B60-Pardonne-nous, comme nous aussi nous pardonnons !

Article de Henri Viaud-Murat. 

 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Nous connaissons bien les œuvres de la chair ! C’est la chair de péché qui est à la racine de tous nos problèmes ! C’est aussi pour cela que la solution ne peut être trouvée qu’à la croix. C’est à la croix que se manifeste parfaitement le pardon de Dieu. Mais nous aussi, nous devons pardonner, comme nous-mêmes nous avons été pardonnés !

Le Saint-Esprit nous a été donné pour nous convaincre de péché, et pour nous conduire à la repentance. La vraie repentance est une tristesse selon Dieu, qui nous envahit quand nous réalisons, dans la lumière de l’Esprit de Dieu, tout le mal que nous avons pu faire au Seigneur et à notre prochain.

C’est une grande grâce de Dieu que de réaliser cela, car Dieu, en même temps, nous révèle qu’Il veut nous pardonner tout ce mal que nous avons fait, et qu’Il appelle “péché.” Nous devions subir les justes conséquences de tout ce mal, nous devions être condamnés, mais Dieu, dans Sa grâce, a fait retomber cette condamnation sur Son Fils Jésus-Christ, qui est mort pour expier notre péché. Tous ceux qui reconnaissent leur péché, et qui acceptent aussi de reconnaître le sacrifice de Jésus-Christ, échappent au jugement et reçoivent le pardon de Dieu.

Quelle grâce immense que d’être ainsi pardonné ! Le sang de Jésus efface d’un coup tous nos noirs péchés, et nous en sommes complètement délivrés, par un seul acte de justice, une fois pour toutes ! Ce pesant fardeau est ôté ! Le pardon du Seigneur nous est accordé ! Dieu nous fait comprendre qu’Il “jette nos péchés au fond de la mer,” et qu’Il ne S’en souvient plus ! Nous pouvons nous tenir devant Lui comme si nous n’avions jamais péché ! 

Oui, Dieu oublie nos péchés que nous Lui avons confessés ! Il ne nous en parlera plus à l’avenir ! Dieu n’est pas comme les hommes, qui pardonnent, mais qui n’oublient pas, et qui ne manquent pas une occasion de nous rappeler nos forfaits passés, même quand nous avons demandé pardon ! Dieu est complètement étranger à ce genre de réaction ! Quand Dieu efface nos péchés, Il nous donne Sa Justice !

Quand nous avons compris la grandeur du pardon de Dieu, et la grandeur du sacrifice accompli par Son Fils, pour nous permettre de recevoir le pardon de Dieu, nous pouvons aussi comprendre pourquoi le Seigneur veut que nous apprenions à pardonner, nous aussi, de la même manière qu’Il nous a pardonnés ! 

Le Seigneur Jésus, enseignant à Ses disciples à prier, leur indique toute une série de sujets de prière qu’Il considère comme les plus importants. Parmi ces sujets prioritaires, figure cette prière :

“Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés” (Matthieu 6 : 12).

En d’autres termes, nous devons pardonner les offenses qui nous sont faites, de la même manière que Dieu nous a pardonné nos offenses envers Lui ! Si nous ne pardonnons pas de tout notre cœur, comme Dieu nous a pardonnés de tout Son cœur, Lui non plus ne nous pardonnera pas nos offenses ! Il s’agit là d’une question très grave et très solennelle !

Par la nouvelle naissance, Dieu nous a rendus capables de pardonner comme Lui. L’amour et la puissance du Seigneur nous ont été donnés par Son esprit qui demeure en nous. Le Chrétien qui ne pardonne pas, c’est le Chrétien qui ne veut pas pardonner, qui n’a pas compris qu’il peut pardonner comme lui-même a été pardonné !

Nous vivons dans un monde qui est contrôlé par Satan et par le péché. Mais ce même péché habite aussi en nous, dans la chair, cette puissance de péché qui demeure dans nos membres. Cette chair, animée par l’égoïsme, la haine et l’orgueil, ne veut pas, et ne peut pas pardonner ! C’est elle qui juge selon les apparences, qui condamne, et qui éprouve du ressentiment et de l’amertume ! Mais la croix nous a libérés de l’esclavage du péché et de la chair !

Il est prouvé que la plupart des pasteurs et responsables qui ont quitté le ministère l’ont fait parce qu’ils ne sont pas parvenus à s’entendre avec leurs proches collaborateurs, ou avec leurs collègues pasteurs. Devant les difficultés, les épreuves, les persécutions et les rejets qu’ils ont dû affronter, ils ont laissé s’installer dans leur cœur le ressentiment, l’animosité, la colère et l’amertume, et ces sentiments ont fini par les vaincre.

“Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés” (Hébreux 12 : 15).

Ah, ces petites racines d’amertume qui finissent par tout envahir et tout infecter ! Elles se développent sur le terreau du manque de pardon ! Seul un plein pardon peut venir à bout de tout ce qui provient de la chair ! Car un vrai pardon est toujours centré sur la croix. Celui qui a compris la grandeur du pardon qu’il a reçu en Christ, ne peut que pardonner immédiatement quand il a été offensé. La mesure du pardon que nous donnons aux autres dépend directement de la mesure du pardon que nous avons reçu de Dieu ! Ceux qui ne connaissent pas le pardon de Dieu ont du mal à pardonner, ou ne peuvent pas pardonner, quand ils jugent que l’offense qu’ils ont reçue est trop forte. Mais à quoi peut-on comparer les offenses que nous avons faites au Seigneur, par nos péchés et nos iniquités ? Ces offenses étaient tellement grandes qu’il a fallu le sang précieux de Christ pour les effacer ! Et nous, devant un aussi grand pardon que nous avons reçu, nous hésiterions encore à pardonner ? Non, ceux qui ont du mal à pardonner n’ont jamais compris à quel point ils ont eux-mêmes offensé le Seigneur par leurs péchés et leurs iniquités ! Ils n’ont pas encore été suffisamment convaincus de péché ! Ils n’ont pas compris la valeur immense du sacrifice de Jésus !

Ceux qui gardent de la rancune ou du ressentiment envers ceux qui les ont offensés ont en général le sentiment qu’ils ont “le droit” de réagir de la sorte, parce qu’ils ont été profondément blessés, et qu’ils ont le “droit” d’obtenir une compensation. Ils réclament justice et crient vengeance. Mais ils ne se rendent absolument pas compte que la vraie justice de Dieu consiste à pardonner, parce que Dieu nous offre un pardon complet en Jésus-Christ ! Il n’y a qu’un vrai et complet pardon, à la fois reçu et donné, qui puisse nous libérer de tous nos fardeaux !

Certains ont tellement souffert entre les mains de leurs persécuteurs, qu’ils disent qu’il leur est impossible de pardonner. Ceux-là n’ont pas encore compris à quel point leurs propres péchés ont fait souffrir le Seigneur, au point de Le conduire à la mort horrible de la croix, afin que nous puissions être pardonnés ! Celui qui dit qu’il ne peut pas pardonner n’a pas encore compris ce que signifie le pardon de ses propres péchés ! Car s’il l’avait compris, il n’aurait pas manqué de comprendre aussi à quel point ses péchés ont été graves devant Dieu ! Il n’aurait pas manqué de comprendre aussi à quel point la grâce de Dieu a été grande, quand Il nous a offert un plein pardon au travers du sacrifice de Son Fils ! Une fois que nous avons compris tout cela, pardonner devient facile, et nous le faisons même avec une grande joie, parce que nous acceptons alors de transmettre aux autres la grâce du pardon que nous avons nous-même reçu, et de les libérer de tous leurs fardeaux !

D’ailleurs, si nous sommes sincères, et si nous voulons connaître la Vérité, nous n’allons pas tarder à être convaincus de péché par le Saint-Esprit, qui ne manquera pas de nous montrer si nous gardons encore de la rancune et du manque de pardon envers quiconque, vivant ou mort ! Il nous sera alors possible de reconnaître devant Dieu notre propre péché, afin d’en recevoir le pardon, et de pouvoir à notre tour pardonner de tout notre cœur, sans arrière-pensée !

“Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte” (Hébreux 4 : 12-13).

Tant que nous n’avons pas reçu Son pardon, Dieu n’oubliera rien, et aucun détail de notre vie n’est caché devant Lui. Ne vaut-il pas mieux “régler nos comptes” avec Dieu dès maintenant, plutôt que d’avoir à les régler le jour de notre jugement, quand il sera trop tard pour être acquitté ?

“Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité” (1 Jean 1 : 9).

“Tu ne haïras point ton frère dans ton cœur ; tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d’un péché à cause de lui. Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel” (Lévitique 19 : 17-18).

“Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même” (Luc 10 : 27).

“Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ” (Eph. 4 : 31-32).

“Rappelle-leur d’être soumis aux magistrats et aux autorités, d’obéir, d’être prêts à toute bonne œuvre, de ne médire de personne, d’être pacifiques, modérés, pleins de douceur envers tous les hommes. Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, asservis à toute espèce de convoitises et de voluptés, vivant dans la méchanceté et dans l’envie, dignes d’être haïs, et nous haïssant les uns les autres. Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle” (Tite 3 : 1-7).

“Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien” (Rom. 12 : 17-21).

Que se passera-t-il si nous refusons de pardonner ?

“Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses” (Matthieu 6 : 14-15).

Les choses sont simples ! Non seulement Dieu ne nous pardonnera pas nos offenses, mais, s’Il nous a déjà pardonnés, et que, par la suite, lorsque quelqu’un nous offense gravement, nous refusons nous-mêmes de pardonner, Dieu nous rendra à nouveau responsables de tous nos anciens péchés ! Il ira les rechercher au fond de la mer, où Il les avait jetés et oubliés, et Il nous en redemandera compte !

Si Dieu oublie complètement nos péchés, c’est donc à une condition capitale : que nous aussi nous continuions à pardonner de tout notre cœur à tous ceux qui  nous offensent !

Ainsi, à cause de notre manque de pardon, le pardon que nous avions reçu de Dieu sera annulé, et tous nos anciens péchés, qui avaient pourtant été effacés, nous seront restitués ! Le salut que nous avions précédemment reçu nous sera enlevé ! Car que vaut notre “salut éternel,” quand tous nos péchés anciens nous sont remis sur le dos ? Bien-aimés, on ne joue pas avec le Seigneur !

Le Seigneur Jésus nous exhorte donc à pardonner inlassablement et complètement, même si ceux qui nous ont offensés ne nous demandent pas pardon. Si c’est le cas, c’est leur affaire devant Dieu ! Mais notre affaire, c’est de pardonner de tout notre cœur !

Un jour, l’apôtre Pierre pose à Jésus la question suivante :

“Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?” (Matthieu 18 : 21).

Pour Pierre, pardonner jusqu’à sept fois à son frère qui l’a offensé représentait le maximum de ce qu’il était capable de faire ! Mais le Seigneur Jésus lui montre aussitôt à quelle hauteur Il fixe Ses exigences :

“Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois” (verset 22).

Pierre a peut-être pensé que Jésus lui demandait une chose impossible. Mais ce qui est impossible aux hommes est toujours possible à Dieu, et rien n’est impossible à celui qui croit !

Alors le Seigneur leur raconte une parabole, afin qu’ils comprennent bien Sa pensée :

“C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Emu de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait” (versets 23-34).

Dix mille talents se mesureraient aujourd’hui en milliards d’euros ! Le maître devait certainement être très riche et très compatissant pour remettre une telle dette à son débiteur insolvable ! Bien-aimés, la dette que nous avions envers notre Dieu, à cause de nos péchés, nous était impossible à payer ! Il a fallu que ce soit le Seigneur Jésus qui paye cette dette pour nous, par Son sang précieux ! Sachons apprécier la grandeur de la grâce qui nous a été faite ! Ceux qui ont apprécié cette grâce à sa juste valeur savent eux aussi faire grâce !

Comparée à cette dette de plusieurs milliards d’euros, une dette de cent deniers ne représente que quelques milliers d’euros. Ce n’est pas rien, mais cela n’a rien à voir avec des milliards d’euros ! Chaque fois que quelqu’un nous offense, il contracte une “dette” spirituelle envers nous. Mais, par le pardon que nous donnons, nous pouvons annuler cette dette, de même que Dieu a annulé la nôtre. Le Seigneur attend que nous soyons animés du même esprit de compassion et de miséricorde que Lui, et que nous acceptions d’abandonner le droit de nous faire payer cette “dette.” 

Le méchant serviteur n’a pas appris la leçon. Il ne s’est pas souvenu que son maître lui avait remis une dette immense. Il a refusé de faire de même envers celui qui lui devait infiniment moins, et il l’a fait jeter en prison. Il n’est pas facile de payer une dette quand on est en prison, et que l’on n’a pas les moyens financiers !

Quand le maître compatissant eut appris ce comportement de son serviteur, Il n’hésita pas à le convoquer, à le juger, et à lui réclamer à nouveau toute la dette qu’il lui avait pourtant remise auparavant ! Oui, Dieu a le pouvoir de nous restituer tous les péchés qu’Il nous avait pourtant pardonnés ! Et pourquoi le fait-Il ? Parce que nous avons nous-mêmes refusé de pardonner !

Dieu fait à nouveau supporter à Son méchant serviteur tout le poids de sa dette antérieure. Non seulement cela, mais Il le livre aux bourreaux, et le fait jeter en prison. Peut-on rembourser une dette de plusieurs milliards d’euros quand on est en prison, tourmenté par des bourreaux ? Les bourreaux sont une image des démons. La prison est ici une prison spirituelle dont on ne peut s’échapper, à moins d’accepter de nous repentir, et de pardonner à tous ceux qui nous ont offensés.

Le Seigneur termine Son sévère avertissement à Ses disciples par cette phrase sans équivoque :

“C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur” (verset 35).

Bien-aimés, c’est ainsi que notre tendre Père céleste nous traitera, si nous ne décidons pas fermement de pardonner de tout notre cœur, franchement, sans y revenir, à tous ceux qui nous ont offensés, quelles que soient les offenses !

Le pardon, c’est d’abord une décision de notre volonté, avant d’être une question de sentiments ! Décidons fermement de pardonner de tout notre cœur, tenons-nous à notre décision, et Dieu changera ensuite nos sentiments ! Ne nous laissons jamais contrôler par nos sentiments, mais décidons d’agir dans l’obéissance à la Parole de Dieu !

En cette fin des temps si troublée, beaucoup de Chrétiens sont encore dans de terribles liens spirituels, et ils s’interrogent sur la raison de ces liens. La raison sans doute la plus fréquente est un manque de pardon. Il est encore temps qu’ils comprennent que leur situation est due à ce manque de pardon. Ils ont gardé de l’amertume et une rancune tenace contre quelqu’un, même contre une seule personne, et ils sont toujours tourmentés par les bourreaux. C’est le Seigneur Lui-même qui les a mis dans cette prison spirituelle. S’ils ne règlent pas ce problème au plus vite, ils ne pourront jamais en sortir, et risquent de mourir dans tous leurs péchés ! Et nous savons bien ce qu’il advient de tous ceux qui meurent dans leurs péchés ! Nos années de conversion et toutes nos bonnes œuvres n’y feront rien !

Nous devons donc nous repentir immédiatement de tout manque de pardon. Le Seigneur miséricordieux nous mettra enfin au large, et nous rétablira dans Sa pleine liberté !

Il est souvent inutile de chercher bien loin la cause de nos problèmes ! Un simple manque de pardon envers une seule personne, vivante ou morte, suffit ! Oh, que le Saint-Esprit nous éclaire ! Que nous puissions prendre conscience de l’importance de l’enjeu spirituel, de l’importance suprême du pardon que nous devons accorder, afin de recevoir le plein pardon que Dieu veut nous donner !

Certes, Dieu commence par nous donner ce plein pardon dès notre conversion. Mais Il ne tarde pas à nous faire comprendre que nous aussi, nous devons pardonner de tout notre cœur à tous ceux qui nous ont offensés, quelle que soit l’offense. C’est justement parce que nous sommes de nouvelles créations en esprit que Dieu nous a rendus capables de pardonner comme Lui ! Ne disons donc jamais plus que nous ne pouvons pas pardonner ! Nous le pouvons, parce que Dieu nous en a rendus capables en Christ !

Que le Seigneur soit béni pour Son merveilleux pardon, qu’Il nous a accordé en Jésus-Christ ! Pardonnons donc, comme nous avons été pardonnés, généreusement, complètement, et définitivement !

“Mon Père, je Te prie d’ouvrir les yeux spirituels de certains qui lisent ces lignes, afin qu’ils comprennent qu’ils doivent pardonner de tout leur cœur à au moins une personne qui les a tant fait souffrir dans le passé, ou qui les fait encore souffrir en ce moment. Dans ta grâce, fais-leur comprendre la valeur immense du pardon que Tu leur as offert par le sacrifice de notre Seigneur Jésus-Christ ! Montre-leur que Tu veux leur donner la force de tout pardonner, et libère-les dès maintenant, en ce moment même, de tous leurs bourreaux et de tous leurs fardeaux ! C’est au Nom de Ton Fils Bien-Aimé Jésus-Christ que je te le demande ! Merci, Seigneur, pour la puissance du sang de Jésus, et pour l’action de Ton Esprit ! Amen !”

32 réponses à B60-Pardonne-nous, comme nous aussi nous pardonnons !

  1. Aqua dit :

    Bonjour Frère Henri,
    Je veux remercier Le Seigneur de vous avoir inspiré ce texte. Je crois qu’il est pour moi personnellement. Pas plus tard que hier, il m’est arrivé de me sentir offensé. Mais, juste avant cette offense, je méditais sur deux de vos textes (La bonté du Seigneur nous pousse à la repentance, et Seigneur, ouvre notre intelligence pour que nous marchions en vainqueur sur cette terre). Le Saint-Esprit a travaillé mon cœur, et dans une prière sincère, j’ai demandé à Dieu la signification concrète de la mort de mon vieil homme.
    Mon intellect reçoit et accepte fort bien tout ce qui est écrit, dans la Bible, sur les œuvres de la chair, en particulier l’amertume (d’où, le manque de pardon) mais je constatais avec tristesse (une tristesse selon Dieu) que ma vie n’était pas conforme à ce que mon intelligence acceptait facilement. J’ai demandé pardon à Dieu.
    Et quand j’ai subi cette offense, je ne voulais toujours pas pardonner. Mais j’ai pris la décision de pardonner, et toute la nuit, je pensais à la signification du pardon.
    Ce texte est venu m’éclairer encore plus sur cette signification. Je suis reconnaissant à Dieu car je vois qu’il nous répond toujours quand on s’approche de Lui avec un cœur ouvert et sincère.
    Je disais souvent que mes péchés étaient pardonnés, oubliés de Dieu, et cette prière de Jésus-Christ sur le pardon des offenses est une prière que je connais. Mais Le Seigneur a ouvert mon cœur sur les conséquences du non-pardon : Dieu n’oubliera plus nos péchés, si nous ne pardonnons pas à ceux qui nous offensent. Et si nos péchés ne nous sont pas imputés, nous sommes encore dans nos péchés, et notre vieille nature est encore là ! D’où l’importance de pardonner et Il faut agir immédiatement quand le Saint-Esprit juge bon de nous révéler ce qu’est le pardon ! C’est cela que j’ai compris de votre texte et de cette parabole de Jésus !!
    “Décidons fermement de pardonner de tout notre cœur, tenons-nous à notre décision, et Dieu changera ensuite nos sentiments !” Alléluia !!
    Que Dieu vous bénisse abondamment.

  2. Yeitau dit :

    Dieu est en train de mettre en nous les dernières couches de perfection. Merci, frère Henri, pour ce message, sois béni !

  3. Lassika dit :

    Bonjour,
    Je voudrais vous poser une question. Je suis mariée depuis 4 ans avec un homme qui n’a jamais conscience qu’il doit s’occuper de moi et prendre en charge les dépenses de la maison. Je travaille et gagne assez, c’est pour cela que je lui donnais la liberté de travailler pour le Seigneur en tant que missionnaire. Il gagne parfois de l’argent, mais il le donne toujours aux autres et dit que puisque je gagne ma vie, il ne juge pas nécessaire de prendre soin de moi. Il ne m’a jamais offert même une robe ou un quelconque besoin primaire. Je commence à être vraiment fatiguée. Alors que lui, il veut que je m’occupe de lui, que je lui serve à manger, que je lui lave ses sous-vêtements etc. Je voudrais avoir des conseils. Devrais-je lui dire toutes mes déceptions, ou devrais-je continuer à être soumise dans ces conditions ?

  4. Marie Noelle dit :

    Que notre Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ nous donne le courage, et mette de l’amour dans nos coeurs pour pardonner à nos ennemis. Malgré la très grande blessure qui est dans notre coeur. Pardonnons comme Jésus-Christ a pardonné à Ses boureaux qui L’ont crucifié, et comme Il nous a pardonnés pour toutes nos iniquités. Car c’est à cause de nos fautes qu’Il S’est donné Lui-même sur cette croix, car Il nous aime, et notre Dieu est amour.

  5. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Lassika, Vous pouvez rester soumise, tout en disant à votre mari la vérité avec amour ! Ce n’est pas un signe d’insoumission que de parler ouvertement des problèmes du couple avec son conjoint. Le Seigneur dit bien que c’est au mari de prendre soin de son épouse, de la garder, de la nourrir et de pourvoir à ses besoins (Eph. 5 : 28-30). Dans l’ordre des priorités spirituelles, Dieu passe en premier, mais c’est ensuite la famille, avant même le ministère ! Comment celui qui ne sait pas s’occuper de sa famille peut-il s’occuper des affaires du Seigneur ou de l’Eglise ? (1 Tim. 3 : 4-5). Que le Seigneur vous remplisse de Sa sagesse, et qu’Il touche le coeur de votre mari !

  6. A dit :

    Bonjour Henri,
    Je suis devant un dilemme. Je ne veux plus parler à mon pasteur et en même temps, j’aimerais lui parler, juste pour être tranquille et retrouver le sentiment d’être intégrée dans mon assemblée. Dernièrement, j’ai eu une discussion un peu virulente avec une soeur en Christ et en chair, car je lui ai dit que j’écoutais vos messages (elle ne sait pas que c’est vous). Je ne le dis pas, car d’emblée, si j’écoute des messages ailleurs que dans mon église, malheureusement ils sont avertis contre (pas contre franchement mais finement !) Que c’est compliqué ! et dur à supporter. “C’est pareil mais c’est pas pareil,” allez trouver la faille… et je n’ai pas envie de rentrer dans la discussion.
    Du coup je ne dis pas franchement les choses et en même temps je ne veux pas me renier. J’écoute vos messages car ils m’ont réveillée du sommeil spirituel où je me trouvais et cela, malgré les bons messages que j’écoutais dans mon Eglise. Et pour moi c’est clair. Je sais où je vais maintenant. Je remarche à nouveau sur le chemin de la sanctification.
    Alors pourquoi me justifier ? Je n’ose pas donner vos messages car franchement il y aura des choses qui n’entreront pas dans leur vision et donc ils risquent de TOUT rejeter. Vraiment je n’ai pas envie de rentrer dans ces polémiques.
    Je trouve qu’en ce moment, les prédications de mon pasteur ne sont pas inspirées (est-ce que j’ai le droit de le dire sans tomber dans le jugement ?) Pourtant je ne pense pas l’être. J’ai la conscience tranquille vis à vis de sa parole, car on peut juger de tout n’est-ce pas ?
    Et si j’étais dans la rancune vis à vis de lui, je n’en dormirais pas de la nuit. Ma conscience est très aiguisée! Toutefois, je laisse l’Esprit de Dieu me sonder par Sa Parole, comme je l’ai fait en lisant ce message et aussi celui d’un autre prédicateur qui est dans mon Eglise, mais pas dans la même assemblée.
    J’étais presque tentée de demander pardon à cette soeur, mais sans conviction ! Tout cela pour rentrer dans le cadre et rassurer. Mais quand je dis que j’étais endormie et que les paroles que j’entendais n’ont pas produit d’effet, ils me disent : “Non, la parole était bonne, c’est toi qui ne recevais pas !!” Là, à ce moment là, je n’ai plus envie de parler. à quoi ça sert ! Tant pis, mais je ne reviendrai pas sur ce que je pense, tant que je ne serai pas convaincue du contraire ! Est-ce que j’ai tort Henri ?
    Le combat est rude. Comment faire dans ce cas? Ce sont mes frères et mes soeurs, mais je suis une “alienne”! Je ne me sens pas comme les autres dans mon assemblée, et je vois bien qu’ils sont méfiants. (Là encore ils me diraient que je suis parano !) Le suis-je ? (pas convaincue). J’aimerais être intégrée, mais j’ai l’impression que je ne peux pas, car je me suis réveillée et je n’ai pas envie de faire de compromis avec ma conscience. Tant pis… Je fais le choix de rester éveillée. Que le Seigneur me garde de l’égarement .
    Merci Henri pour ton témoignage au travers de tes réponses aux uns et autres, cela m’aide beaucoup ! Je ne participe pas beaucoup, mais je lis tous les commentaires.
    Que Dieu te bénisse ainsi que ta famille !

  7. Lassika dit :

    Merci mon frère,
    Tu as touché mon coeur par tes paroles d’encouragements. Je compte me servir des 2 versets que tu m’as donné pour baser notre discussion. Je suis étonnement surprise comment Dieu s’est servi de tes paroles pour me bénir et me donner le chemin pour ouvrir le débat ; car je ne me sentais perdue quant à comment ouvrir le débat avec l’esprit et non la chair. God bless you.

  8. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur, Je me réjouis de voir que tu as pu sortir, comme tu le dis, d’un sommeil spirituel ! Mais je crois que tu as encore besoin de prendre encore plus d’assurance dans la foi. Dans ton message, tu montres que tu hésites beaucoup sur des choses à dire où à faire. Je suis certain que le Seigneur veut t’affermir, te donner des convictions qui viennent de Lui, et qui affermiront ta position spirituelle devant Lui et devant les hommes. Ce qu’Il nous demande, c’est de vivre notre foi là où nous sommes, de marcher dans la vérité et l’amour, sans nous soucier des réactions des autres, quand ils tentent de nous déstabiliser. Si nous marchons par l’esprit, nous serons nécessairement intégrés chez ceux qui marchent aussi par l’esprit, mais nous serons toujours des étrangers pour les autres ! Il vaut donc mieux chercher à plaire à Dieu plutôt qu’aux hommes ! Que le Seigneur continue à te fortifier !

  9. A dit :

    Merci Henri,
    J’ai du mal à être ferme face à mes frères et soeurs en Christ. Je crois que le Seigneur permet cette solitude pour que je m’affermisse et que j’apprenne à marcher par l’Esprit et la Parole. En mon for intérieur, j’entends le Seigneur me dire “Va, ne t’occupe pas de cela,” comme vous me le confirmez.
    En ce moment, j’apprends à me taire : Proverbes 10:19 “Celui qui parle beaucoup, ne manque pas de pécher…” Quand je vois que tout ce que je dis se retourne contre moi, il est préférable que je me taise, mais que mes actes soient un témoignage, comme le Seigneur nous l’a montré : “Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité” (1 Jean 3:18).
    Ma soeur a peur que je m’égare si je marche seule et que je ne recherche pas à parler avec un frère (c’est comme ça qu’on dit chez nous). Moi-même je pensais comme ça avant, mais maintenant, le Seigneur sait que je n’ai pas envie de marcher dans l’indépendance vis à vis de l’Eglise, alors pourquoi craindre ? Je ne marche plus indépendamment de Dieu maintenant. Merci Seigneur de m’avoir réveillée.
    Je ne me suis jamais sentie aussi proche que ces 2 années où j’ai entendu vos messages et où la foi est revenue. La Parole s’est éclairée, je me suis nourrie. je me sens en parfaite communion avec Lui malgré mes chutes et ma lenteur etc…
    “Le juste vivra par foi,” c’est mon verset phare. Je suis en train de lire “les mémoires de Martin luther” (pas King) et c’est ce verset qui a tout déclenché chez lui. Son témoignage me touche beaucoup personnellement.
    Que Dieu vous bénisse, Henri et votre famille.

  10. françoise dit :

    Bonjour pasteur,
    Je suis à lire votre article, un article très fort. Le pardon, je pardonne, mais ce qui me pose question dans le pardon c’est qu’on pardonne, certes, mais cela ne nous oblige pas pour cela d’être ami avec les gens auxquels on a pardonné, et obligatoirement revenir à de bons sentiments. Malgré notre pardon, on peut mettre des barrières quand même. Là, il y a quelque chose que je n’ai pas dû comprendre tout à fait, car je vois, moi, on m’a fait beaucoup de mal, même des gens très proches. Je pardonne, j’ai pardonné, oui, mais je ne peux pas revenir avec ces personnes comme j’étais avant, non.
    Pasteur Murat, vous pouvez m’éclairer un peu plus, car je ne veux pas faire fausse route.

  11. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Françoise, Une fois que nous avons fait notre part, c’est-à-dire pardonner, nous sommes en règle avec Dieu. Nous devons essayer ensuite, dans la mesure du possible, de rétablir de bonnes relations avec ceux qui nous avaient offensés, mais, pour cela, il faut qu’ils le veuillent aussi, et ce n’est pas toujours possible. Toutefois, notre coeur doit être libre envers eux, et nous ne cherchons pas à les éviter ou à les ignorer systématiquement. Nous n’avons aucune crainte de les rencontrer, car Dieu a libéré nos coeurs de toute rancune et de toute amertume. Mais il est vrai que nous ne pourrons pas avoir de bonnes relations avec ces personnes, si elles continuent à nous haïr ou à nous persécuter ! Nous devons donc laisser le Saint-Esprit nous conduire dans Sa sagesse. Nous pouvons de toute manière continuer à prier et à intercéder pour ces personnes, afin qu’elles aussi sachent ce que c’est que pardonner, et recevoir le pardon !

  12. Jacques Goillot dit :

    Bonjour Henri, bonjour toutes et tous.
    Chère Françoise, Je suis passé par le même genre d’épreuve que toi, et j’aimerais te répondre. Je retiens la phrase d’Henri comme réponse pour toi : “Nous devons laisser le Saint Esprit nous conduire dans Sa sagesse.”
    En tant que nouvelle créature, nous avons l’amour de Christ dans nos cœurs, qui pardonne à tous les hommes, comme Jésus pardonne à tous les hommes, et c’est bien ce que tu vis, quand tu écris : “Je pardonne.” Cependant, comme tu le sais, les hommes qui refusent de se repentir, qui pèchent contre le Saint Esprit, ne seront pas pardonnés, et Jésus leur dira : “Retirez-vous de moi.” Ils mourront dans leurs péchés.
    En tant qu’Ambassadeurs de Christ, nous devons avoir la même attitude que Christ. “Tel il est, tels nous sommes dans ce monde” (1 Jean 4 : 17). Nous pardonnons à tous, même à nos ennemis, bien que le Seigneur autorise Ses enfants, à ne pas le faire. Après avoir soufflé sur eux, en leur disant : “Recevez le Saint-Esprit,” Jésus disait à ces disciples : “Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.”
    Tu écris : “C’est qu’on pardonne, certes, mais cela ne nous oblige pas pour cela d’être ami avec les gens auxquels on a pardonné, et obligatoirement revenir à de bons sentiments. Malgré notre pardon, on peut mettre des barrières quand même.” David écrivait (Ps 37) : “Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal. Car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe, et ils se flétrissent comme le gazon vert.”
    Donc tu pardonnes, tu ne t’irrites pas, tu laisses le jugement de Dieu faire son oeuvre, tu peux même avoir de bons sentiments dans ton cœur pour eux, dans le sens où tu désires qu’ils se convertissent afin qu’ils soient guéris, mais ne crois pas que tu sois obligée de redevenir amis avec ces personnes qui t’ont fait du mal, si celles-ci ne changent pas.
    Comme l’a cité Henri, il est écrit : “Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger et s’il a soif, donne-lui à boire.” Cela peut aussi vouloir dire : si ton ennemi n’a ni faim ni soif, ne lui donne ni à manger, ni à boire. Ce n’est pas une règle, car le Saint-Esprit peut aussi conduire différemment, mais c’est bien souvent ne pas rendre service aux personnes, les conforter dans leurs péchés, donc ne pas les aimer, que d’essayer de donner à manger et à boire à ceux qui n’ont ni faim ni soif.
    Tu peux donc mettre des barrières, et quelquefois c’est même recommandé.
    L’apôtre Paul écrivait à Timothée (2 Tim. 3 : 1-5) que dans les derniers jours, il y aurait des hommes menteurs, calomniateurs, insensibles déloyaux etc., (voir le texte entier) et au verset 5, il lui dit : “Eloigne-toi de ces hommes-là.”
    De même, en ce qui concerne le forgeron Alexandre, l’apôtre Paul dit à Timothée : “Garde-toi aussi de lui” (2 Tim. 4 : 15).
    Aie le pardon dans ton cœur pour tes ennemis, sois en paix et sois sensible au Saint-Esprit. Ni par puissance, ni par force, c’est Lui qui produit en toi le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir (Phil. 2 : 13). Fais-Lui confiance. La seule règle, c’est le Saint-Esprit dans ton coeur qui te la donnera, Il te conduira. Sois bénie.
    Jacques Goillot

  13. Christy Phumbi dit :

    Amen !!!

  14. raphael dit :

    Salut Henri,
    Juste te dire merci pour ce message que notre Seigneur t’a inspiré par le Saint-Esprit.

  15. Christian dit :

    Bonjour Henri,
    Une question que je me pose : Le pardon de Dieu envers nous ne se “concrétise” que lors de notre propre repentance.
    Ne peut-on pas penser que le pardon que nous accordons à ceux qui nous ont offensés ne les libérera que lorsqu’ils se repentiront ? Le processus du pardon ne serait complet que lorsque les deux parties seront réconciliées ? Ce n’est qu’à ce moment-là que la relation libre entre deux serait rétablie ?
    Je me faisais la reflexion que pardonner ne veut pas dire que la confiance est rétablie. Les relations peuvent rester quelque peu distantes. Toujours est-il que je suis tenu de faire ma part.
    D’autre part : quand viens-tu nous voir à Nice ?
    Christian

  16. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher Christian : Dieu a déjà pardonné à tous les hommes en Jésus. De Son côté, la porte de la réconciliation est ouverte. Mais seuls ceux qui se repentent et qui se tournent vers Jésus peuvent recevoir ce pardon. Il en est de même pour nous. Nous devons pardonner à tous ceux qui nous ont offensés. La porte du pardon leur est donc ouverte, en ce qui nous concerne, mais ils ne pourront recevoir notre pardon que lorsqu’ils se repentiront. Toutefois, en pardonnant, nous leur laissons la possibilité de recevoir ce pardon, et nous “accumulons des charbons ardents sur leur tête.” Nous les responsabilisons ainsi, car le choix dépend désormais d’eux.
    Merci pour l’invitation de venir vous voir. Nous devons souvent choisir entre plusieurs invitations, et nous prions que le Seigneur nous donne à chaque fois une pleine conviction du choix à faire. Quand ce sera la volonté du Seigneur, nous viendrons donc ! Heureusement que le Seigneur, Lui, peut être partout à la fois !

  17. arthur dit :

    Cher Frère Christian,
    Tu as posé la question de savoir si le pardon implique ou non une restauration de la confiance perdue par l’offense. Pour (essayer de) répondre à ta question, je partagerai ici ma conviction personnelle : Tout comme le pardon de Dieu en Christ nous restaure dans le domaine physique, dans l’âme et dans l’esprit, il est normal que nous pardonnions aussi comme nous avons été pardonnés, c’est-à-dire de ne pas faire les choses à moitié. Le pardon complet inclut la réconciliation. Sans cette dernière, il est très facile de retomber (consciemment ou inconsciemment) dans l’animosité “douce,” du style : “Je te pardonne, mais je ne veux rien à faire avec toi,” ou du style : “On est quittes, mais on n’est pas des amis”.
    Lorsque nous étudions bien le pardon que le Seigneur a accordé à Pierre, nous voyons le désir de restauration, du Seigneur Jésus, des relations entre le Seigneur et l’apôtre, l’Ami et son “Complice”, etc….
    Seul le Saint-Esprit peut nous révéler (parfois par Ses serviteurs comme HVM ou quelqu’un d’autre) la grandeur réelle du pardon et son apport. Le pardon est une salle d’attente pour la veritable salle de la restauration physique (guerison des maladies), émotionnelle (renouvellement de l’âme, des sentiments de Christ) et spirituelle (extension de la communion avec le Seigneur Christ).
    Comme mon frère STEF le dit souvent : “fraternellement vôtre” et “ensemble pour plus de sens”.
    Arthur.

  18. A dit :

    Cher Henri,
    Décidément, ce message tombe bien, car je viens de vivre encore quelque chose dans ce sens. J’ai eu une discussion avec cette soeur qui, avec la bouche, me dit que je ne devrais pas être parano, qu’elle m’aime etc. etc… MAIS, concrètement, elle vient de faire quelque chose qui montre à quel point elle n’a pas d’amour à mon égard. Elle ne peut pas le nier. Et j’espère que ça la fera réfléchir pour son bien. Je suis convaincue que le Seigneur l’a permis car, à travers cela, Il m’a montré que je ne pouvais pas pardonner. Effectivement, après avoir dit à cette soeur “ses 4 vérités” dans le calme et la fermeté, je suis restée dans ma position pendant 2 jours.
    Je savais que le Seigneur me demandait de pardonner, mais impossible. J’étais trop en colère et sûre d’avoir raison. Puis une nuit, alors que je ne me sentais pas en paix et éloignée de Dieu, j’ai craqué et j’ai demandé à Dieu de me pardonner, de me secourir et de me donner Son amour pour cette soeur. Le Seigneur S’est révélé tout à nouveau à moi en me disant de venir et m’abandonner à Lui, car Lui a été vainqueur. Il a aimé jusqu’au bout. Il m’a aimée. Il me demande de demeurer en Lui, c’est Lui qui va le faire. J’ai tout de suite retrouvé la paix. Je n’ai pas encore vu cette soeur mais je sais que le Seigneur le fera. J’en suis convaincue. Je n’ai pas à imaginer comment cela se produira, mais je dois rester dans la foi. “crois seulement”
    Quand on veut être disciple de Jésus, il faut porter sa croix (pas à la manière catholique bien sûr) et Le suivre. Je ne sais pas encore à quoi le Seigneur m’appelle, mais je sais qu’Il m’y conduit. Je trouve le repos en Lui. Je ne me sens pas seule et cela me réjouit. Car il y a quelques temps, je me sentais toujours très seule et je déprimais facilement. Maintenant, je constate que je peux rester seule très longtemps et ne pas déprimer.
    Que le Seigneur se glorifie à travers ma vie. Et qu’Il vous bénisse, Henri.

  19. Christian dit :

    Cher Arthur,
    Tu peux pardonner à une personne qui t’a volé, mais peut-être ne lui confiras-tu pas la clé de ton coffre-fort ! La confiance ne peut être rétablie qu’après une décision commune de marcher dans l’amour de Christ. De toute façon, quand je me sens offensé, je devrais d’abord me demander si je réagis bien, ou si ce n’est pas simplement ma manière d’interpréter les événements qui n’est pas selon Dieu.
    Que le Seigneur nous aide à avancer dans la connaissance de Son coeur.
    Christian

  20. Mlle G dit :

    Bonjour cher frère,
    Merci pour votre message, ce fut très bénissant de lire ce que notre Dieu a mis sur votre coeur encore une fois et de nous le partager. Que Dieu vous bénisse et vous garde.

  21. lise dit :

    Bonjour Henri. Après avoir lu ton message, je me pose quelques questions. J’ai souffert pendant 18 ans des péchés que me rappelait mon mari constamment. Des péchés que j’avais commis avant ma conversion. Ma souffrance était grande, bien que Dieu m’avait pardonné, lui ne l’avait pas fait. Grace à tes enseignements, j’ai été libérée et délivrée de tout cela. J’ai suivi tes quelques conseils et avec l’aide de l’Esprit de Dieu, j’ai pu lui faire face. Mon époux m’impressionnait et j’avais l’impression d’être dans une prison. Je voudrais donc vraiment te remercier, car une telle douleur pendant 18 ans m’était inssuportable. Maintenant que le Seigneur m’a affranchie, Il m’a montré que j’ai encore de l’amertume envers mon mari. Ayant compris la nécessité impérieuse de lui pardonner, je l’ai fait. Cependant, quand je pense à tout mon passé, je pleure encore et j’ai mal. Comment saurai-je que je lui aurait pardonné ? Je crois que pendant ces 18 ans de douleurs, j’ai du avoir des “plaies intérieures” qui ont besoin d’être soignées. Je pardonne à mon mari, mais je crois aussi que j’ai besoin que le Seigneur enlève de moi tout mauvais sentiment et me guérisse, car j’ai encore mal.

  22. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Lise, le pardon est d’abord une décision de notre volonté, et non une question de sentiments. En effet, la chair, qui habite toujours dans nos membres, est capable de nous envoyer de l’amertume et toute sortes de mauvais sentiments. Mais si tu le sais, et que tu réalises que l’amertume ne peut pas provenir de ta nouvelle nature en Christ, tu pourras veiller à ne pas faire entrer en toi ce qui vient de la chair, c’est-à-dire d’une puissance de péché qui est étrangère à ta vraie nature. L’amertume ne devient un péché que lorsque nous la faisons entrer en nous, et que nous la faisons nôtre. Ton esprit est déjà entièrement guéri, puisqu’il est né de nouveau. La souffrance est au niveau de l’âme. Mais notre âme doit aussi être purifiée de tout ce qui vient de la chair. Considère donc cette souffrance comme celle de la chair, et non celle de l’esprit, et ne t’identifie plus à ce que tu peux encore ressentir à l’intérieur, une fois que tu sais que cela ne vient pas de ton esprit. Ce n’est pas le Seigneur qui enlèvera “tes mauvais sentiments,” c’est toi qui, étant éclairée, ne laissera pas entrer en toi des mauvais sentiments qui proviennent de la chair. Dieu t’a déjà donné une nouvelle nature qui, par sa nature même, est incapable de produire des mauvais sentiments ! C’est en cela que nous sommes, dans notre esprit régénéré, participants de la nature divine ! Alors, chère Soeur, soit en paix, et réalise que le Seigneur, dans ta nouvelle nature, t’a déjà tout donné ce qui contribue à la vie et à la piété !

  23. taika dit :

    Bonjour Frère,
    Pourriez-vous m’expliquer Hébreux 6: 4-6 ?
    Je crois comprendre dans le texte qu’une chute spirituelle ne peut être pardonnée, ce qui me trouble profondément.
    Merci de votre aide.

  24. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher Taika, Ce passage d’Hébreux 6 ne concerne pas les Chrétiens qui font une “chute spirituelle.” Nous ne devons jamais oublier que le Seigneur ne rejette jamais ceux qui viennent à Lui pour être pardonnés! Ce passage concerne donc ceux qui ont volontairement renié le Seigneur, et qui Lui ont définitivement fermé la porte. Ce sont ceux dont parle aussi Hébreux 10: 29, qui ont “foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui ont tenu pour profane le sang de l’alliance, et qui ont outragé l’Esprit de la grâce.” C’est donc quelque chose de très grave. Il est bien écrit que “si nous renions le Seigneur, Lui aussi nous reniera.” Sinon, si nous péchons, et si nous confessons nos péchés, le sang de Jésus est toujours disponible pour nous purifier de tout péché! Que votre coeur ne se trouble donc pas!

  25. marjorie morel dit :

    Pasteur Henri Viaud-Murat, merci pour vos articles, que Dieu vous bénisse. Le pardon pour ceux qui ne veulent pas nous accorder le pardon, et qui continuent à nous offenser, nous persécuter par leur actes méchants, comment réagir, quelquefois notre chair prend le dessus, et le coeur pleure, car le dialogue n’est pas possible avec le non converti qui rejette Dieu. S’il vous plaît, donnez-moi un conseil selon la Parole de DIEU. Merci, que le Seigneur vous accompagne dans toute chose. Marjorie

  26. Henri Viaud-Murat dit :

    Chère Soeur Marjorie, Le Seigneur nous demande de pardonner même ceux qui ne veulent pas nous pardonner. Et Il nous a rendus capable de le faire, parce que nous sommes de nouvelles créations en Christ. Ni le dialogue ni la communion ne sont possibles avec ceux qui rejettent Dieu, mais ils sont toujours possibles avec ceux qui aiment Dieu!

  27. Taika dit :

    Merci Frère pour votre réponse et vos éclaircissements.
    J’ai l’assurance du pardon par le sang de Jésus, mais notre adversaire tente de nous rappeler notre passé et parvient quelquefois à nous faire douter..
    Que Dieu vous bénisses tous.

  28. Henri Viaud-Murat dit :

    Cher Taika, nous ne devons jamais écouter un menteur!

  29. Rodolphe dit :

    Avant tout, j’aimerais remercier Henri Viaud-Murat que Dieu nous suscite pour nous révéler en profondeur de la parole de Dieu.
    Je connais une personne qui a subi des viols collectifs dans un organisme d’État. Par la grâce de Dieu elle a pu être restaurée entièrement, elle est passée par des moments très difficiles, jusqu’à croire que le Seigneur Lui-même ait pu la punir pour ses péchés. Elle a tout pardonné à ses bourreaux, je cherche peut-être la petite bête, mais je me pose la question de savoir si les auteurs de ces viols doivent être remis entièrement au Seigneur, sans l’intervention de la justice humaine, qui condamne ce genre de crime, afin que d’autre ne subissent pas leur récidive. Il semble pour cette personne que la réponse est toute faite, car elle dit qu’on ne peut avoir gain de cause contre un organisme d’Etat, à moins d’avoir des preuves récentes, incontournables, et de pouvoir compter sur des fonctionnaires prêts à y risquer leur carrière en s’engageant contre l’institution. Ma question se résume ainsi: «Faut-il en appeler à la justice humaine?» Tout en vous écrivant, une parole du Seigneur me vient à l’esprit, 1 Corinthiens 5 verset 13: «Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous.» Si j’ai la réponse, je souhaite Glorifier le Seigneur, dans Sa bonté et Sa miséricorde, d’avoir travaillé le coeur de cette personne et de l’avoir délivrée de l’amertume, le pardon a permis la fin de tout cela.

  30. Henri Viaud-Murat dit :

    Merci, cher frère Rodolphe. Concernant ta question, je crois que le mieux, pour une enfant de Dieu qui a tout pardonné, et que le Seigneur a restaurée, serait de laisser agir la justice de Dieu, et d’intercéder pour ses bourreaux.

  31. Bernadette dit :

    Amen Frère Henri. Sois béni !!!

  32. Lydie dit :

    Cher Frère Henri, que le Seigneur vous bénisse pour votre message, infiniment merci pour cet enseignement. Ma question et celle qui revient tjrs, est-il possible de pardonner comme le Seigneur nous a pardonnés en donnant Son Fils Jésus? Car beaucoup de Chrétiens disent qu’il est possible de pardonner, mais qu’il ne faut pas oublier, car il faut être prudent afin que cela ne se reproduise plus! Ils donnent aussi l’exemple de Dieu, qui ne voulait plus rien à avoir avec Saül!! Mais, au même moment où je vous écris, le Seigneur m’enseigne sur cela! Il me parle d’Hébreux 6, versets 4-6! Je peux me répondre, par la Puissance du Saint-Esprit, nous pouvons crucifier la chair et pardonner comme le Seigneur nous a pardonnés!
    Mille merci pour vos enseignements!

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