B58-Manquez-vous de communion fraternelle ?

Article de Henri Viaud-Murat. 

 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Beaucoup de Chrétiens souffrent d’un manque de communion fraternelle, que ce soit en quantité, mais surtout en qualité. Pourtant, la communion fraternelle est l’un des piliers de la vie chrétienne. Que pouvons-nous déjà faire, à notre niveau, pour offrir une communion fraternelle de meilleure qualité à nos frères et sœurs de l’Eglise  ?

Au début du Livre des Actes des Apôtres, nous pouvons constater que les Chrétiens de l’Eglise primitive définissaient ainsi les fondements de la vie chrétienne, c’est-à-dire les choses qui étaient considérées comme les plus importantes pour leur vie spirituelle :

“Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières” (Actes 2 : 42).

Ils persévéraient… Ils avaient compris que ces quatre choses étaient les plus importantes pour assurer leur progression spirituelle, et ils ne se lassaient pas de les pratiquer.

La première chose était “l’enseignement des apôtres.” Les premiers Chrétiens ne possédaient pas la Bible comme nous. Ils pouvaient consulter les Livres de ce que nous appelons “l’Ancien Testament,” mais ils ne les avaient pas tous en permanence sous la main. Pourtant ils possédaient quelque chose d’essentiel : ils étaient remplis de l’Esprit ! Malgré tous les problèmes charnels que nous voyons décrits dans beaucoup d’épîtres, la plupart de ces Chrétiens voulaient connaître la Vérité et être conduits par l’Esprit de Vérité.

Les premiers apôtres donnaient un enseignement pur et vrai. Ils avaient tous reçu cet enseignement directement de la part du Seigneur. Ce sont eux qui ont établi les premiers fondements doctrinaux, et qui ont veillé à la préservation de la saine et pure doctrine. Ils ont aussi veillé à transmettre tout ce qu’ils savaient à des “hommes fidèles,” comme Paul le dit à Timothée :

“Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres” (2 Tim. 2 : 2).

“Beaucoup de gens proclament leur bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera  ?” (Prov. 20 : 6).

Heureusement, Dieu connaît les hommes fidèles, et Il peut Lui-même faire lever des ouvriers fidèles dans Sa moisson ! Aspirons ardemment à être des hommes et des femmes fidèles !

La seconde chose dans laquelle ils persévéraient, c’était la communion fraternelle. Celle-ci est nommée immédiatement après l’enseignement des apôtres. Il faut sans doute y voir l’importance que le Seigneur accorde à la communion fraternelle. Comme nous allons consacrer tout cet article à parler de cet aspect capital de la vie chrétienne, nous aborderons rapidement les deux autres piliers de notre vie spirituelle de Chrétiens.

La troisième chose dans laquelle ils persévéraient était la fraction du pain. La “fraction du pain,” dans son expression la plus simple, était le fait de partager un repas fraternel entre frères et sœurs. Nous savons aussi que c’était à la fin de ce repas fraternel que les Chrétiens rompaient le pain de la Cène, et partageaient le vin de la coupe, pour commémorer la mort du Seigneur.

Il est vrai que l’une des choses les plus agréables de la vie chrétienne est de partager un repas fraternel entre frères et sœurs. Mais la chose la plus importante à cette occasion reste la “fraction du pain” de la Cène. Le fait de “commémorer dignement la mort du Seigneur,” en comprenant tout ce que cette mort nous a acquis, et en nous l’appropriant à cette occasion, nous permet de recevoir une puissante bénédiction pour notre esprit, notre âme et notre corps !

La quatrième chose dans laquelle les premiers Chrétiens persévéraient était “les prières.” Le mot est écrit au pluriel, car il s’agit de plusieurs sortes de prières : prière solitaire dans notre chambre, prière collective de l’assemblée, et toutes les formes de prières possibles : intercession, combat, louange, adoration…

Lorsque l’Eglise primitive persévérait dans ces quatre activités, quelle en était la conséquence  ?

“La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés” (Actes 2 : 43-47).

Cette “crainte” est la crainte respectueuse de Dieu, la conscience que Dieu est Saint, Redoutable, Majestueux et Glorieux, et que l’on ne peut pas faire n’importe quoi en Sa présence. De grands prodiges et de grands miracles étaient accomplis, d’abord par les apôtres, puis par les diacres, puis par tous les Chrétiens remplis de foi et d’Esprit. Les Chrétiens avaient tout en commun. Cela ne signifie pas qu’ils vivaient en communauté intégrale. Mais ils savaient partager leurs biens en fonction des besoins de tous. Ils vivaient dans la simplicité et dans la joie, et trouvaient grâce auprès de tout le peuple. Et Dieu Lui-même ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés. Nous ne voyons pas ces premiers Chrétiens organiser de coûteuses “campagnes d’évangélisation.” Mais la présence vivante de Dieu au milieu d’eux représentait une puissance d’attraction. La lumière brillait au milieu des ténèbres, et cette lumière attirait irrésistiblement ceux qui étaient perdus et qui voulaient “trouver le Chemin.”

Pensez-vous, bien-aimés, qu’il peut à nouveau se produire la même chose au milieu de nous, qui sommes les Chrétiens de la fin des temps, chaque fois que nous recommençons à persévérer dans les mêmes choses que nos frères de l’Eglise Primitive  ? Certainement !

Si nous revenons à présent à la “communion fraternelle,” nous pouvons déjà rappeler qu’il s’agit là de l’un des quatre piliers fondamentaux de la vie chrétienne. Nous ne pouvons donc pas en négliger l’importance.

Tout d’abord, pour parler de ce qu’elle n’est pas, la communion fraternelle n’est pas la “communication fraternelle.” On peut beaucoup communiquer sans jamais bénéficier de ce que la Bible appelle la “communion fraternelle.” Inversement, on peut jouir d’une vraie communion fraternelle sans passer son temps à communiquer. 

Aujourd’hui, dans notre société surtout composée d’individus solitaires, on met énormément l’accent sur la communication, et nous sommes littéralement gavés de communications toujours plus abondantes, que déversent sur nous des “moyens de communication” toujours plus sophistiqués. Mais rien de tout cela n’a augmenté la “communion fraternelle,” non seulement dans le monde qui nous entoure, mais aussi dans l’Eglise du Seigneur Jésus-Christ.

Comment peut-on donc définir la “communion fraternelle”  ?

Il s’agit tout d’abord, bien sûr, d’une communion spirituelle, qui résulte du fait que les membres de l’Eglise véritable sont tous nés de nouveau en Jésus, tous frères et sœurs en Christ, et que nous avons tous été “abreuvés d’un même Esprit” :

“Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit” (1 Cor. 12 : 13).

Tous les enfants de Dieu sont unis par un même Esprit, le Saint-Esprit. Mais aussi par le fait que leur esprit régénéré possède la même nature divine et les mêmes qualités chez chacun. Nous sommes tous les filles et les fils bien-aimés du même Père, nous possédons le même Sauveur, et nous avons en nous le même Esprit, le Saint-Esprit. 

Nous devrions donc jouir d’une merveilleuse communion fraternelle ! Comment se fait-il donc que, le plus souvent, nous souffrions tant d’un déficit grave de communion fraternelle  ?

L’explication de ce déficit vient du fait que notre communion fraternelle ne se limite pas à ce qui se passe au niveau de notre esprit. Mais elle doit aussi concerner les autres domaines de notre être, c’est-à-dire notre âme et notre corps. Une véritable communion fraternelle n’est pas seulement une communion d’esprit, c’est aussi une parfaite communion de pensées, de sentiments, et de volonté, une union complète au niveau de nos âmes.

Nos esprits régénérés sont déjà tous unis en Christ. Nos esprits sont tous dans une communion fraternelle parfaite, car il n’existe, en Christ, aucune division, aucun conflit. Les divisions et les conflits viennent du fait que c’est notre âme qui se trouve encore soumise, au moins partiellement, à l’influence de la chair, cette puissance de péché qui demeure dans notre corps physique. Et c’est cette influence négative de la chair qui trouble, freine et bloque la communion fraternelle entre Chrétiens.

La chair plonge toutes ses racines dans le péché, la rébellion, l’égoïsme, l’orgueil et l’impureté. Dans la mesure où la chair contrôle notre âme, dans cette même mesure, notre communion fraternelle va s’en trouver affectée négativement.

Plus la croix fait son œuvre en nous, et plus notre communion fraternelle va s’améliorer, pour ce qui nous concerne. En revanche, plus la chair nous contrôle, et plus nous nous écarterons de la vraie communion fraternelle, de cette communion de cœur et de pensées qui devrait caractériser les relations fraternelles au sein du Corps de Christ.

Plus la croix agit en nous, pour mettre à mort la chair, et plus l’amour de Christ grandit en nous. Et c’est bien l’amour de Christ qui est le ciment et le lien de la perfection de nos relations fraternelles !

“Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs” (Col. 3 : 12-15).

Tous les ministères doivent travailler à l’édification et au perfectionnement des saints :

“Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ” (Eph. 4 : 11-15).

Cette édification des saints doit se poursuivre jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu. C’est alors que notre communion fraternelle sera parfaite.

 

Relisons aussi ce passage de 1 Cor. 13 :

“Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout” (1 Cor. 13 : 1-7).

Le mot “charité” est un mot qui a pris un autre sens aujourd’hui,. Mais, ici, ce mot désigne “l’amour de Christ,” l’amour agapé, l’amour divin. 

La première remarque que nous pouvons faire, c’est que, selon Paul, nous pourrions être remplis de foi, tout en manquant totalement d’amour ! Nous pourrions parler toutes sortes de langues, manifester tous les dons de l’esprit, transporter des montagnes par la foi, et accomplir toutes sortes d’exploits, sans avoir l’amour ! Oui, bien-aimés, c’est possible ! Ne nous laissons donc pas tromper, et croire que tous ces exploits de la foi sont la garantie que l’amour et le fruit de l’Esprit sont aussi présents ! Sans l’amour, tous ces prodiges et ces miracles NE SERVENT A RIEN ! Et NOUS NE SOMMES RIEN, sans la présence de cet amour de Christ manifesté dans notre vie ! N’oublions donc jamais quelles sont les priorités du Seigneur !

Des Chrétiens remplis de la puissance de l’Esprit, mais sans amour, sont incapables d’établir entre eux cette communion fraternelle si indispensable à notre vie chrétienne ! Car cette communion fraternelle se nourrit exclusivement de l’amour de Christ !

Imaginez deux Chrétiens tous deux remplis de cet amour divin. Ils sont donc patients et pleins de bonté. Ils ne sont pas envieux. Ils ne se vantent point et ne s’enflent point d’orgueil. Ils ne font jamais rien de malhonnête. Ils ne cherchent point leur intérêt propre. Ils ne s’irritent pas. Ils ne soupçonnent pas le mal. Ils ne se réjouissent point de l’injustice, mais ils se réjouissent de la vérité. Ils excusent tout, croient tout, espèrent tout et supportent tout !

Ces deux Chrétiens doivent certainement jouir d’une merveilleuse communion fraternelle, quand ils se rencontrent ! Et même quand ils ne se rencontrent pas, ils ne vont pas commencer à se reprocher de se “laisser tomber” mutuellement, ni à entretenir de mauvaises pensées l’un envers l’autre ! Ils vont continuer à s’aimer, à prier l’un pour l’autre, et à rester entièrement disponibles l’un pour l’autre.

Imaginez un groupe de Chrétiens ou une assemblée composée de frères et sœurs remplis d’un tel amour divin ! Ne serait-ce pas un avant-goût du Paradis sur cette terre  ? 

Il est bien normal que nous aspirions tous à vivre une communion fraternelle d’une telle qualité !

Si nous voulons y parvenir, frères et sœur, commençons donc à travailler sur nous-mêmes, de manière à pouvoir offrir aux autres cet amour divin dont notre Seigneur veut que nous soyons tous remplis, et nous deviendrons des “agents positifs” de la communion fraternelle au sein de l’Eglise ! Si nous manquons de communion fraternelle au sein de notre assemblée ou de notre groupe, décidons en premier lieu de montrer l’exemple, et d’offrir nous-mêmes à nos frères et sœurs un amour de cette qualité, qui pourra montrer la voie aux autres, et les aider à se remettre aussi en question, afin de devenir eux aussi des canaux de cet amour ! Et la communion fraternelle ne pourra que s’améliorer au sein de ce groupe ! 

En tout cas, si les autres refusaient de se remettre en question, nous aurions fait notre part. Nous pourrions encore languir de rencontrer des frères et sœurs avec lesquels nous pourrions avoir une vraie communion fraternelle. Mais nous veillerions en tout cas à ce que jamais la cause d’une mauvaise communion fraternelle ne vienne de nous !

Ce même passage de 1 Corinthiens 13 nous permet aussi de repérer les manifestations de la chair quand elles se produisent dans notre vie. La chair est en opposition constante avec l’esprit. Notre esprit régénéré et la chair qui demeure dans nos membres possèdent deux natures complètement opposées. Notre esprit est notre nouvelle nature en Christ. Il a été créé à la ressemblance de Dieu, et il est la demeure, le tabernacle vivant du Seigneur. Quand il se manifeste, notre esprit manifeste aussi la nature de Jésus. Paul appelle la manifestation de l’esprit “le fruit de l’esprit,” qui est aussi “le fruit de l’Esprit de Dieu” : “amour, joie, paix, patience, bonté, bénignité (ou bienveillance), fidélité (ou foi), douceur, et tempérance (ou maîtrise de soi) (Gal. 5 : 22-23).

En revanche, la chair, quand elle se manifeste, produit des œuvres mauvaises : “Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables” (Gal. 5 : 19-21).

L’esprit exprime le caractère de Jésus, et la chair exprime le caractère de Satan. Les éléments fondamentaux du caractère de Jésus sont l’amour divin désintéressé, la joie, la paix, l’humilité, la sainteté, la vérité, la pureté, et tout le fruit de l’Esprit. Ce sont ces mêmes éléments qui se retrouvent dans notre esprit régénéré.

Les éléments fondamentaux du caractère de Satan sont la haine, l’orgueil, l’impureté, l’égoïsme et toutes les autres œuvres mauvaises qui sont aussi celles de la chair. 

Bien-aimés, nous avons besoin de comprendre quelles sont les caractéristiques respectives de la chair et de l’esprit ! La chair, c’est Satan, et l’esprit, c’est Christ ! Fondamentalement, notre esprit régénéré est amour de Dieu et des autres, et la chair qui demeure dans nos membres est péché, c’est-à-dire haine de Dieu et des autres.

L’apôtre Paul, dans 1 Cor. 13, aurait pu, à la place du mot “amour,” employer le mot “esprit.” Tous les aspects du fruit de l’esprit sont donc en fait des manifestations diverses de l’amour de Dieu. En revanche, tous les aspects des œuvres de la chair sont des manifestations de la haine et de la rébellion de Satan ! L’impatience, le manque de bonté, l’envie, la vanterie, l’orgueil, la malhonnêteté, l’égoïsme, l’irritation, le fait de se réjouir de l’injustice, ne sont que des manifestations diverses de la haine, haine de Dieu et haine des autres ! Inversement, la patience, la bonté, le désintéressement, la modestie, l’humilité, l’honnêteté, la bienveillance, la patience, le fait de ne pas soupçonner le mal et le fait de se réjouir de la vérité, ne sont que des manifestations diverses de l’amour, amour de Dieu et amour des autres !

L’esprit et la chair se manifestent de manière inverse : plus l’esprit se manifeste, moins la chair se manifeste, et inversement, moins l’esprit se manifeste, plus la chair se manifeste. Il n’existe pas de position neutre. C’est ou la chair, ou l’esprit qui s’expriment dans notre vie, dans des proportions variées !

Fondamentalement, toutes les manifestations de la chair correspondent toujours à un manque d’amour de Christ. L’amour de Christ étant absent, cela laisse à la chair la possibilité de se manifester. Peut-être aurions-nous du mal à croire une personne qui nous dirait que nous “manquons d’amour.” Nous pourrions penser que cette personne est animée d’un esprit de jugement contre nous, et rejeter avec indignation sa remarque. Mais si nous voulions prendre la peine de nous regarder dans le miroir de la Parole de Dieu, nous pourrions aussitôt déceler effectivement ce manque d’amour divin, en reconnaissant les symptômes de ce manque d’amour, ainsi que les symptômes de la présence d’un autre esprit.

Pouvons-nous reconnaître honnêtement ces mêmes symptômes dans notre vie, sachant que le manque d’amour, associé à la présence de la chair, est l’unique cause d’une mauvaise communion fraternelle  ?

Quelle puissance, cet amour divin de Christ ! Seul un amour de cette qualité divine peut cimenter la communion fraternelle entre enfants de Dieu !

Quelqu’un pourrait dire : “Frère Henri, tu exagères ! Comment peux-tu dire que cette “petite” impatience, cette “petite” irritation qui se manifeste parfois dans ma vie, c’est de la haine  ?” 

Et pourtant, c’est bien ce que la Parole de Dieu dit, si on veut bien la lire clairement ! Si “l’amour est patient,” c’est bien que la patience est un fruit de l’amour ! Le contraire de la patience est donc aussi un fruit du contraire de l’amour ! Quel est le contraire de la patience  ? L’impatience ! Et quel est le contraire de l’amour  ? La haine ! Cette haine peut être plus ou moins “diluée” ou “concentrée,” mais c’est toujours le même esprit de haine ! Cette haine vient directement de la chair, puissance de péché.

Bien-aimés, ne soyons plus indulgents devant nos “petits défauts,” nos “petites impatiences,” nos “petites irritations,” nos “petites réactions charnelles” ! Ce sont ces “petits renards” qui détruisent la vigne du Seigneur, et empoisonnent nos relations fraternelles ! Reconnaissons nos péchés devant le Seigneur, et laissons le Saint-Esprit faire pénétrer en nous une vraie, une profonde repentance, une repentance qui produit le fruit de l’Esprit ! 

“En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Jean est celui qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète, lorsqu’il dit : C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui ; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain. Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir  ? Produisez donc du fruit digne de la repentance, et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point” (Matthieu 3 : 1-12).

Ce message de Jean-Baptiste est exactement celui qui convient à cette fin des temps que nous vivons ! C’est la voix du Saint-Esprit qui retentit encore : “Repentez-vous, car la venue du Seigneur est proche ! Produisez du fruit digne de la repentance ! Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu !”

Par la repentance, nous ouvrons les yeux sur la vraie nature de la chair et de ses œuvres, et nous recevons alors la haine du péché, pour nous tourner résolument vers la sainteté et l’amour de Dieu.

Sur le plan spirituel, c’est l’oeuvre de Christ à la croix qui nous a fermé la porte du péché, et ouvert la porte du Royaume de Dieu. Mais, sur le plan concret de notre vie personnelle, c’est la repentance et la foi qui nous ferment la porte de la chair et du péché, et qui nous ouvrent la porte de l’esprit et de la sainteté ! Si nous nous repentons des œuvres de la chair, en nous confiant en Christ et en Son oeuvre à la croix, nous allons commencer à produire le fruit de l’esprit, et la qualité de notre communion fraternelle va radicalement changer ! Nous allons vraiment commencer à nous aimer les uns les autres de l’amour de Christ !

C’est encore la bonté et la grâce de Dieu qui nous poussent à la repentance ! Le Seigneur Jésus veut que le monde voie à quel point Ses enfants s’aiment ! C’est ainsi que le monde croira ! Ce ne sont pas d’abord les signes, les prodiges et les miracles qui feront croire le monde ! C’est l’amour de Christ manifesté au milieu de Ses enfants ! C’est la qualité visible de leur communion fraternelle !

Dans la prière qu’Il adresse à Son Père, Jésus Lui-même a dit : 

“Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé” (Jean 17 : 18-23).

Le monde croira, et le monde connaîtra, que Jésus a été envoyé par le Père, quand nous serons parfaitement un, comme le Seigneur le désire ardemment !

C’est cette parfaite unité spirituelle qui caractérise la vraie communion fraternelle ! Quand nous savons que, en Christ et en Dieu le Père, tous les enfants de Dieu sont UN comme le Père et le Fils sont UN ! 

C’est là que Dieu envoie Sa bénédiction !

“Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer (unis) ensemble ! C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Eternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité” (Psaume 133 : 1-3).

Nous commençons à comprendre cette unité spirituelle de tous les enfants de Dieu nés de nouveau en Christ, lorsque nous réalisons pleinement la puissance de la croix, et quand nous comprenons que nos frères et sœurs en Christ possèdent exactement le même esprit régénéré que le nôtre ! Que Dieu notre Père nous a accordé à tous une même participation à Sa nature divine ! Que nous sommes tous Ses enfants rachetés par un même sang, transportés dans Son Royaume, héritiers du même héritage divin ! Oh, que nos yeux s’ouvrent sur cette réalité spirituelle, et que nous puissions nous voir comme le Seigneur nous voit ! Que nous puissions aussi voir nos frères et sœurs comme le Seigneur les voit !

C’est sur cette seule base que nous pourrons nous dire la vérité avec amour, sans aucun esprit de jugement ni de rejet, et nous aider les uns les autres, dans l’amour et la vérité, à identifier et à éliminer tout ce qui peut encore rester de charnel dans notre comportement et nos réactions, afin de pouvoir jouir d’une vraie communion fraternelle ! 

C’est alors seulement que nous verrons que nous avons déjà reçu tout l’amour nécessaire pour tout croire, pour tout espérer, et pour tout supporter de la part de nos frères !

Frères et sœurs, est-ce que nous languissons après une telle communion fraternelle  ? Si c’est le cas, nous devons être décidés à tout faire, pour ce qui nous concerne, pour connaître Christ et Son œuvre, et pour éliminer, dans notre propre vie d’abord, tout ce qui peut être une cause de mauvais fonctionnement de la communion fraternelle ! Cela revient à laisser la croix faire son œuvre en nous les premiers, pour nous détacher complètement de tout ce qui provient de la chair, et nous permettre d’être des purs canaux de l’amour de Dieu ! Amen !

48 réponses à B58-Manquez-vous de communion fraternelle ?

  1. FARAH dit :

    Grand frère!
    Je me retrouve, depuis peu, avec quelques soeurs (5 ou 6), une ou deux fois par mois, pour passer la journée ensemble. Nous prions et méditons sur vos enseignements, nous nous encourageons mutuellement. Nous cassons donc la croûte ensemble à ces moments-là et nous parlons également de notre vie de tous les jours. Nous appartenons toutes à un même groupe de prière qui réunit environ 150-200 frères et soeurs une fois par semaine, mais je trouve que nous (les quelques soeurs qui nous retrouvons une ou deux fois par mois en dehors du groupe) sommes plus proches les unes des autres. Lors de notre dernière rencontre, nous nous sommes demandées si nous pouvons prendre la Sainte Cène en étant peu nombreuses et toutes des soeurs ? Faut-il que nous fassions appel à des anciens pour cela ? Je souligne qu’on prend très rarement la Sainte Cène dans le groupe de prière que nous fréquentons.
    Merci de bien vouloir nous éclairer, grand frère, et n’hésitez pas à nous reprendre si nous ne sommes pas dans la bonne direction.

  2. Henri Viaud-Murat dit :

    Réponse à Farah : Chère Soeur, soyez tranquille, rien ne vous empêche de prendre la Cène ensemble en petit groupe ! “Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux,” a dit le Seigneur ! Nous pourrions prendre la Cène tous les jours si nous le décidions ! La seule condition biblique qui nous est demandée, c’est de prendre la Cène dignement, c’est-à-dire sans aucun péché connu non confessé. Nous prenons alors une grande bénédiction. Nous commémorons la mort de Jésus, et tout ce que cette mort nous a apporté ! Nous devons alors discerner que le sang de Jésus nous a apporté le pardon de nos péchés, et que Son corps meurtri nous a apporté la guérison de nos maladies ! Que le Seigneur vous bénisse donc, vous et tous les bien-aimés qui sont avec vous !

  3. FARAH dit :

    Merci, grand frère!
    Quand nous aurons atteint la communion fraternelle au sein de notre petit cercle, nous comptons l’élargir au niveau du groupe de prière.

  4. Simone dit :

    Cher Frère,
    Le manque de communion fraternelle ne serait-il pas aussi en rapport avec la superficialité qui malheureusement n’épargne pas les églises d’aujourd’hui ? J’ai remarqué que ceux et celles qui attendent vraiment le retour du Seigneur sont ceux avec lesquels j’ai le plus de communion. Avec mes meilleures salutations.

  5. Henri Viaud-Murat dit :

    La superficialité est aussi une oeuvre de la chair ! La chair reste toujours à la surface des choses spirituelles !

  6. Françine dit :

    Ma reconnaissance au Seigneur qui nous donne des enseignants pour notre édification ! Je me suis régalée (reste à appliquer…) Que Dieu vous renouvelle dans votre être tout entier ; vous êtes précieux pour Lui (je ne vous apprends rien) et pour nous également. Merci Monsieur Viaud-Murat.

  7. Henri Viaud-Murat dit :

    Merci, chère Soeur, Dieu aime tous les hommes, et tous Ses enfants sont également précieux pour Lui !

  8. Yeitau dit :

    Merci frère Henri VIAUD-MURAT pour ce message si édifiant, que notre Dieu continue à vous bénir.

  9. ROGER dit :

    Merci pour cette étude sur le mariage et le remariage.
    Deux questions :
    1/ Concernant l’exercice d’un ministère : Un divorce met-il fin à l’exercice d’un ministère (Pasteur, enseignant) ? Un divorce permet-il de conserver sa position d’ancien ? Quelle attitude conseiller aux membres d’une assemblée qui connaissent cette situation ? Sans juger le pêcheur mais sans cautionner le péché.
    2/ Concernant la grâce : La grâce ne lave-t-elle pas du péché de divorce commis avant la conversion ? et de fait n’autorise-t-elle pas un nouveau départ et un éventuel mariage ?
    Si la grâce est sans effet sur ce péché, quels sont les autres péchés non effacés par la grâce ?

  10. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère, Concernant notre marche spirituelle dans la nouvelle alliance, il faut surtout éviter le piège du légalisme. Une chose est la connaissance de la volonté de Dieu, autre chose est la manière de s’y conformer. Nous devons nous y conformer en crucifiant la chair et en marchant par l’Esprit. Mes réponses à tes questions ne doivent donc pas être appliquées d’une manière brutale et légaliste.
    La Bible dit clairement qu’un ancien doit être “mari d’une seule femme” (1 Tim. 3 : 2). J’ai donc la conviction que le ministère d’ancien est fermé aux divorcés remariés. Ce n’est donc pas le divorce qui met fin au ministère d’ancien, mais le divorce et le remariage. Un divorcé non remarié peut donc conserver une position d’ancien, s’il est prouvé que ce n’est pas lui qui a pris la décision et l’initiative du divorce. Les membres d’une assemblée qui connaissent cette situation doivent réagir dans l’amour et dans l’Esprit, mais aussi dans la vérité.
    La grâce lave tout péché confessé. Le seul péché qui ne peut être pardonné est le péché contre l’Esprit. Mais la grâce ne nous autorise nullement à continuer à vivre dans un péché confessé. Ainsi, le fait de confesser un remariage après un divorce nous permet de recevoir le pardon de la grâce de Dieu. Mais cela ne nous autorise pas à continuer à vivre dans le péché que nous venons de confesser ! Nous ne pouvons pas continuer à pratiquer un péché qui a été confessé, quel que soit ce péché. La confession du péché doit être suivie d’une remise en ordre de notre vie, afin de ne pas persévérer dans le péché !
    Ce sont les principes spirituels de la Parole de Dieu. Ils doivent être connus, acceptés et appliqués dans l’Esprit, en obéissant de coeur. Le Saint-Esprit nous donne alors toujours la force surnaturelle d’obéir au Seigneur, toujours par la grâce de Dieu. La grâce nous permet de faire des choses que jamais notre volonté personnelle ni le légalisme ne nous permettront de faire !

  11. jeanne dit :

    Psaume 133 : “Voici, oh! qu’il est agréable ,qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble !” Ah oui ! Demeurer, je ne parle pas d’une communauté où tout le monde vivrait nécessairement sous le même toit, ni du cas où plusieurs familles vivraient ensemble. Je ne suis ni pour ni contre. Ce dont je parle ici, ce sont des frères et soeurs en CHRIST qui partagent leur vie ensemble sur une base permanente et continuelle. Je crois que c’est le dessein de DIEU, c’est ce qu’Il S’attend à voir. Les deux autres versets du Psaume 133 décrivent ce qui en découle : “C’est comme l’huile précieuse, (l’huile ointe qui était mise sur la barbe d’Aaron, le grand prêtre). L’huile ne peut couler que de haut en bas, jamais de bas en haut. C’est une vérité profonde, de base, montrant que l’unité vient du haut vers le bas.
    Je vais vous donner envie car j’ai cet immense privilège de le vivre avec un petit groupe où la chair a été crucifiée. Quel bonheur ! Ce groupe se nourrit de mets succulents, que le SEIGNEUR met dans tes mains, Henri, pour nous les communiquer. PROVERBES dit qu’un autre te loue, alors moi je dis, car j’ai des oreilles pour entendre, et je fais partie de ce groupe qui te touche de près. Ce que tu dis, tu le mets en pratique, pas qu’en paroles, mais en action et en vérité. Résultat, ça ne porte que du très bon fruit. Et dans ce groupe, nous prions pour que le SEIGNEUR te garde, toi et ta précieuse famille. Merci encore pour cet excellent message. A DIEU, seul sage, notre SAUVEUR, soient gloire et magnificence, force et puissance, et maintenant et dans tous les siècles, amen ! (JUDE 25).

  12. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Jeanne, Que le Seigneur, dans Sa grâce, continue à te réjouir et à te bénir, ainsi que ceux qui sont avec toi !

  13. Le groupe de Savigny dit :

    Merci à notre bien-aimé frère Henri, nous ne pouvons qu’élever nos coeurs vers le Seigneur pour Lui dire toute notre reconnaissance pour la profondeur de ton article. La vérité nous sanctifie. Nous relisons et méditons ton écrit avec la joie du Saint-Esprit. Que la croix poursuive son oeuvre toujours plus profondément en nous, afin d’abonder toujours plus dans cet amour de Christ qui surpasse toute connaissance et que nous soyons parfaitement un, comme Jésus l’a dit dans Jean 17 : … pour que le monde croie ! Oui, la bonté et la grâce de Dieu nous poussent à la repentance !
    Les frères et soeurs vous embrassent affectueusement !

  14. Henri Viaud-Murat dit :

    Merci à tous nos frères et soeurs de Savigny, votre amour et votre soutien fraternel nous sont précieux !

  15. mouanga dit :

    Cher frère, jusqu’à présent, je manque de communion fraternelle, et je souffre de cela. Merci de m’aider.

  16. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère Mouanga, C’est vrai, beaucoup de Chrétiens manquent de communion fraternelle. Mais nous pouvons prier pour que le Seigneur nous mette en contact avec au moins quelques Chrétiens avec qui nous aurons une bonne communion fraternelle, et Il le fera ! Nous pouvons déjà améliorer notre communion avec le Seigneur !

  17. Voahirana dit :

    A Henri ! Récemment, j’ai écouté un prédicateur qui dénoncait l’apostasie qui s’est introduite dans les églises, et il a parlé de la Sainte Cène. Il a dit que le modèle biblique, c’est de la prendre après un repas et là, j’ai commencé à voir plus clair. Depuis ma conversion, on nous avait enseigné qu’il fallait suivre au moins une formation de 3 mois à 1 an pour la prendre, ensuite on prenait la Sainte Cène lors du rassemblement, chaque 1r ou 2e dimanche du mois.
    Je voulais donc avoir une confirmation de votre part, et aussi si, par exemple, dans ma maison, avec des frères et soeurs en Christ, nous pouvons la prendre sans le pasteur ni le diacre. Y a-t-il un principe a suivre ? Je ne veux plus de tous les faux ensignements et doctrines avec les systèmes religieux, j’ai soif de la Vérité et je sais que le Seigneur est en train de m’y conduire.
    Déjà je remercie le Seigneur de votre réponse, et que Dieu vous bénisse de plus en plus.

  18. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Voahinara, nous devons nous garder de tout légalisme ! Le Nouveau Testament nous montre que les premiers Chrétiens prenaient effectivement la Cène à la fin d’un repas fraternel, mais le Seigneur n’en a pas fait une règle dans Sa Parole. Nous pouvons le faire si nous le voulons, mais ce n’est nullement une obligation. Là où se réunissent deux ou trois Chrétiens, ils peuvent décider de prendre la Cène simplement entre eux, s’ils le désirent, pourvu qu’ils sachent qu’ils commémorent la mort du Seigneur, et qu’ils prennent ce pain et ce vin dignement. Vous pouvez donc prendre la Cène entre vous, vous n’avez nullement besoin de la présence d’un pasteur ou d’un diacre. Mais faites attention à ne pas provoquer les anciens de votre église, s’ils apprennent que vous le faites sans les prévenir, ou d’une manière qu’ils désapprouvent. Prévenez-les en toute franchise. S’ils vous l’interdisent, parce que le pasteur ou le diacre n’est pas présent, présentez la chose au Seigneur, et Il vous dira ce que vous devrez faire ! Quant à faire attendre 3 mois ou un an les nouveaux convertis pour prendre la Cène, ce sont des traditions des hommes, qui ne correspondent à rien dans la Parole de Dieu. Tout nouveau converti doit pouvoir prendre la Cène dès le début de sa conversion. Il suffit de lui expliquer ce qu’elle représente, et de quelle manière elle doit être prise !

  19. Voahirana dit :

    Merci beaucoup, frère Henri, pour votre réponse pleine de Sagesse comme toujours.
    Il faut que je m’approche un peu plus du Seigneur pour connaître Sa directive. A bientôt.

  20. DELALEU dit :

    Cher frère Henri,
    Merci de nous laisser des messages clairs, simples et si pratiques pour la vie de tous les jours. Par l’intermédiaire d’un frère, notre Seigneur a permis que je puisse avoir toutes les cassettes. Quelle aide, car je suis seule.
    Il y a bien des Chrétiens pas loin de mon village, mais ce sont des Chrétiens légalistes. C’est pourquoi j’ai décidé de ne plus y aller, car j’étais constemment dans la déprime et je ne connaissais pas le Seigneur personnellement. Malheureusement, la sollitude est là, bien là, et c’est trés trés dur, les épreuves sont là également et ma famille, je ne peux pas compter sur elle, car trés égoiste et chacun pour soi. Je dois vous avouer, cher frère, je ne comprends pas pourquoi j’ai beaucoup d’épreuves, et cette solitude qui dure !! Qu’en pensez-vous ? Je me pose parfois beaucoup de questions, en restant trés honnête. Mon caractère trés sensible ne me facilite pas les choses. J’ai ma soeur qui habite le Sud de la France dans les Cévennes, magnifique région, elle ne m’invite jamais. Parfois je me sens abandonnée. Je vis dans un désert. Votre cassette sur le découragement m’a fait beaucoup de bien. Que le Seigneur vous bénisse dans votre travail et vous renouvelle. Marie-Line.

  21. arthur dit :

    Bonjour, cher Frère HVM,
    Reçois ici, s’il te plaît, mes remerciements pour le ministère que tu nous donnes à tous. Je remercie le Seigneur Jésus pour le précieux et inestimable Enseignement qu’Il nous donne par ton intermédiaire. Sa valeur est très grande.
    Reçois aussi ici mes encouragements pour les services qui tu rends aux saints, les défis que tu dois affronter, et les dimensions que tu souhaiterais avoir en et par Christ notre Seigneur.
    Arthur.

  22. Henri Viaud-Murat dit :

    Merci, cher frère Arthur, pour ton amour fraternel et tes encouragements ! Que le Seigneur te donne toujours au-delà de tout ce que tu peux demander ou penser !

  23. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Marie-Line, le Seigneur nous a bien dit que c’est par beaucoup de tribulations que nous devons entrer dans le Royaume de Dieu. Nous devons donc nous fortifier en Lui ! Les tribulations servent à glorifier le Seigneur, si nous les traversons dans la foi. Les miracles divins sont toujours le signe qu’il y a eu, d’abord, une grande difficulté, ou même une impossibilité, à laquelle nous étions confrontés ! Ces tribulations servent aussi à nous purifier comme l’or dans le feu. Prenez donc toujours courage dans le Seigneur ! Avec Lui, nous ne sommes jamais seuls. Puisons en Lui toutes nos forces. Comme cela, nous pourrons rechercher la présence des autres, pas tellement pour recevoir d’eux, mais pour leur transmettre ce que le Seigneur nous a donné ! Et ensuite, c’est en donnant que nous recevrons ! C’est la Loi du Royaume de Dieu !

  24. Cyrille Y. A. dit :

    Bonjour frère Henri,
    Une personne née de nouveau mais n’étant pas encore passée par les eaux du baptême peut-elle prendre la Cène ?

  25. Henri Viaud-Murat dit :

    Dans le Nouveau Testament, tous les nouveaux convertis étaient baptisés le jour même de leur conversion. Le problème que vous soulevez ne se posait donc pas. Concernant les trois mille convertis du jour de la Pentecôte, pensez-vous que les apôtres aient eu la possibilité et le temps de vérifier le sérieux de leur conversion ? Non, ils ont fait confiance au Seigneur, et à ceux qui se sont avancés. Peut-être qu’un certain nombre d’entre eux ne sont pas restés fidèles par la suite, comme Démas, qui avait abandonné Paul et la foi “par amour pour le siècle présent.” Mais c’était leur problème, ce n’était pas celui de ceux qui les avaient baptisé. Il faut donc revenir aux pratiques bibliques. Toutefois, si un nouveau converti est simplement en attente de son baptême, dont la date est déjà fixée, je crois que rien ne l’empêche de participer à la Cène. Mais il n’est pas normal de faire attendre longtemps un nouveau converti.

  26. voahirana dit :

    Shalom Frère Henri,
    Que dit la Parole à propos des groupes de louanges dans les églises, dans beaucoup de dénominations, dont moi-même de faisais partie ? Notre pasteur m’a demandé, et j’ai accepté, en pensant que le Seigneur m’a appelée. Mais depuis quelques semaines, je n’y vais plus, car il y a tellement de choses qui se passent dans l’assemblée (un pasteur qui est divorcé 2 fois et a une fiancée en ce moment, mais qui reste malgré tout pasteur), l’évangile de prospérité, peut-être on me dit d’être extrémiste, mais je ne veux pas être dans le compromis. Je préfère me tromper que d’être dans le doute. Pardonne mon ignorance, et merci déjà pour votre réponse.

  27. Patricia dit :

    Bonjour à tous,
    j’ aimerais encourager mes frères et soeurs pleinement consacrés.
    Le Seigneur travaillera toujours dans vos vies dans le sens de la crucifixion du “moi.” Vous devez apprendre à fonctionner non pas selon vos intérêts, mais selon ceux des autres. Plutôt que de regarder à votre manque de communion, demandez au Seigneur de vous conduire dans les bonnes oeuvres qu’Il a préparées pour vous. Vous serez en bénédiction aux autres. Ces derniers pourraient en plus être pénibles, ce qui vous éviterait d’attendre de recevoir d’eux. Quand viendra le moment où vous moissonnerez ce que vous aurez ainsi semé, vous serez heureux de recevoir, mais ce n’est pas ce qui vous préoccupera, vous serez plutôt soucieux de bénir les personnes qui vous béniront. Moi, j’ai pris le pli, et je fonctionne comme cela, par la grâce de Dieu.

  28. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Voahirana, le Nouveau Testament ne parle pas de groupes de louanges. Elle n’interdit pas non plus d’avoir un groupe de louange, mais il ne faut pas que ce groupe remplace la louange de l’assemblée, ou empêche toute l’assemblée de participer à la louange. Quant aux “choses qui se passent” dans les assemblées, elles sont malheureusement toujours plus fréquentes, ce qui oblige les brebis du Seigneur à développer leur communion avec Dieu, pour qu’Il leur dise clairement ce qu’Il veut qu’elles fassent ! Elles doivent certainement prier pour leur assemblée et leurs anciens, et ne pas hésiter à leur dire la vérité avec amour, mais, si l’apostasie grandit dans l’église, il n’y a souvent plus d’autre choix que de partir et de rechercher une autre assemblée, ou un autre groupe chrétien, plus proche de la vérité.

  29. voahirana dit :

    Merci Henri,
    Ma communion s’est développée depuis, et je remercie le Seigneur pour cela, puisque, sans ce problème, je n’aurais pas appris à avoir de l’intimité avec Lui. Je Lui ai demandé de me conduire dans la Vérité, et c’est ce qu’Il est en train de faire. Je n’ai pas assez de courage pour parler avec nos pasteurs. Je demande votre soutien dans la prière, pour que le Saint-Esprit me remplisse et que mon amour pour Jésus augmente, pour chasser toute crainte. Une fois, j’ai essayé, en m’appuyant sur un de vos enseignements, mais il m’a dit que j’ai pas l’esprit de discernement.
    Quoi qu’il en soit, je m’approcherai de plus en plus de Jésus pour savoir excatement ce qu’Il veut que je fasse.
    Merci encore, et que Dieu continue à faire Son oeuvre en vous.

  30. STEF dit :

    POUR PATRICIA :
    Amen ! Qu’il en soit ainsi dans ma vie, et dans tous ceux qui aspireront à cela.
    Stef

  31. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Voahirana, Ce qui me réjouit le plus, c’est quand je vois une brebis du Seigneur dépendre de moins en moins des hommes, et de plus en plus du Seigneur Jésus ! C’est cela, avancer dans la maturité spirituelle !

  32. Jean-Luc dit :

    Cher Henri,
    C’est pleinement juste et c’est la volonté de notre Seigneur pour chacune de Ses brebis.
    Jésus-Christ est le Seul bon et vrai Berger ! Soyons unis dans Sa joie et dans Sa paix.
    Soyez tous bénis par la révélation de Sa Parole et tous conduis par Son Esprit-Saint.
    Merci Henri et Jésus-Christ,
    A Toi la gloire et l’honneur, Père bien-aimé.

  33. Joel dit :

    Merci HVM pour cet article qui s’adresse DIRECTEMENT à mon cas, j’ai 0% de communion fraternelle, de nature je suis quelqu’un d’assez solitaire, ce qui fait que même quand j’ai reçu le Christ Jésus dans ma vie, je me suis retrouvé seul comme d’habitude, j’ai pris une certaine distance avec mes camarades (non Chrétiens), je peux dire que je n’ai vraiment personne dans mon entourage avec qui partager cette fraternité, je n’ai pas d’église stable (je crois m’être converti par le moyen d’un livre chrétien), il m’arrive très rarement de participer à des prières collectives…
    Que Dieu vous bénisse.

  34. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère Joël, Je t’encourage quand même à rechercher, près de chez toi, la compagnie de Chrétiens véritables, qui doivent sûrement exister ! Même s’il n’y en avait qu’un ou deux, tu pourrais vivre avec eux une vie d’Eglise, échanger, prier ensemble, se soutenir, prendre la Cène… Dieu t’a donné Sa vie pour que tu la partages, et Il l’a donnée à d’autres pour qu’ils te la communiquent aussi !

  35. noel lungela dit :

    Shalom frère Henri !
    je suis un des responsables d’un groupe des jeunes surnommé “DJ” DEBOUT JEUNESSE, qui a son siège à Bruxelles … Nous sommes organisés de manière a se réunir deux dimanches par mois en raison d’un espace de deux semaines après chaque réunion. Mais, en tant que responsable, mon souci se dresse sur le fait qu’il n’y a pas une communion fraternelle permanente au sein du groupe, en ce sens ou après chaque réunion, chaque personne retrouve ses préoccupations, ses priorités… Ainsi, pour dire, on ne fait même pas allusion aux enseignements acquis pendant la réunion, on se plonge encore dans notre vie habituelle. Et le pire dans tout cela est que personne ne veut savoir comment va l’autre, comme si ce groupe n’existait que pendant le déroulement de la réunion. Notre prochaine réunion aura lieu d’ici deux semaines, j’aimerais qu’à la fin je puisse dire un mot concernant cela : mais, malheureusement, je ne sais quoi dire afin de convaincre mes amis … Et comme par hasard je suis tombé sur votre blog, cher frère Henri, mais en meme temps quelque chose me dit que ceci n’est pas un hasard. Je suis convaincu que Dieu peut me parlé à travers toi, mon frère. Alors merci de me répondre.

  36. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère Noël Lungela, Tu dois faire entièrement confiance au Seigneur pour qu’Il te donne les paroles nécessaires devant ce groupe. Prie le Seigneur de te donner le courage et l’inspiration nécessaires, et le Saint-Esprit te donnera les paroles dont tu auras besoin au bon moment !

  37. delaleu Marie-Line dit :

    Cher frère Henri,
    Est-ce normal que je me sente accusée, cher frère, car je ne vais nulle part en lieu de culte, car ayant beaucoup souffert de domination, de légalisme, j’avais trouvé des Chrétiens qui faisaient des réunions chez eux, mais très gentils au début, et après ça change. Ils parlent beaucoup de la vie de l’Esprit, ce qui est très intéressant, beaucoup beaucoup de connaissances, mais, dans la pratique, je trouve qu’il y a un manque d’amour, de maison ouverte, et de l’égoïsme. J’ai pris la décision d’arrêter d’aller à ces réunions, car les messages devenaient très compliqués. Ceci a été longuement réfléchi et c’est pas facile, le Seigneur m’a donné un verset 2 jours après, Jean 14 verset 10 je crois, “Je ne te laisserai pas seul,… je t’envoie l’Esprit de vérité pour t’instruire.” Je n’ai pas ma Bible avec moi, car je ne suis pas chez moi. Ce veret m’a fait beaucoup de bien, car je l’ai pris comme une consolation du Seigneur. Mais j’entend toujours dire “un Chrétien ne peut pas être seul”, parfois ça me perturbe!!! Je sais que le Seigneur est avec moi tous les jours comme il nous le dit dans Sa Parole. Est-ce moi qui suis difficile ? Pourtant, j’ai essayé, mais je n’accepte plus ces enseignements qui deviennent très complexes. Ce que j’aime dans votre enseignement, c’est qu’il est clair et simple à comprendre, grâce à Dieu. Vis à vis de ces Chrétiens, je me sens parfois accusée de ne plus aller dans leurs réunions. Mais j’ai vu beaucoup de contradiction chez eux… Une des chrétiennes du groupe m’a dit tout au début que j’y allais : “Il faut obéir” dans le creux de l’oreille.
    Qu’en pensez-vous, cher Frère Henri, suis-je en faute devant notre Seigneur ? Merci pour votre réponse. Marie-Line

  38. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Marie-Line, Apparemment, selon ce que vous décrivez, vous ne me semblez pas en faute, mais vous manquez d’assurance. Vous devez avoir une pleine conviction de ce que vous faites et de ce que vous décidez, parce que vous devez croire que le Seigneur vous guide dans vos décisions, si vous voulez faire Sa volonté, ce qui est le cas. Les doutes et les accusations ne viennent pas de Dieu, et vous devez les rejeter. Continuez à croire que le Seigneur vous éclairera sur toutes choses et vous guidera. C’est vrai qu’un Chrétien, normalement, ne doit pas être seul, mais, parfois, là où il est, et pour un temps, il ne peut pas éviter d’être seul. Priez que Dieu vous fasse rencontrer des Chrétiens fidèles, qui peuvent être en dehors des églises, mais qui peuvent aussi être dans les églises. Faites le tour des églises qui sont dans votre environnement, s’il y en a, et demandez au Seigneur qu’Il vous mette en relation avec des enfants de Dieu véritables. Le Seigneur est fidèle, et Il le fera !

  39. yeitau dit :

    Merci frère Henri pour ces messages qui me nourrissent. Merci mon Dieu, de me permettre de rencontrer des Chrétiens sur ce blog, de partager leur joie leur solitude et leur détresse, je Te prie pour eux de les réconforter. Je leur dis de prendre courage, car Dieu nous est avec nous, Il ne nous abandonne jamais, que Dieu bénisse tous!
    Yeitau

  40. Ibrahim dit :

    Pasteur soyez béni!
    Récemment j’ai eu une discussion avec un ancien de mon église concernant l’organisation d’une journée des couples; le thème était la communication et la sexualité, l’engrais de la communication (un docteur a été invité pour présenter ce thème). J’ai fait comprendre à l’ancien que je n’étais pas satisfait parce que le message était insuffisant, et qu’au lieu de communication il fallait parler de communion fraternelle, étant donné qu’elle traite la communication en profondeur pour s’attaquer à la racine.
    C’est là que je m’entends dire que la communion fraternelle n’a rien avoir avec la communication dans le foyer. Est-ce vrai pasteur?

  41. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère Ibrahim, Si les deux époux sont Chrétiens, ils ont aussi besoin d’une vraie communion fraternelle entre eux d’abord! Ils sont mari et femme, mais aussi frère et soeur en Christ. Pour qu’ils puissent avoir cette communion fraternelle, il faut qu’ils marchent tous les deux par l’esprit. Une vraie communication découle d’une bonne communion fraternelle. Sinon, une simple communication, sans communion, ne sera pas efficace. Je crois que ton ancien doit penser que la “communion fraternelle” se limite aux frères et soeurs de l’église, mais qu’il oublie que cette communion doit aussi exister au niveau du couple.

  42. Diane dit :

    Cher frère Henri, je trouve cela dommage, je rencontre des chrétiens avec qui, dans le passé, j’ai eu du bon temps, mais avec qui maintenant, c’est devenu quasi impossible, car ils sont dans le mouvement prophétique. Ils ne discernent pas du tout les temps dans lesquels nous vivons, le retour du Seigneur pour une soeur, à qui j’ai parlé hier, n’est pas prêt d’arriver, elle m’a dit qu’il y a trop de paroles prophétiques reçues à son église, qui ne se sont pas encore réalisées. Ils reçoivent très souvent des “prophètes” qui prophétisent sur toutes les personnes. Elle m’a même dit qu’elle ne verrait probablement pas l’enlèvement de son vivant, à cause de toutes ces paroles pas encore accomplies. C’est triste mais il y a quelques amis chrétiens avec qui la communion fraternelle n’est plus possible, c’est comme, je ressens que nous ne sommes plus dans le même esprit. Ceux qui sont séduits et qui sont dans l’apostasie semblent ne pas discerner du tout les temps de la fin, ils n’attendent même plus le retour du Seigneur et courent après des paroles agréables à entendre qui flattent leur égo. Je prie que le Seigneur mette sur mon chemin des chrétiens avec qui le servir. Je remercie le Seigneur pour tes enseignements.

  43. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Diane, Nous devons accepter d’être parfois seuls et de manquer de vraie communion fraternelle, mais ce n’est que pour un temps! Nous avons toujours le Seigneur Jésus avec nous, et bientôt, nous serons rassasiés!

  44. Diane dit :

    Oui! Merci cher frère Henri! Alléluia, bientôt nous serons rassasiés! C’est justement ce que je disais à une amie, éloignée de moi: elle aussi, elle est toute seule, je nous encourageais, en disant que tous les enfants de Dieu, quand nous allons être, tous réunis, nous allons tous être dans l’allégresse! Merci pour l’encouragement. Et je remercie le Seigneur pour Sa fidélité, et Sa grâce qu’Il me donne pour toutes ces années que je vis seule, cela va faire 26 ans que je Le connais, je suis divorcée depuis l’âge de 29 ans, je ne me suis pas remariée. J’avais trente-cinq ans quand je me suis convertie. Il est mon ami fidèle, personne ne m’a aimée comme lui!

  45. Carlosse joseph dit :

    Cher frère Henri, je me sens quelquefois seul, peut-être, suis-je hésitant à communiquer avec les frères en christ, peut-être un passé ou je me méfie des autres, mais je vois que sur ce blog, les frères et sœurs me semblent si plein d’amour, de tendresse, de politesse, cela me semble presque irréel. Je n’ai jamais vu cela. J’aimerai aussi communiquer avec vous, avec eux. Merci pour ce blog. Priez pour moi et que Dieu vous bénisse frère Henri.

  46. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher frère C. Joseph, nous devons toujours être prudents avec les autres, mais le Seigneur veut nous donner un plein discernement, pour savoir à qui nous avons à faire, et de quelle manière nous devons nous comporter avec chacun! Jésus, qui demeure en nous, nous a déjà équipés pour cela. Il nous montre quels sont vraiment nos frères et soeurs en Lui!

  47. Carlosse joseph dit :

    Merci pour la réponse qui me fait du bien. Je prie que le Seigneur me donne le discernement, pour savoir à qui j’ai à faire et que son Esprit en moi, me montre qui sont mes frères et sœurs en lui. C’est merveilleux de savoir que l’on peut s’exprimer sans peur, sans méfiance avec ceux que Dieu lui même choisit pour nous. Il est vrai que j’ai été très déçu par le passé, une confiance trop grande sans doute, sans sagesse, ni discernement, “un esprit charnel” sans doute, sans réaliser quoi que ce soit. Que Dieu m’aide à voir qui sont les Siens. Merci pour ton aide ou votre aide Henri. Que Dieu te maintienne dans Son Amour jour après jour et qu’Il te donne de trouver toujours les mots, la pensée juste pour tous ceux qu’Il te donne. Que Dieu te bénisse, frère Henri.

  48. Henri Viaud-Murat dit :

    Aman, merci, cher frère Joseph!

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