Article de Henri Viaud-Murat.
Ces paroles ont été prononcées par le Seigneur Jésus lors de Son dernier repas avec Ses disciples. Lorsque nous prenons la Cène, discernons-nous, comme nous le demande l’apôtre Paul, ce que représente réellement ce pain et cette coupe?
Avant de manger avec Ses disciples, le Seigneur Jésus leur a dit:
“J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir” (Luc 22: 15).
Puis Il ajouta:
“Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit: Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous” (Luc 22: 17-20).
Les “souffrances” dont parlait le Seigneur étaient celles de Sa flagellation de Sa crucifixion et de Sa mort ignominieuse. C’était aussi la souffrance de savoir qu’Il allait porter dans Son corps, sur le bois de la croix, tout le poids de nos péchés, de nos iniquités, de nos maladies et de nos infirmités.
Et pourtant, le Seigneur a pu prononcer cette phrase magnifique: “J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir.”
Cette dernière Pâque représentait Ses souffrances qui allaient suivre immédiatement. Le Seigneur Jésus a vivement désiré commémorer à l’avance avec Ses disciples toutes les souffrances qu’Il allait subir à la croix pour eux, et pour nous tous! Quelle splendide manifestation de l’amour divin!
Voici ce qu’écrit l’auteur de l’épître aux Hébreux:
“Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché” (Hébreux 12: 1-4).
Devant la croix, le Seigneur ne S’est pas découragé. Il ne S’est pas lassé. Il n’a pas reculé! Il a même “méprisé l’ignominie”! Pourquoi a-t-Il méprisé l’ignominie de la croix? Parce qu’Il avait en vue “la joie qui Lui était réservée.” Quelle était cette joie? La joie de savoir qu’Il était en train de sauver l’humanité tout entière. Il était en train de me sauver! Il était en train de te sauver, toi qui lis ces lignes!
Apprécions-nous à sa juste valeur le sacrifice accompli par notre Seigneur? Discernons-nous pleinement ce que signifient pour nous le pain que nous mangeons quand nous prenons la Sainte Cène, et la coupe que nous buvons?
Ce passage de l’épître aux Hébreux nous dit aussi que nous sommes entourés d’une grande nuée de “témoins.” L’auteur vient de parler de tous ces héros de la foi qui ont glorifié Dieu, et qui attendent que nous fassions de même! Ils ont vaincu parce qu’ils avaient les yeux et le coeur fixés sur le Seigneur. Ils ont marché par la foi, dans la lumière qu’ils avaient reçue. Ils ont méprisé les tribulations et les épreuves, car ils savaient sur Qui ils comptaient!
Le Seigneur Jésus a constamment subi de violentes oppositions de la part des pécheurs et de la part des puissances des ténèbres qui les contrôlaient. Mais Il savait où Il allait, et Il connaissait Sa destination finale, celle qu’Il occupe actuellement à la droite du Père dans les lieux célestes, bien au-dessus de tous Ses ennemis, dont Il a fait Son marchepied!
Et le Seigneur nous a fait la grâce de nous admettre, en Lui et avec Lui, dans cette position céleste élevée! Ne nous comportons donc plus comme si nous ne l’occupions pas!
Lorsqu’Il a pris Son dernier repas avec Ses disciples, le Seigneur Jésus était pleinement conscient, non seulement de tout ce qu’Il allait souffrir, mais aussi de la signification de Son oeuvre expiatoire.
Il nous a demandé de prendre ce pain, qui représente Son corps, et de boire cette coupe, qui représente Son sang, en “mémoire de Lui”!
Nous devons donc avoir pleinement présente à l’esprit, quand nous prenons la Sainte Cène, toute la signification de l’oeuvre de Christ à la croix. Il y a des Chrétiens qui passent à côté de la bénédiction de la Cène, simplement parce qu’ils ne “discernent” pas la valeur du corps et du sang de Jésus.
Voici ce qu’écrit l’apôtre Paul à ce sujet:
“Lors donc que vous vous réunissez, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur; car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre. N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire? Ou méprisez-vous l’Eglise de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien? Que vous dirai-je? Vous louerai-je? En cela je ne vous loue point. Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous” (1 Cor. 11: 20-34).
Cet enseignement est extrêmement important! Les Corinthiens, qui étaient, dans leur ensemble, charnels, selon les propres termes de Paul, sont sévèrement repris par l’apôtre.
Nous savons que les premiers Chrétiens avaient l’habitude de prendre la Sainte Cène au cours d’un repas fraternel. Mais le caractère charnel des Corinthiens les empêchait bien souvent de prendre la Cène dignement. Ils se réunissaient pour prendre un repas, plantureux pour certains, et fort frugal pour d’autres. Certains encore s’enivraient, alors que d’autres se contentaient sans doute d’eau fraîche!
Bref, prendre un “repas fraternel” dans ces conditions était inadmissible. Les Corinthiens n’étaient certainement pas en mesure d’apprécier la Cène à sa juste valeur! Ils se rendaient donc coupables envers le corps et le sang du Seigneur. A cause de cela, ils tombaient sous le jugement divin. Et c’est pour cela que beaucoup d’entre eux étaient malades, et qu’un grand nombre étaient morts prématurément. On ne se moque pas impunément de Dieu, surtout quand il s’agit de commémorer le sacrifice de Son Fils!
Avant d’expliquer plus en détail ce que signifie “prendre la Cène indignement,” nous pourrions tout d’abord parler de certaines traditions humaines concernant la Sainte Cène, traditions qui n’ont aucun fondement biblique. Ces traditions ne sont gênantes que si nous commençons à les considérer comme “sacrées,” ce qui handicape alors notre foi. Nous devons simplement prendre conscience qu’il s’agit de traditions humaines, et laisser le Saint-Esprit nous diriger pour les supprimer ou les conserver.
Dans certaines assemblées, on a l’habitude, avant chaque Sainte Cène, de passer un moment consacré à la “confession des péchés.” L’intention est bonne, mais on doit prendre garde à ne pas tomber dans un rite religieux. On risque aussi de donner aux Chrétiens une mauvaise habitude, celle d’attendre la prochaine Cène pour confesser leurs péchés! Normalement, nous ne devons pas attendre ce moment pour confesser nos péchés! Mais nous devons les confesser au Seigneur dès que nous en sommes conscients. Nous pouvons simplement rappeler, avant de prendre la Cène, ce que signifie “prendre la Cène dignement.”
D’autres assemblées ont l’habitude d’interdire la Sainte Cène aux Chrétiens qu’ils jugent indignes de la prendre. Nous ne voyons pas l’Eglise primitive pratiquer cela. Les anciens de l’Eglise primitive, après les avoir avertis, chassaient plutôt de l’assemblée, et de la communion fraternelle, les Chrétiens qui vivaient dans le péché et qui ne voulaient pas se repentir. De ce fait, étant chassés, ces derniers ne pouvaient plus participer à la Cène.
Mais il n’est pas normal de laisser assister à la Cène des Chrétiens, tout en les “privant” du pain et de la coupe, pour des raisons disciplinaires. Il vaudrait bien mieux faire précéder le saint repas d’un avertissement solennel, pour rappeler que tous ceux qui prendraient la Cène indignement prendraient aussi un jugement contre eux-mêmes. Ensuite, chacun serait libre d’agir selon sa conscience.
Enfin, certaines assemblées refusent la Cène à des Chrétiens de passage, sous prétexte qu’ils pourraient “souiller la table du Seigneur,” s’ils sont indignes de la prendre, et que tous les autres Chrétiens de l’assemblée pourraient se souiller eux-mêmes, en prenant la Cène avec ces Chrétiens potentiellement “indignes.” Une telle attitude n’est pas juste. En effet, si je prends la Cène avec un autre Chrétien qui la prendrait indignement, ce n’est pas moi qui en serait souillé, mais lui qui prendrait un jugement contre lui-même! En outre, comment pouvons-nous être certains que tous les membres de notre assemblée sont en règle devant Dieu quand ils prennent la Cène?
Il s’agit donc d’une crainte non fondée, qui prive de nombreux Chrétiens de passage d’une communion fraternelle où tous auraient pu être bénis!
Par ailleurs, rien, dans la Bible, n’interdit de prendre la Cène aussi souvent que nous le désirons! Certaines assemblées ne prennent la Cène qu’une seule fois par an, souvent le jour de la Pâque Juive. Ce sont des traditions humaines sans aucun fondement biblique. Nous pourrions prendre la Cène tous les jours si nous le décidions. Car elle constitue un puissant moyen d’édification, l’un des quatre piliers de l’Eglise, avec “l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, et les prières” (Actes 2: 42).
De petits groupes de maison peuvent prendre la Cène entre eux, librement et sans cérémonial, même s’il s’agit de groupes composés uniquement de soeurs. Ce qui compte, ce n’est pas la personne qui distribue le pain et la coupe, c’est la pureté de notre coeur lorsque nous prenons ces éléments, et le fait de bien discerner ce qu’ils représentent!
Certains Chrétiens nous interrogent souvent sur la nature des éléments qui doivent être employés: doit-on prendre du pain azyme, ou du pain levé? Doit-on prendre du vin, ou du jus de raisin?
Cela étonnera peut-être certains d’entre vous, mais le mot grec utilisé pour désigner le pain rompu par le Seigneur lors de Son dernier repas est le mot “artos,” qui est celui que l’on emploie pour une miche de pain levé, alors qu’il existe un mot grec spécifique pour désigner le pain azyme, “azumos.” La Sainte Cène chrétienne n’a rien donc à voir avec le repas de la Pâque Juive! Il s’agit d’un repas nouveau, destiné à inaugurer une alliance nouvelle dans le sang de l’Agneau de Dieu!
Le pain levé pris par Jésus était justement le symbole qu’Il devait Se charger, dans Son corps, de nos péchés, de nos maladies et de notre mort. Le levain est toujours un symbole de péché dans la Bible. Jésus, en Se chargeant de nos péchés, a symboliquement pris du pain levé pour représenter Son corps. Il nous appartient donc de faire de même, sans pour cela tomber dans le légalisme.
Toucher du sang ou le corps d’un mort était pour les Juifs une impureté. La mort, pour Celui qui est la Vie éternelle, est une impureté. Le corps de Jésus a donc dû subir cette impureté de la mort physique, de même qu’il a été souillé par les crachats, les coups, la boue, etc… Mais il ne s’agit pas de la même impureté spirituelle que si le Seigneur avait livré Lui-même Son corps au péché, comme le font les pécheurs. Le sang de l’agneau qui était sacrifié dans le Temple allait se souiller dans la poussière, mais l’agneau lui-même, victime innocente pour le péché, restait une “chose sainte.” Jésus est bien devenu “malédiction pour nous,” mais pas comme le pécheur est maudit à cause de son propre péché. Il a subi la condamnation et le jugement qui nous revenaient, ce qui fait que la mort n’a pas pu le retenir, comme elle aurait retenu un pécheur chargé de son propre péché.
Quant au “fruit de la vigne” utilisé, il s’agissait sans aucun doute de vin et non de jus de raisin. Car l’apôtre Paul reproche à certains Chrétiens de Corinthe, qui se réunissaient pour prendre la Cène, de s’enivrer. On ne s’enivre pas avec du jus de raisin! En outre, à l’époque du Seigneur Jésus, il n’existait aucun moyen de conserver longtemps du jus de raisin, qui était rapidement transformé en vin.
Par ailleurs, la tradition qui consiste à distribuer de petites coupelles de vin (parfois avec le choix laissé entre vin et jus de raisin sur le même plateau!), pour des raisons “d’hygiène,” ou pour “éviter à d’anciens alcooliques de rechuter,” ne fait que révéler des craintes humaines et un manque de foi en la puissance de l’Esprit!
Le moment de la Cène est justement un moment où l’on peut obtenir la guérison de nos maladies! Comment peut-on donc craindre de “tomber malade,” en étant soumis à la “contagion” et aux microbes des autres? Le manque de foi de beaucoup d’assemblées est criant! Il nous sera toujours fait selon notre foi!
Que signifie donc le fait de “prendre la Cène indignement”? La signification première, c’est certainement le fait de prendre la Cène en état de péché conscient. Il est insensé, pour tout Chrétien, de s’approcher de la Sainte Cène, alors qu’il sait qu’il a dans sa vie un péché qu’il n’a pas confessé au Seigneur. Non seulement il se prive d’une grande bénédiction, mais il prend carrément un jugement de Dieu sur Lui, sous la forme d’une maladie ou d’une mort prématurée.
“Prendre la Cène indignement” est la seule cause de maladie des Chrétiens qui nous est révélée par le Nouveau Testament! Et il est bien naturel qu’il en soit ainsi. Car la Cène représente justement le moment où nous commémorons le fait qu’à la croix, Jésus nous a délivrés de nos péchés et de nos maladies! Comment pouvons-nous oser nous approcher, en état de péché conscient, d’une Sainte Cène destinée à commémorer notre délivrance du péché?
Lorsque nous commémorons quelque chose, c’est pour indiquer qu’il s’agit d’un événement passé, achevé, terminé, dont nous voulons honorer la mémoire. A la croix, par Ses souffrance et par Sa mort expiatoire, le Seigneur Jésus nous a déjà complètement délivrés du fardeau de nos péchés, de nos maladies, et même de la mort qui pesait sur nous!
Il peut nous arriver de pécher, lorsque nous sommes Chrétiens. Mais le Seigneur nous invite à reconnaître alors nos péchés devant Lui, et le précieux sang de Jésus est toujours disponible pour nous purifier immédiatement de tout péché. Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner tous nos péchés, quand nous les Lui confessons, puisque le sang de Jésus a déjà été versé pour le pardon de tous nos péchés.
Cela ne signifie pas que, lorsque nous avons reconnu nos péchés devant Dieu, et que nous avons obtenu Son pardon, que nous sommes libres dorénavant de continuer à pratiquer ces mêmes péchés, sans nous en soucier davantage! Mais nous devons comprendre que Jésus, par Son sacrifice, nous a délivrés, non seulement de nos péchés, mais aussi de toute la puissance du péché! Nous avons à présent le pouvoir de “résister au péché jusqu’au sang”! C’est-à-dire de résister au péché en invoquant le sang de Jésus qui nous donne la victoire! Le sang de Jésus représente une barrière infranchissable pour le péché. “Résister au péché jusqu’au sang” signifie résister au péché en le repoussant jusqu’au-delà de la barrière infranchissable, pour lui, du sang de Jésus!
Quand nous mettons entre le péché et nous la barrière du sang de Jésus, nous sommes à l’abri de la puissance du péché!
Dieu a fait de nous de nouvelles créations en Christ. Nous ne sommes plus des pécheurs par nature, mais nous sommes devenus, par la grâce du Seigneur, des saints par notre nouvelle nature! Nous ne sommes plus liés par la puissance du péché! Alléluia!
Il nous est donc possible de nous approcher de la Sainte Cène dignement, déjà purifiés par le sang de Jésus, prêts à commémorer Son sacrifice, dans la pleine conscience de ce qu’il représente! Et nous prenons alors une pleine bénédiction, celle que le Seigneur veut nous donner largement, au-delà même de tout ce que nous demandons ou pensons!
Nous avons vu que “prendre la Cène indignement” signifiait, en premier lieu, “prendre la Cène en état de péché conscient.” Mais cette expression comporte aussi une autre signification, tout aussi importante que la première. Cela signifie “prendre la Cène sans discerner ce qu’elle représente réellement.” Dans ce cas, nous ne prenons pas directement un jugement de Dieu. Mais, comme nous n’avons pas compris ce que la Cène représente, il est probable que nous n’avons pas réellement compris non plus ce que signifie le sacrifice lui-même de Jésus à la croix, notamment en ce qui concerne la signification du “corps de Jésus.” Nous ne pouvons pas, dans ce cas, recevoir toutes les bénédictions associées à ce sacrifice.
Pour prendre un exemple concret, tous les Chrétiens savent quelle est la valeur du sang de Jésus. Mais bien moins nombreux sont ceux qui savent quelle est la valeur du corps de Jésus et de Ses meurtrissures.
Si le Seigneur Jésus S’est incarné dans un corps de chair semblable au nôtre, mais sans péché, c’était avant tout pour pouvoir prendre dans Son corps, sur la croix, nos péchés, mais aussi nos maladies, ainsi que la mort. Voici ce qui est écrit à ce sujet:
“Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l’Eternel? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris” (Esaïe 53: 1-5).
“Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies” (Matthieu 8: 16-17).
“Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris” (1 Pierre 2: 24).
C’est bien “en Son corps,” sur le bois de la croix, que le Seigneur Jésus a porté nos péchés, nos maladies et la mort!
Le corps et la chair de Jésus sont donc d’une importance extrême dans le processus du salut! C’est aussi pour cette raison que Satan et ses démons ne peuvent pas supporter la pensée que le Seigneur Jésus S’est incarné dans la chair! L’apôtre Jean nous révèle même que nous disposons d’une méthode infaillible pour éprouver les esprits qui pourraient se manifester à nous, sous une forme quelconque:
“Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde” (1 Jean 4: 1-3).
Si un esprit se manifeste à nous, qu’il soit ange ou démon, nous devons toujours lui demander de confesser Jésus-Christ venu en chair. Un ange de Dieu le fera avec joie, sans aucune difficulté. Tandis qu’un ange de Satan ou un démon, déguisé le plus souvent en “ange de lumière,” sera incapable de le confesser, et disparaîtra aussitôt!
Si on avait appliqué ce simple test aux nombreuses apparitions de la “Vierge Marie” ou de tel autre “saint,” on aurait eu bien des surprises, et évité bien des calamités!
Ce n’est donc pas dans Son Esprit que le Seigneur a pris nos péchés, nos maladies et la mort, mais dans Son corps, sur le bois de la croix. Le corps de Jésus a d’abord été meurtri, par la flagellation, la couronne d’épines, la crucifixion, et finalement par la lance d’un soldat romain. De Ses meurtrissures, Son sang précieux a ensuite jailli.
Il a fallu que le corps de Jésus soit d’abord meurtri pour que Son sang puisse ensuite jaillir de Ses meurtrissures. Les meurtrissures sont venues avant le sang. Et c’est aussi pour cela que nous prenons le pain avant la coupe.
Comme pour tous les sacrifices de l’ancienne alliance, il fallait que le sang innocent soit versé. Les victimes étaient conduites à l’autel du Temple, puis elles étaient mises à mort de manière à ce que tout leur sang soit répandu. Car “sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon” (Hébreux 9: 22).
Tout le sang de Jésus a été répandu jusqu’à la dernière goutte!
C’est ainsi que les meurtrissures, le sang et la mort de Jésus jouent un rôle crucial dans notre salut. C’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris de nos maladies, c’est par Son sang que nous sommes lavés de nos péchés, et c’est par Sa mort que notre ancienne nature de péché a été mise à mort! C’est tout cela que commémore la Sainte Cène, et c’est tout cela que nous devons discerner en la prenant dignement.
Les Chrétiens connaissent le rôle du sang de Jésus. Mais bien peu connaissent le rôle de Son corps et de Ses meurtrissures. Les Chrétiens reçoivent le pardon de leurs péchés en invoquant le sang du Seigneur. Mais bien peu reçoivent la guérison de leurs maladies en invoquant les meurtrissures de Jésus!
Ainsi, la raison pour laquelle tant de Chrétiens sont malades réside dans le fait qu’ils ignorent qu’ils ont été guéris par les meurtrissures de Jésus! Ils prennent le pain, qui représente le corps meurtri de Jésus, sans discerner ce que ces meurtrissures bénies leur ont acquis! Ils commémorent le pardon de leurs péchés en buvant la coupe, mais ils ne peuvent commémorer la guérison de leurs maladies en mangeant le pain! D’une certaine manière, c’est aussi cela, “prendre la Cène indignement”! Cela revient à ne pas accorder à la Personne du Seigneur Jésus le respect et l’honneur qui lui est dû. Cela revient à ignorer un aspect fondamental de notre salut. Cela revient à ne pas estimer le sacrifice et l’oeuvre de Christ à sa juste et complète valeur!
Il est donc normal, dans ces conditions, que nous ne puissions pas recevoir le plein bénéfice du sacrifice substitutif de Jésus. Car ce bénéfice s’acquiert par la foi. Et la foi vient de ce que l’on entend (de ce que l’on comprend) de la Parole de Dieu. Si notre compréhension est incomplète ou tronquée, notre foi sera aussi incomplète ou tronquée!
Ne culpabilisons pas si nous n’avions pas pleinement compris la signification du sacrifice de Jésus et de la Sainte Cène! Dieu connaît les coeurs, et Il sait faire la différence entre l’ignorance et la rébellion! Mais Il sait aussi que “Son peuple est détruit faute de connaissance” (Osée 4: 6). Nous ne pourrons jamais entrer pleinement dans toutes les bénédictions du Seigneur, si nous ne sommes pas dans la foi. Et, ne l’oublions pas, il faut le répéter, notre foi dépend toujours de notre compréhension et de notre acceptation de la Parole du Seigneur.
Si nous comprenons la valeur du sang de Jésus, nous avons pleinement accès au pardon de nos péchés. Mais nous pouvons ne pas avoir accès à la guérison de nos maladies, parce qu’une partie de l’oeuvre de la croix nous aura été inaccessible, à cause de notre ignorance de l’efficacité des meurtrissures de Jésus.
En revanche, si nous comprenons la valeur du corps et des meurtrissures du Seigneur Jésus, nous pouvons avoir accès à la guérison divine de nos maladies. Nous pourrons alors discerner pleinement “le corps de Christ,” après avoir discerné la valeur de Son sang. Nous pourrons honorer le Seigneur d’une manière nouvelle et plus complète. Nous pourrons prendre la Sainte Cène dans une lumière plus vive! Nous pourrons enfin mieux rendre gloire au Seigneur!

Merci pour ce rappel,
Il est vrai qu’il est fréquent d’avoir conscience du pardon des pêchés mais pas assez de la guérison divine … Je prie le Seigneur que chacun ici travaille son coeur, je languis de voir un jour l’Eglise de Christ puissante, respectueuse et pleinement consciente du “pouvoir” qu’elle a sur le Mal grâce au sacrifice de notre Seigneur. Paix à tous!
Bonjour a tous,
Il y a 10 ans de ça dans l’assemblée on a changé la coupe pour les petits verres. Lors de l’explication on nous a expliqué que certain pouvaient être malades et nous contaminer. Offusqué par cette affirmation je me suis levé et ai protesté en faisant une boutade (je reconnais que ce n’étais pas très spirituel mais la c’était trop) “à 10 h 30 on attrape une maladie a cause de la coupe mais gloire au seigneur a 10 h 45 on est guéri par l’onction d’huile”. Personne n’a osé rien dire. J’ai dit aux anciens que j’étais au courant que certains avaient des hépatites et d’autres maladies et cela ne m’a jamais empêché de boire derrière eux. On m’a traité d’irresponsable. Je leur ai expliqué ma position mais rien n’y a fait. Que Dieu les bénisse.
stef
Bonjour Stef,
je demandais des nouvelles de ta foi au Seigneur, depuis le temps que tu n’ as plus rien commenté. Et voilà,tu réagis. Sois béni, avec toute ta famille.
Notre Seigneur est vraiment bon pour nous!
Que le Seigneur bénisse sa Parole et l’enseignant chargé de nous l’expliquer.
C’est très clair ; quel trésor !
que penser d’une rechute dans la maladie alcoolique suite à une gorgée de vin prise avec foi lors de la ste cene???
Chère Soeur Colette, Par définition, il est impossible à quelqu’un qui est vraiment dans la foi de redevenir alcoolique en prenant la Cène!
Pour Patricia
j’ai eu pas mal d’epreuves cette année, ca a débuté par la mort de ma grand mère, je suis tombé malade, j’ai changer de patron et je suis obliger de renoncer a mon poste de Directeur après 16 ans de travail, le frère de mon épouse a une grave maladie sans espoir de la médecine conventionnelle, je suis sans emploie, mais je ne m’inquiète pas. pas parce que je suis un modèle de chrétien mais parce qu’il demeure toujours fidèle. Cela faisait des années que je n’avais pas été passé au creusé mais les scories qui restaient au fond de moi m’empêchait de prendre une pleine victoires. Je remercie Dieu de me faire en permanence des clins d’œil mal grès mes infidélités.
Ce qui est étonnant quand je lis les textes d’Henry c’est que cela ce rapporte toujours a une vérité que j’ai reçu mais en plus profond ou a un événement que j’ai vécu.
Merci pour tes prières ma soeur.
Le monde reconaitra que nous sommes Ses disciples à l’amour que nous aurons les uns pour les autres
Dieu vous bénisse
Stef
Cher frère Stef,
scories ou pas, notre Seigneur Jésus aux mains percées revient bientôt enlever des chrétiens brisés!
les épreuves sont nécessaires à notre foi, pour que nous soyons affermis. Une fois rendus inébranlables, nous en prenons encore, ce qui permet à d’ autres moins avancés que nous de reprendre courage, en nous voyant tenir ferme dans nos combats. Beaucoup de chrétiens tombent parce qu’ ils ne sont pas armés de l’ idée de souffrir.
En 1992,à la lecture des livres édités par notre frère Henri, j’ ai été saisie d’ une compassion immense pour les serviteurs de Satan, et ne pensais plus qu’ à leur salut! Mes épreuves ont été terribles, mais contrairement à Rebecca Brown, plutôt que de voir des satanistes venir à la vie, j’ ai vu les chrétiens “fléchir le genou devant Baal” Je te donne ce bref témoignage, pour te dire que tu n’ es pas seul sur ce chemin. Les moments où je suis sans emploi sont pour moi des moments bénis: d’ abord parce que j’ offre moins de prise à mes ennemis, mais surtout parce que je peux passer plus de temps à louer le Seigneur, et à prier pour mes frères et soeurs. Je te recommande chaque jour au Seigneur, avec toute ta famille, depuis l’ été dernier, quand tu as répondu à un de mes posts. Sois béni, et encouragé, avec tous les tiens.
Frère Henri, je me pose la question de savoir ce qui empêche les chrétiens de confesser leurs péchés connus au Seigneur. Dans mon ancienne assemblée la confession est publique, ce qui peut expliquer la réticence de certains face à cet exercice. Mais cette pratique n´est pas biblique. On peut le faire seul à seul devant Dieu. Dès lors pourquoi c´est toujours si difficile pour beaucoup de reconnaître humblement leurs iniquités?
Une autre question, y´a t il un risque associé au fait pour un chrétien de ne jamais prendre la Sainte Cène?
marci pour l´enseignement et que le Seigneur te fortifie.
Cher frère Alain, La confession publique de tous nos péchés n’est pas biblique. La confession doit correspondre à l’offense: à l’offense privée, doit correspondre une confession privée. A une offense publique, correspond une confession publique. C’est l’orgueil qui empêche de reconnaître humblement les iniquités! Si un Chrétien est en règle avec le Seigneur, il ne doit pas se priver de la Cène! Parce qu’il y est attaché une grande bénédiction. Celui qui se prive volontairement de la Cène, c’est celui qui soit ne veut pas confesser ses péchés, soit qui “craint” de prendre la Cène indignement, alors qu’il est en règle en fait. Nous devons être sûrs de notre position devant Dieu, le Saint-Esprit nous a été donné pour cela!
Bonjour frere Henri encore merci pour cette merveilleuse lecon a partir d aujourd huit je ne prendrais plus la communion de la meme maniere et de la meme pensé votre lecon est vraiment édifiente et tellement clair .vous enseigné la bible avec tellement de clareté que on dirais que cest un autre bible que je lie .Merci Seigneur jésus pour avoir mis ce frère Henri sur mon chemin AMEN..
Merci frère henri pour ce profond message, les enseignements simples, vrais et profonds sont tellement rares en cette fin des temps au point ou des chrétiens sont séduit par certaines stars chrétiennes qui enseignent que de même que les hommes occultent utilisent du sang et des sacrifices pour avoir de la puissance de même le sang de Jesus nous donnes à nous chretiens d’être puissant.
neamoin j’ai des incompréhensions sur certains termes que tu utilises. que veut dire “invoquer le sang de Jesus” ? ou “invoquer les meutrissures de Jesus”? dois je comprendre ces expressions comme reclammer les prommesses de Dieu lié au sang versé et au corps meurtri de notre Seigneur Jesus? ou dois je le comprendre dans le sang litteral c’est à dire prier le sang de Jesus ou ses meurtrissures. Si je tiens à souligner ce petit détail c’est parceque dans nos assemblés on trouve des prière que je trouve non biblique. di genre se “recouvrir du sang de Jesus”, “recouvrir les maisons du sang de Jesus”,….
Merci d’avance pour votre reponse.
Cher frère (Soeur?) Romy,
Merci pour votre message! Pour moi, “invoquer le sang et les meurtrissures” signifie simplement se placer devant le Seigneur, en Lui disant que nous avons compris ce que cela signifie, et que nous prenons par la foi toutes les bénédictions associées à ce sang et ces meurtrissures.
Cher frère,
Merci pour vos enseignements. Je bénis le Seigneur pour votre ministère.
Je suis sans église locale depuis plusieurs années et donc quasiment sans communion fraternelle. Ainsi, je ne prends jamais la Sainte Cène tant cela me paraît inscrit seulement dans un partage fraternel. Mais votre article me donne à réfléchir sur l’opportunité de prendre la Sainte Cène seul devant Dieu. Que pourriez-vous me dire sur cela ? Merci beaucoup.
Vous êtes béni de Dieu, et que Dieu vous bénisse encore.
Didier
Cher frère Didier, Normalement, la Cène se prend en assemblée, mais rien n’interdit dans la Bible de la prendre seul, en n’oubliant pas que nous appartenons à un même Corps. Des hommes de Dieu comme Smith Wigglesworth la prenaient tous les jours, qu’il soit seul ou avec d’autres!
Mon gros problème est que defois je manques de certitude de savoir si j’suis vraiment en harmonie avec le Seigneur
Cher frère Joël, Justement, la foi, c’est la totale certitude. Plus on connaît le Seigneur et Sa Parole, et plus notre foi augmente! Aie donc confiance, le Seigneur veut nous faire toujours grandir et progresser dans la foi! Il nous aime tels que nous sommes, mais Il ne veut jamais nous laisser là où nous sommes, Il veut toujours nous faire avancer!
Cela étonnera peut-être l’auteur, mais l’on peut être surpris d’une interprétation.
Posons un postulat (On nomme postulat un principe utilisé dans la construction d’un système déductif, mais qu’on ne démontre pas lui-même, sans pour autant s’interdire la possibilité de s’y essayer plus tard. On peut donc utiliser un postulat avec l’assentiment de l’auditeur, qui le prend comme un principe non démontré mais sans doute légitime, car semblant intuitivement non contestable. Tiré de Wikipédia).
J’affirme : Jésus a employé du pain levé lors de son dernier repas.
Je cherche à démontrer : « le mot grec utilisé pour désigner le pain rompu par le Seigneur lors de Son dernier repas est le mot “artos,” qui est celui que l’on emploie pour une miche de pain levé, alors qu’il existe un mot grec spécifique pour désigner le pain azyme, “azumos.” »
Mais que disent les Evangiles ?
Matthieu 26 : “(17) Le premier jour des pains sans levain, les disciples s’adressèrent à Jésus, pour lui dire : Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? (18) Il répondit : Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz : Le maître dit : Mon temps est proche ; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. (19) Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque.”
Marc 14 : “(12) Le premier jour des pains sans levain, où l’on immolait la Pâque, les disciples de Jésus lui dirent : Où veux-tu que nous allions te préparer la Pâque ? (13) Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit : Allez à la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau, suivez-le.
(14) Quelque part qu’il entre, dites au maître de la maison : Le maître dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? (15) Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée et toute prête : c’est là que vous nous préparerez la Pâque. (16) Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.
Luc 22 : “(7) Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, (8) et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. (9) Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? (10) Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, (11) et vous direz au maître de la maison : le maître te dit : où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? (12) Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée : c’est là que vous préparerez la Pâque. (13) Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.”
Peut-on, face à de tels textes, aussi clairement exprimés, prétendre que ce repas n’était pas celui de la Pâques que le Maître voulu partager avec les proches, même si de toute évidence il a eu lieu un jour en avance, mais c’est un autre sujet.
Ne déplaçons pas ce repas de culture juive, qui a ses racines dans la Thora (Lév.23 : 5-8) sans qu’il n’y soit spécifiquement précisé pour sa forme, dans la culture grecque.
Même si cela peut être en partie juste, contrairement aux affirmations courantes, les Evangiles n’ont pas été écrits en Grec, mais en Hébreu, Claude Tresmontant le démontre.
Nous sommes ici dans la démonstration que la culture grecque c’est infiltrée dans l’Eglise.
Comment donc affirmer : « La Sainte Cène chrétienne n’a rien donc à voir avec le repas de la Pâque Juive ! Il s’agit d’un repas nouveau, destiné à inaugurer une alliance nouvelle dans le sang de l’Agneau de Dieu ! Le pain levé pris par Jésus était justement le symbole qu’Il devait Se charger, dans Son corps, de nos péchés, de nos maladies et de notre mort. Le levain est toujours un symbole de péché dans la Bible. Jésus, en Se chargeant de nos péchés, a symboliquement pris du pain levé pour représenter Son corps. Il nous appartient donc de faire de même, sans pour cela tomber dans le légalisme ?
Pourquoi une telle distorsion du texte par une interprétation sans fondement ? En voici une autre, reçu pendant un temps de louange :
« « Oui, je suis là, présent parmi vous, avec vous.
Je veux vous harmoniser avec moi,
Je veux que vous vous éleviez à ma hauteur,
car
Votre position spirituelle est au-dessus de celle du monde.
Votre destinée est céleste ;
Non, je ne veux pas que vous me descendiez à votre niveau,
Que vous me considériez à votre niveau, semblable à vous.
Je veux que vous deveniez semblables à moi. »
Notre Seigneur est le Parfait, le levain est le symbole du péché, n’assimilons pas les deux. Il était pleinement parfait et sans péché en sa nature humaine, corps compris.
Nous lisons couramment 1Co.5 : 21 ainsi : “Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.”
Mais une autre lecture peut-être faîte : “Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir sacrifice pour le péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.”
Non, le Seigneur n’a pas pu présenter du pain levé à ses disciples au repas de transition d’alliances, et en se donnant dans sa perfection, Il nous appelle à devenir semblables à Lui. Nous sommes en marche, en mouvement, en mutation. Nous devons parvenir à sa nature, pour ce faire, ne Lui attribuons pas la nôtre.
Un fraternel Shalom à tous les lecteurs.
Cher frère Bernard, Oui, le Seigneur Jésus était parfaitement sans péché dans tout Son Etre, y compris dans le corps physique qu’Il avait reçu en S’incarnant dans la chair sur cette terre. Mais il est bien écrit qu’Il S’est chargé de nos péchés dans Son corps sur le bois (1 Pierre 2: 24). Le péché n’est-il pas une impureté? Jésus ne S’en est-il pas chargé? La mort est aussi une impureté pour Dieu, mais le Seigneur Jésus S’en est aussi chargé à notre place. Tout l’Ancien Testament prouve que la mort était une impureté, au point que tous ceux qui touchaient un mort devaient se purifier de cette souillure. Par ailleurs, le Seigneur a bien indiqué, lors du dernier repas, qu’il s’agissait d’une nouvelle alliance en Son sang, indiquant par là que l’ancienne alliance était remplacée par la nouvelle. Le fait que le Seigneur ait pris le repas de la Pâque un jour plus tôt que le repas officiel des Juifs doit aussi nous faire réfléchir. Les disciples ont certainement dû être surpris de voir que le Seigneur ne faisait pas exactement les choses comme ils étaient habitués à les voir faire pour la Pâque juive. Le Seigneur nous demande certainement d’être semblables à Lui, et Son sacrifice nous permet de l’être. Mais la seule chose où nous ne pourrons jamais être semblables à Lui, c’est justement dans Son oeuvre expiatoire et substitutive à la croix. Lui seul a pu accomplir cette expiation. Nous ne pourrons jamais Lui ressembler en expiant le péché des autres, contrairement à ce qu’enseignent certaines religions! Je respecte ce que vous écrivez, mais nous devons être conscients que le Seigneur S’est chargé sur la croix de toute la malédiction et de toutes les impuretés qui pesaient sur nous, afin de nous en délivrer, et c’est ce que nous commémorons en prenant la Cène.
PS: (rajouté le 02/06): Toucher du sang ou le corps d’un mort était pour les Juifs une impureté. La mort, pour Celui qui est la Vie éternelle, est une impureté. Le corps de Jésus a donc dû subir cette impureté de la mort physique, de même qu’il a été souillé par les crachats, les coups, la boue, etc… Mais il ne s’agit pas de la même impureté spirituelle que si le Seigneur avait livré Lui-même Son corps au péché, comme le font les pécheurs. Le sang de l’agneau qui était sacrifié dans le Temple allait se souiller dans la poussière, mais l’agneau lui-même, victime innocente pour le péché, restait une “chose sainte.” Jésus est bien devenu “malédiction pour nous,” mais pas comme le pécheur est maudit à cause de son propre péché. Il a subi la condamnation et le jugement qui nous revenaient, ce qui fait que la mort n’a pas pu le retenir, comme elle aurait retenu un pécheur chargé de son propre péché.
Selon moi, le fait de prendre des petites coupelles individuelles ne reflète pas nécessairement un manque de foi. Même si la Sainte Cène est prise avec toute la connaissance spirituelle qui y est attachée; je ne vois pas en quoi vouloir se prémunir ou prémunir les autres d’une contamination quelconque refléterait un manque de foi. Pour ma part, je fais la différence entre la profonde signification spirituelle et ses conséquences dans notre corps et la pratique avec les éléments que sont le pain et le vin (Qui restent ce qu’ils sont sur un plan strictement matériel)
Et dans ce sens restreint, les éléments peuvent contaminer, quand bien même Dieu opèrerait une guérison d’un autre ordre…
Quelqu’un peut-il comprendre ce que je veux dire où pensez-vous que je suis trop compliqué
Cher frère Armand, Je comprends très bien. Il peut y avoir des germes dans le pain et le vin qui sont partagés. Mais justement, la foi est plus forte que les germes! La foi tue complètement les germes qui peuvent être présents. John Lake, missionnaire en Afrique, a dû affronter une épidémie de peste. Il allait et venait au milieu des pestiférés, priait pour eux, leur imposait les mains, etc…, sans jamais avoir été infecté. Les médecins étaient stupéfaits et ont voulu savoir ce qui se passait. Il leur a demandé de prélever de la salive de pestiférés, et de la regarder au microscope: elle grouillait de germes! Puis il leur a demandé de poser cette salive sur sa main, tout en continuant à observer ce qui se passait au microscope. Les médecins ont observé que les germes étaient détruits dès qu’ils touchaient sa peau! Voilà ce que doit produire la vraie foi! Mais il est certain qu’un Chrétien qui n’a pas cette foi sera contaminé. D’où l’usage des coupelles. On peut donc constater qu’on a été obligé de les introduire pour prémunir tous ceux qui n’avaient pas la foi d’une contamination éventuelle. Mais on doit en tirer la conclusion que, dans l’ensemble, la foi a bien baissé par rapport à la foi de l’Eglise primitive! Certes, on ne doit pas imposer une coupe unique à ceux qui n’ont pas la foi. Mais pourquoi ne l’auraient-ils pas?
C’est merveilleux que le Saint-Esprit ait laissé planer ces deux possibilités : pain levé ou pain azyme. Il suggère ainsi que l’essentiel n’est pas dans la forme…A la Cène, le pain présente le corps de Jésus ressuscité, le pain signifie le corps du Seigneur. Alleluia! De même,le vin, qu’il soit en coupe unique (ou en coupelles pour faire attention aux plus faibles, le jus de raisin) présente et signifie le sang de Jésus offert à la croix pour nous laver de tous nos péchés. Ainsi on comprend que Jésus ait désiré ardemment manger cette Pâque avec nous avant de souffrir. Il désire tant que nous le recevions…dans son amour infini !
Chère Soeur Anne-Marie, Merci pour ton commentaire. En fait, dans le texte grec, il n’y a pas d’ambiguité: le mot employé en grec pour désigner le pain de la Cène est bien le mot “artos,” qui désigne le pain levé, alors qu’il existait un mot grec précis pour le pain sans levain (azumos). De même, les Chrétiens qui font partie du Corps de Christ ont encore une puissance de péché qui reste présente dans leur propre corps physique, et qui s’appelle “la chair.” Mais, grâce à la croix, ils sont délivrés de la puissance et du contrôle de la chair, s’ils marchent par l’esprit. Je crois que c’est ce que signifie le pain levé: la “chair de péché” reste présente dans nos membres (qui sont aussi les membres de Christ!) jusqu’à la résurrection, mais cette chair de péché a perdu toute sa puissance, puisque nous sommes nés de nouveau, que nous avons reçu une nouvelle nature spirituelle juste et sainte, et que nous pouvons pleinement marcher par l’esprit, dans la sainteté parfaite de Christ! Mais nous devons toujours rester dans la foi, car cette puissance de péché peut nous faire tomber dans le péché, quand nous marchons par la chair! C’est pourquoi nous devons apprendre à marcher par l’esprit. Concernant la Cène, nous ne devons pas être légalistes, mais nous devons connaître la vérité à ce sujet.
Cher frère Henri,
Merci pour ta réponse. Je suis au courant du témoignage extraordinaire de ce missionnaire. Je ne me rappelle plus où je l’ai lu. Effectivement, quel témoignage! Le missionnaire en question disait que L’Esprit de vie qui était en lui était capable de détruire n’importe quel germe de mort qui lui était exposé…Et c’est ce qui se passait.
Ce missionnaire avait à mon avis le “don de foi” particulier et il l’utilisait dans cette circonstance.
Cela dit, tous les Chrétiens ne possèdent pas ce don
qui reste distinct du don de la foi qui sauve.
C’est de cette manière que je comprends l’attitude des uns et des autres. Etant donné qu’il nous a été accordé des dons différents…Je peux comprendre l’attitude de celui qui prend la Cène avec une grande foi(sans coupelle) mais je peux également comprendre celui qui n’a pas la même foi. C’est la mesure de foi qui est à l’origine de l’attitude particulière de chacun dans sa démarche. La foi de l’un ne peut pas se substituer à la foi de l’autre. Chacun est responsable de ce qu’il fait en regard de sa propre foi. Je ne pense pas qu’il s’agisse uniquement d’une quelconque “compréhension” de la sainte Cène.
Celà dit, c’est ainsi que je comprends cet aspect particulier de la Cène. Mais j’ajoute que l’on peut évidemment être d’un autre avis…Enfin, chacun de nous peut “évoluer” au niveau de ses convictions.
Comme dirait Paul: Au point où nous sommes parvenus, continuons à marcher ensemble dans la même direction
Sincères amitiés
Armand
Cher frère Armand, Dieu nous demande de développer notre foi en Lui et en Sa Parole, indépendamment du “don de foi” de 1 Cor. 12. Ce “don de foi” est parfois donné à certains dans des circonstances extraordinaires. Mais “croire que Jésus S’est chargé de nos péchés et de nos maladies” n’entre pas dans la catégorie de ce “don de foi.” Cela dépend de notre foi toute simple dans le Seigneur. Et Jésus donne cette foi à tous ceux qui veulent bien la prendre, et non en fonction d’une sorte de “souveraineté divine.” Les promesses de Jésus adressées à “tous ceux qui croient” (dans Marc 16: 16-18) ne sont pas adressées à certains qui auraient reçu ce fameux “don de foi”! Mais elles sont pour tous ceux qui croient, et tous peuvent croire!
Bonjour Henri
Effectivement, le don de foi n’est pas directement lié aux bénédictions reçues par une compréhension “complète” (comme tu le dis),du sacrifice de la croix.
Je n’avais jamais réfléchi que la participation à la Sainte Cène allait aussi loin. Je reconnais le bien fondé de tes propos.
En tout cas, je ne prendrai pas la Sainte Cène de la même manière à l’avenir..
Je vais prier pour un éclairage supplémentaire car d’autres s’expriment actuellement sur le “sujet”, mais leur analyse n’a pas la même autorité.
Encore merci
Bonjour frère Henri,
J’aurais une question. Une femme non mariée et qui attend un enfant, lui est-il permis de prendre part à la Sainte Cène? Je pose cette question car dans l’église que je fréquente, ceci est considéré comme une faute et est accompagné d’une sanction (ne pas participer à l’organisation d’un culte; si quelqu’un est diacre/diaconnesse et que la situation arrive avec un de ses enfants qui vit au domicile familial il doit démisionner de cette fonction en raison du péché dans sa demeure, etc..)
Merci de votre réponse.
Chère June, Normalement, ce sont les anciens de chaque église qui doivent décider, devant Dieu, de la discipline éventuelle à appliquer, comme Paul demandait de le faire quand cela s’imposait, par exemple dans 1 Cor. 5: 1-5. Le Seigneur a déjà défini des conditions précises pour être ancien. Si les responsables sont remplis de foi et du Saint-Esprit, ils doivent savoir comment agir avec amour, sagesse et fermeté dans chaque cas particulier. Ne connaissant pas la situation exacte des personnes dont vous parlez, je ne peux vous dire si les décisions qui les concernaient étaient justifiées ou non.
Cher frère Henri, alors dépendamment de la décison des anciens, cette personne peut se voir refuser la Sainte Cène parce qu’elle attend un enfant hors mariage. Elle n’aurait plus le droit d’y participer, en d’autres mots, à moins qu’elle ne règle sa situation….
Chère Soeur June, Cette femme qui attend un enfant hors mariage est sans doute Chrétienne. Si elle a confessé son péché au Seigneur, elle a été pardonnée, et devrait pouvoir reprendre la Cène. Si les anciens continuent à la lui interdire, ils doivent avoir des raisons que je ne connais pas.
Merci frère Henri pour ta réponse. Que Dieu te bénisse abondamment.
Bonjour Henri,
Pour ceux ou celles qui n’aiment pas le vin, je suppose qu’ils trempent les lèvres légèrement?
Jésus a fait passer 2 fois la coupe. Est ce la même coupe?
Cher frère Brubo, Personne n’est obligé de boire beaucoup de vin! Effectivement, il suffit de tremper nos lèvres dans la coupe, et de boire une goutte! Effectivement, Jésus a distribué deux coupes. mais c’est à la deuxième seulement qu’Il a paelé de la coupe de la nouvelle alliance en Son sang. C’est celle-là qui compte pour nous. La première coupe était sans doute une coupe de communion entre Ses disciples et Lui.
Bonjour Henri,
Je remercie Le Seigneur pour cet éclairage concernant la signification profonde de la Cène. Je suis nouvelle convertie et, dans mon église locale, la foi, la croix, le corps du Christ, la vie de resurrection de Jésus, la sanctification, bref, la base même de l’enseignement biblique, et tout ce dont j’ai besoin pour grandir, n’est malheureusement pas mis en avant. Je prie constament pour que le Seigneur m’enseigne dans la vérité. Grâce àDieu, par le biais de tes enseignements, la Parole a beaucoup travaillé dans ma vie, elle m’a apporté la délivrance, alors que de nombreuses personnes ont lutté pendant plusieurs jours sans pouvoir finir. Mais depuis que je demeure dans l’intimité quotidienne avec Dieu et Sa Parole, j’ai la paix et la ferme assurance d’être prise en charge, et d’avoir une nouvelle identité en Christ. Aussi, dans le souci de rester conforme à la Parole, je me demande si le contexte de la Sainte Cène : pendant un repas fraternel, est un contexte important. Parce que, lors du culte, lorsqu’on me présente ma petite coupelle de jus de raisin et le bout de pain, je sais que nous commémorons le sacrifice suprême, mais c’est tellement différent de ce que les apôtres décrivent que ça me trouble. D’autant plus que mon église applique beaucoup de traditions humaines non bibliques. Merci pour la précieuse tâche que t’a confiée notre Seigneur.
Chère Soeur Joëlle, Il est vrai que l’Eglise primitive prenait la Cène au cours, ou à la fin d’un repas fraternel. Mais ce qui est réellement important, ce n’est pas le repas fraternel, mais la Cène proprement dite. Aussi, à cause des excès signalés par Paul, on a fini par séparer la Cène du repas. Je crois qu’il ne faut pas être légaliste, par exemple, en refusant de prendre une Cène qui n’accompagnerait pas un repas. On tomberait d’un mal dans un autre!
Cher frère Henri, je viens de lire cet enseignement, suite à mon échange avec Flo hier. Merci de préciser que l’on peut prendre la Sainte Cène seul, en n’oubliant pas que nous appartenons au même Corps. Jusqu’ici je priais pour que quelqu’un se joigne à moi. Ca me manque beaucoup. J’aime mon Seigneur, et j’aime l’Eglise, je suis heureuse d’en faire partie. J’ai demandé au Seigneur de me faire discerner Son Corps, et Il m’exauce.
J’avais bien compris que le fait de prendre la Sainte Cène avec des frères qui en sont indignes ne constitue pas un risque pour nous. Mais vois-tu, cela me choquait, sachant que les responsables de mon assemblée avaient “évolué” au fil des années, tolérant, puis bénissant le mariage des divorcés. La doctrine officielle s’adapte au monde. Une soeur qui est intervenue en privé auprès de personnes concernées a été réprimandée. Je ne pouvais pas rester sous ce jour religieux hypocrite et j’ai écrit au pasteur que je ne continuerais pas à prendre la Sainte Cène avec des adultères à qui on n’a le droit de rien dire. Je lui ai demandé de prendre ses responsabilités. Si on annonce (lâchement je crois) un Evangile incomplet, on annonce un autre Evangile. A ma connaissance rien n’a changé depuis mon départ. J’attends toujours que le Seigneur intervienne comme Il choisira de le faire et je prie pour que le Saint Esprit donne aux frères et soeurs la bonne “lecture” des événements, que l’on cesse de confondre les jugements de Dieu avec les aléas de la vie, ou les persécutions de l’ennemi.
Que Dieu te bénisse frère Henri, je t’embrasse bien fraternellement et aussi tous les frères et soeurs.