser. Je n’ai pas la conviction que ce baptême soit valable, selon les Ecritures, et je vous conseillerai de vous faire baptiser comme le demande la Bible.

  33. Didier dit :

    Frère Henri,
    Il n’y a pas eu d’auto-baptême et évidemment de mort qui s’ensevelit lui-même.
    Vous conviendrez que les bonnes paroles prononcées par le baptiste et la foi du baptisé dans l’immersion sont essentielles.
    Des paroles furent prononcées par un chrétien afin de baptiser un nouveau-né qui n’avait pas la maturité pour comprendre et accepter la grandeur de l’événement. A ce moment précis, les paroles des premiers disciples furent prononcées : Soit baptisé au nom du Père , du Fils et du Saint-Esprit. Ces paroles sont toujours valides mais l’acte nécessaire n’a pas suivi.
    Ce nouveau-né, devenu adulte et conscient de la malfaçon commise, a réalisé la démarche personnelle qui devait être faite par immersion et dans la foi, complétant ainsi la partie à exécuter pour être baptisé.
    La parole de Pierre que vous mentionnez: Que chacun de vous soit baptisé… est réalisée, ce n’est pas un auto-baptême mais la continuation de la démarche du baptême initiée précédemment.
    La Bible ne mentionne aucune obligation de délai entre les paroles et l’immersion du baptisé. Dans l’Église primitive elles se suivaient probablement immédiatement, une suite logique humaine, la tradition. Nous connaissons ce que Jésus a dit à son sujet.
    Merci pour votre commentaire et vos articles, je les apprécie beaucoup et les distribue autour de moi.

  34. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère, Vous accordez aux paroles elles-mêmes une importance qu’elles n’ont pas, une importance « sacramentelle » que la Bible ne leur donne pas, si les autres conditions ne sont pas remplies en même temps. Le bébé sur lequel ces paroles ont été prononcées n’était ni conscient ni converti, et ces paroles prononcées sur lui n’ont donc aucune valeur en elles-mêmes. Elles ne peuvent donc pas être « confirmées » par la suite par la personne elle-même, ou par quelqu’un d’autre. Pour qu’il y ait baptême biblique, il faut que l’Evangile de Jésus-Christ soit annoncé à une personne consciente qui le comprend et qui l’accepte, qui se repent et qui, ensuite, passe par la baptême par immersion, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Que le Seigneur vous en donne Lui-même la conviction !

  35. Alain Brice dit :

    Cher Henri bonjour,
    Je suis membre d’une église dans laquelle tout péché doit être confessé publiquement. Le Chrétien se lève au sein de l’assemblé, cite les péchés dans lesquels il est tombé entre temps, tout en prenant l’engagement ferme de ne plus recommencer. Je dois avouer que la seule pensée de devoir tout le temps venir avouer publiquement ses transgressions, couplée à la crainte de Dieu, « rend cette méthode efficace ». A preuve le Chrétien s’efforce mordicus à ne plus pécher, du moins à ne plus commettre le même péché. Etant entendu que sa non confession l’éloigne de Dieu et sa confession secrète le plonge dans le doute total, car il ne sait pas s’il est pardonné ou pas, et ne s’attend plus trop à l’intervention divine dans sa vie. De surcroît, à l’issue d’une confession publique, le Chrétien peut être directement excommunié. Maintenant je suis dans un pays autre, et je suis obligé de confesser mes péchés à Dieu, mais seul à seul. Parfois je me culpabilise toujours après la confession, car je me dis que ma confession est nulle. Voici ma question : est ce biblique de devoir toujours confesser publiquement ses péchés ? Sinon, comment ne plus savoir que l’on est pardonné après une confession personnelle et éviter par ricochet ces culpabilités récurrentes ? Toujours dans cette rubrique, la Bible déclare que le péché contre le Saint-Esprit ne peut pas être pardonné : de quel(s) péché(s) s’agit il ?
    Je vous remercie pour ce travail merveilleux que vous abattez pour nous.
    Dans la paix du Seigneur.

  36. Henri Viaud-Murat dit :

    Cette confession publique de tous les péchés n’est pas biblique, et est la cause d’une multitude de problèmes. Elle encourage aussi l’hypocrisie, car aucun Chrétien charnel ne pourra maîtriser ses péchés par cette méthode, pur fruit de la chair religieuse. La Bible nous demande de confesser nos péchés à ceux que nous avons offensés, et à Dieu. A offense privée, confession privée. A offense publique, confession publique. L’assurance que nous sommes pardonnés quand nous avons confessé nos péchés nous est donnée par la Parole de Dieu. La culpabilité associée à cette méthode vient du Malin et non du Saint-Esprit.
    Le péché contre l’Esprit, tel que Jésus nous l’explique, était celui des Pharisiens (Mat. 12 : 24-31). Ils savaient que Jésus venait de Dieu, mais affirmaient publiquement, par jalousie, qu’Il chassait les démons par la puissance de Belzébuth. C’est cela, pécher contre l’Esprit : savoir clairement que quelqu’un (ou quelque chose) vient de Dieu, et affirmer publiquement qu’il vient du diable.

  37. Alain Brice dit :

    Merci beaucoup cher Henri, voilà que vous me rassurez. Que Dieu vous soutienne continuellement dans ce ministère glorieux qui est le vôtre. Vous êtes pour nous une sentinelle, comme le disait déjà une soeur.
    Que Dieu vous bénisse, vous et votre famille, et surtout vous prépare continuellement à Son avènement.

  38. Ibrahim dit :

    Bonjour cher frère Henri,
    Je ne sais pas dans quelle rubrique poster cette note. Quelle doit être la place des cauchemars dans la vie d’un Chrétien ?
    J’ai fait un cauchemar et, après cela, j’ai commencé à expérimenter des douleurs dans mon corps. Quelle doit être notre attitude face à ces rêves qui font battre le cœur ?
    Que Dieu vous bénisse !

  39. Henri Viaud-Murat dit :

    Les cauchemars peuvent avoir diverses origines. Ils peuvent être le résultat de l’activité de notre cerveau et de notre chair. Ils peuvent aussi être causés par une attaque démoniaque. De toute manière, pas de panique ! Celui qui est avec nous est plus fort que celui qui est contre nous ! Si le Seigneur nous montre qu’il s’agit d’une attaque, nous devons résister à l’ennemi avec une foi ferme, et lui commander de quitter notre vie et notre sommeil, au nom de Jésus, et persévérer jusqu’à ce que cela soit effectif. S’il ne s’agit pas d’une attaque, mais de la simple activité de notre chair, nous n’en tenons aucun compte, et nous ne nous laissons pas distraire par ces choses.

  40. Sophia dit :

    Bonjour Pasteur,
    Pour ce qui est du débat sur le baptême, j’étais contente quand je vous ai entendu lier l’obéissance au baptême qui suit la conversion et je ne peux être plus d’accord ! Ca a été mon cas, lorsque je me suis convertie, j’ai tout de suite suivi les cours qu’on offrait à l’église et donné mon nom pour me faire baptiser au prochain service de bapteme qui avait lieu… quatre mois plus tard.
    Merci pour le message « Comment cesser d’etre charnel ». Vous nous apprenez dans un message comment reconnaître un fils de Dieu d’un fils du diable. J’ai l’impression que les oeuvres des fils du diable (dans l’église) ressemblent beaucoup à ceux des Chretiens charnels. Comment faire la différence ? Est-ce que tous les Chrétiens sont (plus ou moins) charnels ?
    Je viens de me joindre a une nouvelle eglise et je suis un peu dérangée par le comportement du pasteur. Il n’est pas mauvais, il aime le Seigneur. Ce sont des petites actions, et je me demande si ça vaut la peine que je lui en parle. Comme l’église vient d’ouvrir, il n’y a pas beaucoup de personnes et il loue une salle dans un hotel. On sent qu’il désire qu’il y ait plus de gens, ce qui n’est pas mauvais… Mais quand c’est l’heure de la dîme et des offrandes, on dirait qu’il jette des regards inquiets dans le panier et on n’etait que 3 personnes, sans compter lui et sa femme, et il répétait qu’il faut donner son offrande. On est dans une petite salle et il parle devant, derrière un lutrin avec un micro, et il reprend les enfants pendant les louanges (qu’il dirige). Bref, je ne sens pas qu’il parle sous l’onction et pendant son message, il lisait un message donne par un predicateur (il le citait). Est-ce moi qui voit les défauts, parce qu’à la fin, je sais que ce qu’il veut, c’est prêcher Jésus, que les âmes viennent à Lui. Mais je me demande pourquoi, si on est juste 2 ou 3, il doit se justifier sur le nombre et répéter que normalement, on est pas si peu… Je prie pour lui, que le Seigneur le remplisse, qu’il ne s’inquiète de rien, parce que j’imagine que c’est difficile pour un pasteur de commencer une église. Je n’ai jamais changé d’église depuis que je suis petite, même si j’ai ete tenté de le faire quand les gens me rejetaient, mais je savais que le Seigneur ne me disait pas de le faire, et je n’avais pas la paix. Or, cette eglise vient d’ouvrir et depuis 3 semaines, j’ai commence à y aller. J’étudie en traduction et le pasteur vient de me demander de faire l’interprétation, et une autre porte vient de s’ouvrir pour la même chose dans une autre église. Je ne sens pas que je suis allée dans cette église avec l’amertume dans mon coeur, et j’ai prié que le Seigneur me montre si je fais fausse route.
    J’aimerais savoir comment me comporter, ou devrais-je me taire face à ces petites constatations ? Je ne veux pas tomber dans le jugement, mais si on a l’impression qu’un pasteur ne prêche pas dans l’onction, je ne crois pas que ce soit une raison de quitter immédiatement (ou dans mon cas parce que je ne suis là que depuis 3 semaines). Alors, quelle serait la meilleure facon d’agir ? (Je vous le demande parce que vous êtes pasteur)

  41. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur, Nous devons tous apprendre à être dirigés par le Saint-Esprit ! Tous les Chrétiens sont plus ou moins charnels au début de sa conversion, puis il grandit spirituellement, s’il est consacré au Seigneur. Quand un Chrétien est contrôlé par la chair, il n’y a aucune différence avec un païens, sur ce point précis qui le contrôle ! D’où l’importance d’apprendre très vite à marcher par l’esprit et à crucifier la chair chaque fois qu’elle veut se manifester ! Concernant votre pasteur, demandez au Seigneur ce que vous devez faire, et Il vous le montrera ! Dans l’immédiat, continuez à prier pour lui. Mais nous devons pouvoir parvenir à nous parler entre Chrétiens, et à nous dire la vérité avec amour ! C’est le Seigneur qui doit à chaque fois vous donner la conviction de ce que vous devez faire. ne faites rien sans cette conviction, qui vous donne une pleine paix du coeur.

  42. Thesse dit :

    Bonjour, je ne sais pas trop où poser ma question, c’est pourquoi je me permets de la poser ici. Etant jeune, beaucoup d’entre nous écoutent de la musique. Nous savons qu’il y a plusieurs sortes de musique à éviter, mais ma question est : que pensez vous de la musique en général, celle qui n’est pas pour le Seigneur ? Pensez-vous que c’est une oeuvre du malin pour éloigner les Chrétiens de leur Dieu? (Je l’ai beaucoup entendu).

  43. Henri Viaud-Murat dit :

    Le point le plus important, c’est d’être en communion personnelle avec le Seigneur, pour que le Saint-Esprit puisse nous guider Lui-même, et nous montrer toujours ce qui plaît ou ce qui déplaît au Seigneur. Sinon, nous tombons rapidement soit dans le légalisme, soit dans une grâce à bon marché faite de compromis. C’est vrai que certaines musiques ont une influence spirituelle négative, soit parce que la musique elle-même (dans son rythme et sa mélodie) a été conçue par Satan pour répandre son esprit, soit parce que l’esprit qui l’a inspirée est mauvais, même si la mélodie et le rythme ne le sont pas. Nous avons donc besoin du discernement de l’Esprit, et ce discernement ne peut nous être donné que si nous sommes entièrement consacrés au Seigneur pour faire Sa volonté.

  44. DIANE dit :

    BONJOUR CHER FRERE HENRI. JE NE CESSE D’ETRE BENIE, C’EST UN ENSEIGNEMENT POUR « LE PERFECTIONNEMENT DES SAINTS » QUE J’AIME PARTAGER… COMBIEN IMPORTANTS SONT CES ENSEIGNEMENTS, POUR NOUS AIDER A MARCHER PLUS PAR LE SAINT-ESPRIT ET DE MOINS EN MOINS PAR LA CHAIR.
    IL Y A DES CHRETIENS QUI SE CROIENT TRES SPIRITUELS PARCE QU’ILS MARCHENT SOUS LA LOI ALORS QU’ILS SONT DANS LA CHAIR, CE N’EST PAS ASSEZ ENSEIGNE QUI NOUS SOMMES EN JESUS ET CETTE NOUVELLE NATURE EN NOUS QUI NOUS RENDS CAPABLES, NOUS RENDS LIBRES A CAUSE DE LA CROIX, DE TOUT CE QUE JESUS A ACCOMPLI POUR NOUS A LA CROIX, UN SALUT PARFAIT.
    NOUS N’AVONS PLUS A LUTTER CONTRE LE PECHE, NOUS SOMMES LIBERES DE L’ESCLAVAGE DU PECHE, NOUS N’AVONS PAS A LUTTER CONTRE LE PECHE JUSQU’AU SANG, COMME UNE SOEUR ENSEIGNE, MALHEUREUSEMENT, SUR SON BLOG. C’EST TRISTE DE VOIR PLUSIEURS RETOURNER SOUS LA LOI, VOIR MEME , AU SABBAT, QUAND JESUS A TOUT ACCOMPLI. JE PRIE QUE CETTE SOEUR RECOIVE LA REVELATION DE CE QUE TU ENSEIGNES, POUR QU’A SON TOUR ELLE PUISSE REPANDRE LA BONNE NOUVELLE (SI NOUS SOMMES ENCORE SOUS LA LOI, C’EST QUE NOUS SOMMES CHARNELS) : LA OU EST L’ESPRIT EST LA VERITE ET LA VERITE NOUS AFFRANCHIT, ELLE NOUS RENDS REELLEMENT LIBRES. LA OU EST L’ESPRIT, EST LA LIBERTE QUE CHRIST NOUS A ACQUISE A LA CROIX, LIBERTE NON POUR SE LIVRER AU PECHE EN PRENANT LA GRACE POUR UNE LICENCE POUR PECHER, MAIS LA LIBERTE, PARCE QUE CHRIST REND REELLEMENT LIBRE, SA PAROLE EST LA VERITE QUI NOUS AFFRANCHIT DU PECHE.
    CET ENSEIGNEMENT A MIS EN LUMIERE, LA OU DANS MA VIE LA CHAIR EST ENCORE EN CONTROLE, ET JE RENDS GRACE A DIEU QUE PAR CES ENSIGNEMENTS JE RECOIS LA LUMIERE DE LA PAROLE QUI VA M’AIDER A ETRE DE MOINS EN MOINS CHARNELLE, DE PLUS EN PLUS A MARCHER PAR L’ESPRIT ET A RESSEMBLER A JESUS, CE QUE J’AVOUE, NE CROYAIS PAS POSSIBLE, A CAUSE DE MA CHAIR. JE ME REPENS CAR C’EST LA PAROLE DE DIEU QUI LE DIT ET JE NE LE CROYAIS PAS VRAIMENT, JE ME DISAIS JE SERAI SEMBLABLE A JESUS, QUAND JE SERAI DANS MON NOUVEAU CORPS SPIRITUEL, MAIS DIEU, NOUS A DONNE DES SERVITEURS QUI SONT APPELES A NOUS AIDER, POUR LE PERFECTIONNEMENT DES SAINTS.
    MERCI SEIGNEUR POUR TES SERVITEURS QUI ENSEIGNENT TA PAROLE QUI EST LA VERITE ET QUI NOUS AFFRANCHIT. ALLELUIA. NOUS COURONS VERS LE BUT. NOUS SOMMES CHANGES TRANFORMES DE GLOIRE EN GLOIRE. C’EST LE DESIR DE MON COEUR, RESSEMBLER DE PLUS EN PLUS A JESUS. AMEN.

  45. ERIC dit :

    Cher Henri,
    Je crois aussi que la croix est la clé de notre victoire dans notre marche de Chrétien. Je suis heureux dès que je découvre un nouveau frère ou une église qui a une révélation claire de la croix, et surtout des frères et soeurs, avec leurs faiblesses, qui sont déterminé à prendre leur croix, à mourir afin de s’identier à Christ… Comme dirait Paul, je n’ai d’autre motivation que de voir Christ et Christ crucifié… Je serais heureux de communiquer à ce sujet avec toi… Pourrions nous communiquer par email ?

  46. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère Eric, Je t’envoie mon adresse email par courrier séparé.

  47. Sile dit :

    suite message :
    ma question est la suivante ; je me suis fait baptiser bibliquement parce que j’étais convaincue qu’il fallait le faire et ce fut important pour moi, après une réelle conversion. cependant, je réalise aujourd’hui, 17 ans plus tard, que finalement, je n’ai pas compris grand chose à l’immersion, que je commence à saisir petit à petit à ce jour. Quelle est donc la réalité de mon baptême ?

  48. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Sile, Votre baptême est valable, si vous aviez accepté Jésus comme votre Sauveur et Seigneur, en croyant que Son sacrifice avait effacé vos péchés. Notre compréhension de la croix et de la signification du baptême n’est jamais complète au moment de notre baptême! Les trois mille qui ont été baptisés le jour de la Pentecôte ne savaient pas grand-chose, mais leur coeur avait été touché, et ils s’étaient repentis au mesage de l’Evangile!

  49. Inca Palacios dit :

    Bonsoir cher frère, j’ai compris que je combattais la chair, à cause de mon incrédulité et mon manque de savoir, dites-moi où vous parlez de l’œuvre de la croix, merci à Dieu de l’œuvre accomplie dans votre esprit.

  50. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Inca, Je crois que je parle de l’oeuvre de la croix dans presque chacun de mes articles! Vous pouvez vous aider du moteur de recherche au début du blog, en tapant le mot « croix » sur le moteur. Et vous aurez une sélection des articles qui abordent le thème de la croix. Que le Seigneur continue à vous enseigner!

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